L’histoire de la salle débute en 1926, née de la volonté d’une troupe de théâtre de « redonner le sourire » aux habitants après la Première Guerre mondiale . Cette mission originelle d’amuser et de rassembler a posé les fondations d’un espace dédié à la convivialité. Même durant la seconde guerre mondiale, la salle a incarné la solidarité en organisant des spectacles pour soutenir les prisonniers. Depuis l’origine, la présence continue de la troupe de théâtre et la tradition des pièces en wallon témoignent de cette volonté de préserver un patrimoine culturel et social précieux, garantissant que la salle des Amis de la Gaîté reste, pour les cent prochaines années, un incontournable de la vie neuvilloise.
Comme l’a souligné Jérémy De Martin, enfant du village et bourgmestre, la salle de village est « un peu comme une église » , un point de convergence pour tous les moments marquants de l’existence. Des joies des mariages, communions et baptêmes aux rassemblements plus solennels après les enterrements, elle a été le témoin privilégié de la vie des Neuvillois . C’est entre ses murs que se sont noués les « premiers slows, les premières rencontres, les premiers flirts« , parfois à l’origine de couples puis de familles qui fournissent à leur tour des jeunes .
Hélène, petite-fille de Vital Bonniver, a rendu un hommage poignant à son grand-père, qui « avait presque élu domicile en ses murs » . Pour lui, prendre soin de ce bâtiment était une évidence, le considérant comme une « résidence secondaire » . Ces anecdotes illustrent à quel point la salle est imbriquée dans l’histoire individuelle et collective.
Prenant à son tour la parole, l’échevine Hélène Bonniver a tout d’abord enlevé son écharpe scabinale. « C’est en mon nom personnel que je m’exprime« . Elle a tout d’abord salué la mémoire de Lucien Blinguet, « acolyte » de son grand-père Vital Bonniver. Elle a évoqué avec émotion le nombre d’heures incaluclables passées à s’occuper de la salle, tout comme l’énergie déployée par le comité actuel; c’est là le moteur de cette dynamique communautaire. Avec émotion, elle a relaté la place que prenait la gestion de cette salle dans l’emploi du temps de son grand-père.
Ce centenaire n’est pas seulement un regard en arrière, mais aussi une projection confiante vers l’avenir. Il s’agit de poursuivre la mission de rassembler les générations pour faire perdurer cet esprit de village. .
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