Archives de catégorie : Villers-le-Gambon

Franchimont : un poulailler en projet, une réunion publique pour en débattre

À Franchimont, Luc et Pierre Sanders s’apprêtent à franchir une étape importante dans le développement de leur exploitation agricole. Père et fils, qui exploitent la ferme du Gibet, ont introduit une demande de permis unique pour la construction et l’exploitation d’un poulailler, en extension de leur activité existante. Le dossier, encore au stade préparatoire, est soumis à une étude d’incidences sur l’environnement, conformément à la réglementation applicable aux projets de catégorie B.

Dans ce cadre légal, une réunion d’information préalable du public est organisée le mardi 12 mai, à 18h00, à la salle Jean Ponsart, rue des Tanneurs 69b, à Franchimont. Les porteurs du projet entendent profiter de cette rencontre pour présenter leur démarche et, surtout, pour recueillir les observations et suggestions de la population avant que le dossier ne soit formellement déposé.

Une ferme isolée, un dialogue voulu

La ferme du Gibet est implantée à plus d’un kilomètre des deux villages voisins, un éloignement que les Sanders considèrent comme un élément favorable au regard des nuisances potentielles. Ils souhaitent que la réunion du 12 mai serve précisément à lever les interrogations et à identifier, en concertation avec les habitants, les points d’attention à intégrer dans l’étude d’incidences.

Cette posture d’ouverture est inscrite dans la procédure elle-même : conformément aux articles D29-5 et R41-3 du Code de l’Environnement, la réunion a notamment pour objet de permettre au public de s’informer et d’émettre ses observations, de mettre en évidence les points particuliers à examiner dans l’étude, et de présenter les alternatives techniques que le demandeur pourrait raisonnablement envisager.

Comment participer ?

Les habitants qui ne pourraient assister à la réunion du mardi 12 mai 18h00, à la salle Jean Ponsart, disposent d’une autre voie de participation : toute personne peut transmettre ses remarques par écrit au Collège communal de Philippeville, place d’Armes 12, jusqu’au 27 mai 2026 inclus, en indiquant son identité et adresse. Des informations complémentaires peuvent être obtenues auprès de M. Luc Sanders, joignable au 0497/40.63.56 ou à l’adresse sanders.borgniet (@) gmail.com.

PFAS/TFA toujours présents à la source de Villers

Suite à la détection par PAN Europe de taux significatifs de TFA dans les eaux en bouteille Villers-Monopole en septembre 2024, le bourgmestre de Philippeville, Jérémy De Martin, a par précaution interdit l’accès à la source publique de Villers-le-Gambon et a ordonné des analyses. Les résultats, arrivés récemment, révèlent un taux de TFA de 5,2 ng/L dans l’eau de la source, en augmentation par rapport aux mesures de septembre.

Malgré l’absence de normes européennes pour le TFA, cette valeur dépasse la valeur guide de 2,2 ng/L préconisée par l’Institut scientifique de Service public, et le seuil d’inquiétude de 1,2 ng/L pour les distributeurs. Le bourgmestre a transmis ces résultats à la Région wallonne et attend ses directives, maintenant l’interdiction d’accès à la source, bien que certains continuent de s’y approvisionner.

Cette situation contraste avec les propos rassurants du ministre wallon de la Santé, Yves Coppieters, qui en février qualifiait la fermeture initiale de « disproportionnée » et assurait que le TFA aux concentrations rencontrées n’était pas dangereux.

De son côté, la direction du groupe Alma (Villers) affirme que son eau en bouteille est propre à la consommation et respecte les normes. Elle souligne l’absence de limites légales européennes pour le TFA et le manque de preuve de sa toxicité selon l’OMS et le Conseil Scientifique Indépendant belge.

Le bourgmestre de Philippeville maintient sa décision de fermer la source publique par mesure de sécurité pour sa population, en attendant les consignes claires des autorités régionales.

https://www.inasep.be/leau-du-robinet

L’eau de source de Villers s’invite au Parlement

M. le Président. – L’ordre du jour (25 février 25) appelle les questions orales à M. Coppieters, Ministre de la Santé, de l’Environnement, des Solidarités et de l’Économie sociale, de :
– M. Fontaine, sur « la fermeture de la source de Villers-le-Gambon consécutive à la présence de TFA » ;
– Mme Linard, sur « la pollution aux PFAS de la source de Villers-le-Gambon » ;
– M. Chintinne, sur « la détection de TFA dans une source à Villers-le-Gambon ».

M. Eddy Fontaine (PS). – Monsieur le Ministre, le 17 décembre, mon groupe vous interrogeait concernant une étude de PAN qui pointait la présence de TFA en quantité dans l’eau minérale de Villers-le-Gambon, dont la source se trouve en Wallonie, tout près de Philippeville. Le 14 février, jour de la Saint-Valentin, nous apprenions via un communiqué que la commune de Philippeville avait fermé la source de Villers-le Gambon. En effet, cette source en accès libre n’était, selon la presse, jamais, jusque-là, testée par les autorités communales.
Dans la presse, le bourgmestre déclarait que, dès qu’il avait appris les résultats de l’étude, il avait « immédiatement fermé la source par mesure de prudence ». Or, la publication de l’étude de PAN date du 3 décembre, la question de mon groupe date de mi décembre, et la fermeture de la source aurait été ordonnée le 13 février. Monsieur le Ministre, pourriez vous nous informer quant à ce timing ?
Vos services avaient-ils pris contact avec les autorités communales en décembre ?
Cette fermeture de la source mi-février est-elle liée à de nouveaux éléments dans les investigations prévues ?
Votre administration a-t-elle pu déterminer la source de la contamination ?
Dans votre réponse, vous indiquiez que « la région de Philippeville, la plus touchée par les TFA pour l’eau embouteillée, l’est aussi pour les eaux distribuées par le réseau public, en l’occurrence par l’INASEP et que cela pourrait résulter d’une activité agricole soutenue et des captages vulnérables dans les nappes calcaires du Sud namurois ». Est-ce un point que vous avez pu investiguer plus en avant ?
Une étude hydrogéologique au sein des zones de prévention de ces prises d’eau a-t-elle pu être réalisée ? Dans l’affirmative, avec quels résultats ?
Dans cette même réponse, vous indiquiez que 22 pesticides utilisés en Wallonie contiennent des PFAS et que leur dégradation pourrait « hypothétiquement » produire des TFA. Comment cette piste est-elle investiguée ? Avez-vous chargé le Conseil scientifique indépendant d’étudier cette question ?

Mme Bénédicte Linard (Ecolo). – Monsieur le Ministre, j’aimerais tellement ne plus devoir vous interroger en commission sur le dossier des PFAS ou l’une de ses ramifications, mais chaque semaine ou presque, l’actualité nous rappelle que les polluants éternels sont omniprésents dans nos vies et dans notre environnement. Cela souligne, si je ne l’ai pas dit déjà au moins 20 fois sur cette législature, la nécessité d’agir à la source, Ecolo ne le répétera jamais assez, et d’interdire la production de ces substances.
Il y a quelques jours – je vais paraphraser un petit peu mon collègue –, le bourgmestre de Philippeville a interdit l’accès à la source de Villers-le-Gambon suite à la détection de taux élevé de TFA, le plus petit des PFAS, qui est un sous-produit de certains pesticides que nous avons déjà évoqué à plusieurs reprises dans cette Commission.
Une analyse réalisée par l’association PAN Europe a en effet révélé un taux de 3 400 nanogrammes par litre d’acide trifluoroacétique, le TFA, dépassant donc la norme de 2 200 nanogrammes par litre établie par le Comité scientifique indépendant.
Lorsque nous avons abordé en commission, à l’automne dernier, la question de la présence du TFA en Région wallonne, la zone de Philippeville était déjà identifiée comme la plus touchée dans le cadre du monitoring effectué par la SWDE. La source de Villers le-Gambon – il faut le savoir – est aussi exploitée par la société Villers Monopole qui, de son côté, assure respecter les seuils réglementaires en vigueur. Le bourgmestre de l’entité a indiqué vouloir demander des analyses plus approfondies à un laboratoire externe.
Monsieur le Ministre, comment réagissez-vous à cette information ? Un soutien de la Région à la Commune, dans sa volonté de demander des analyses complémentaires, est-il prévu ? Avez-vous eu un contact avec le bourgmestre de Philippeville ? Quel travail est mené en vue d’identifier le ou les responsables de ces pollutions à Philippeville ?
Votre administration ou d’autres se sont-elles saisies de ce dossier ? Avez-vous de premiers éléments de réponse pour expliquer ce dépassement important de concentration de TFA ?
Vous avez annoncé le lancement d’un plan d’action concernant le TFA à l’automne dernier. Où en est ce travail ? Le Gouvernement wallon est-il favorable à l’interdiction à la source des pesticides contenant du TFA, et quelles initiatives ont déjà été prises en la matière ?

M. Grégory Chintinne (MR). – Monsieur le Ministre, dernièrement, la Commune de Philippeville a fermé la source de Villers-le-Gambon, comme l’ont précisé mes collègues. Une analyse effectuée par PAN Europe a révélé une forte pollution à un PFAS, le TFA, pour acide trifluoroacétique.
Cette source en accès libre n’est jamais testée par les autorités communales. Ces dernières insistent néanmoins sur le fait que c’est la source qui est concernée, et non l’eau de distribution. Par contre, le bourgmestre a organisé une réunion le lundi 17 avec les représentants de la société Villers Monopole, comme cela a été dit tout à l’heure, qui exploite la même source pour ses eaux minérales.
Monsieur le Ministre, avez-vous été informé de la situation ? Les TFA contiennent très peu d’atomes de carbone et ne sont pas connus pour s’accumuler dans le corps humain. Ils ont tous été enregistrés dans le cadre du règlement de l’Union européenne et ont fait l’objet d’une évaluation des dangers et des risques. Leurs propriétés ne peuvent pas être comparées à celles des PFAS à longue chaîne carbonée. Confirmez-vous la non-dangerosité des TFA ?
Quelles mesures spécifiques peuvent être prises pour remédier à cette pollution ? Un contact a-t-il été pris avec la société Villers Monopole qui utilise cette même source ? Si oui, qu’en ressort-il ?

M. Yves Coppieters, Ministre de la Santé, de l’Environnement, des Solidarités et de l’Économie sociale. – Madame et Monsieur les Députés, lorsqu’on regarde la teneur en TFA de 3,4 microgrammes par litre relevé par l’étude PAN Europe dans l’eau minérale produite à Villers-le-Gambon à partir de deux sources émergentes de la nappe calcaire, c’est une question qui doit être instruite au niveau fédéral. C’est en effet le SPF Santé et Sécurité de la chaîne alimentaire qui est compétent pour les eaux minérales.
En ce qui concerne les compétences régionales, l’étude hydrogéologique visant à adapter les zones de prévention du captage de Villers Monopole est toujours en cours. Un essai de traçage visant la mise en exploitation d’un puits foré en amont des sources est notamment en cours de réalisation.
La source accessible au public, quant à elle, est située dans une rue en contrebas du captage. Son eau n’est pas captée pour le minéralier. C’est ce que l’on appelle en général le trop-plein.
Pour sa part, le village de Villers-le-Gambon est alimenté en eau de distribution par l’INASEP via une fourniture d’eau en provenance de la station du ry de Rome à Couvin. Cette eau ne contient quasiment pas de TFA, puisque sa teneur est inférieure à 1,5 microgramme par litre.
En ce qui concerne l’intention et la décision du bourgmestre d’interdire l’accès du public au trop-plein des sources, je n’en ai jamais été informé.
Mon administration n’a donc pas été concertée et je ne peux dès lors pas vous éclairer sur ce qui a amené M. le Bourgmestre de Philippeville à définir ce timing d’intervention. Je n’ai pas eu de contact direct, à ce stade, avec lui.
Concernant son initiative, je dirais que même si la loi communale permet de prendre de telles mesures d’interdiction sous l’angle de la salubrité publique, celle-ci me semble disproportionnée au vu de l’avis émis par le Conseil scientifique indépendant concernant les TFA et les taux requis. Ceci d’autant que l’usage de cette eau est multiple et épisodique, à la faveur de marches ou de randonnées.
Le bourgmestre est-il en possession d’éléments nouveaux ? J’ai chargé en tout cas l’administration de vérifier. Celle-ci recommande d’ailleurs aux communes, lorsqu’une source naturelle est rendue accessible au public, de la contrôler régulièrement, principalement pour vérifier sa qualité microbiologique, laquelle constitue le risque immédiat.
Sur base de la recommandation du Conseil scientifique indépendant, je confirme que le TFA n’est pas dangereux pour la santé aux valeurs rencontrées dans nos nappes les plus exposées, comme les calcaires du Sud-Namurois – dont celles de Philippeville. Je ne vais plus m’étendre sur les mesures envisagées pour limiter les teneurs en TFA rencontrées dans certaines nappes, puisque je les ai développées dans ma réponse en décembre dernier. Je vous renvoie aux réponses apportées à l’époque.
Cependant, le monitoring du TFA dans l’eau potable, piloté par la SWDE, se poursuit. Les premiers résultats de 90 % des captages qui alimentent des zones de distribution dans lesquelles le TFA est significativement présent – qui ont une teneur en TFA supérieure à 1,5 microgramme par litre – sont disponibles au niveau des eaux brutes. Le rapport final complet du monitoring TFA est attendu pour fin mars 2025.
Ces résultats pourraient indiquer que certaines de nos masses d’eau seraient particulièrement affectées par l’usage des pesticides perfluorés.
Il me semble toutefois nécessaire de repréciser ce que j’ai répondu précédemment au sujet des produits phytopharmaceutiques qualifiés de PFAS. En Belgique, 31 substances actives ayant une substance active correspondant à la définition des PFAS sont agréées. Parmi celles-ci, seules deux sont clairement identifiées comme fournissant du TFA comme produit de dégradation métabolique. Il s’agit du flufénacet qui est un herbicide et du fluazinam qui est un fongicide. J’ai maintes fois rappelé ma volonté – et je l’ai encore dit dans les questions précédentes – de réduire autant que possible l’usage des produits phytopharmaceutiques, et pas seulement à cause de la présence éventuelle de PFAS.
Il ne faut toutefois pas oublier que ces pesticides ne sont pas la seule source potentielle de TFA. Un récent article scientifique – dont je peux vous donner la référence – cite en effet les estimations de quantités de TFA produites en Allemagne pour les différentes sources. Ce sont d’abord les gaz réfrigérants et les mousses d’extinction qui représentent environ 2 000 tonnes par an, suivis des pesticides pour 457 tonnes par an – principalement du flufénacet, du diflufénican et du fluazinam – et enfin les médicaments humains pour environ 29 tonnes par an.
Il convient donc de maintenir les efforts en vue d’une interdiction totale des PFAS à la source. Nous nous y employons au sein du Comité REACH – comme je l’ai répondu dans une question précédente –, de même que dans les autres groupes de travail interfédéraux.

M. Eddy Fontaine (PS). – Monsieur le Ministre, on peut en vouloir ou pas au bourgmestre pour la décision qu’il a prise, qui est peut-être – selon vos propos – disproportionnée. Rendez-vous compte que le bourgmestre est tout de même le premier personnage d’une commune et que l’on aurait pu lui reprocher de ne pas avoir pris de mesures. Il a pris des mesures parce qu’il n’avait pas de contact.
J’entends dans votre réponse que lui n’a pas pris contact avec l’administration ; et lui nous dit que l’administration n’a pas pris contact avec lui et qu’il n’avait pas de contact avec Villers Monopole qui lui en veut également, parce que commercialement, ce n’est pas bon. Lui a donc pris cette mesure-là.
On va arrêter ici de dire qui devait faire quoi et à quel moment. Ce n’est pas le but de la question.
Je prends note que l’étude est toujours en cours par rapport à ce que vous avez souhaité nous répondre.
Comme vous l’avez bien précisé, la source qui alimente où les citoyens peuvent aller, c’est le trop-plein de la source de Villers Monopole.
Je prends également note que vous dites que les TFA ne sont pas dangereux pour la santé, vous l’avez martelé. Vous êtes pour une interdiction des PFAS à la source, c’est important de le signaler. On restera attentif, comme vous l’êtes également, par rapport aux eaux de distribution.

Mme Bénédicte Linard (Ecolo). – Monsieur le Ministre, le premier enseignement de ce que vous avez pu nous dire est que, si des bourgmestres aujourd’hui prennent des mesures que vous ou le CSI jugez disproportionnées, il faut alors clarifier la chaîne d’information entre les premiers concernés sur ce sujet, à savoir les bourgmestres et l’administration. Apparemment, ce n’est pas clair, donc il faut clarifier, il faut reprendre une action vis-à-vis des pouvoirs locaux pour que ce soit plus clair par la suite.
Vous rappelez également que certains pesticides sont à la source de pollution. Certains, les TFA, ne sont pas néfastes pour la santé, mais certains pesticides le sont. Vous avez identifié les gaz réfrigérants et les mousses d’extinction comme des produits problématiques. Cela fait deux produits de plus dont on pourrait interdire l’utilisation.
Puisque j’ai bien écouté votre réponse précédente, l’utilisation est bien de votre compétence, puisque c’est régional, à côté de l’utilisation d’autres produits dans les cosmétiques, dans les vêtements, et cetera. Je vous invite dès lors à agir en matière d’interdiction de l’utilisation de ces produits.

M. Grégory Chintinne (MR). – Quand on est le dernier à répliquer, il n’y a plus grand-chose à dire, si ce n’est remercier le ministre pour sa réponse qui est complète.
Au niveau de l’eau en bouteille, j’ai pris bonne note. On a un Gouvernement fédéral et l’on aura alors l’occasion de renvoyer vers ce dernier. Je tiens tout de même à souligner les récentes avancées, à savoir la validation par le Gouvernement wallon en troisième et dernière lecture, le 20 février dernier, d’un arrêté qui permet de mettre en place la norme de 100 nanogrammes dans l’eau de distribution pour les PFAS 20. Ces normes devraient initialement entrer en vigueur en 2026, mais elle l’est déjà.
J’ai entendu tout à l’heure qu’il y avait une difficulté en termes de communication et ne pas savoir qui appeler ni quand. Je constate que ce Gouvernement avance et vient avec des propositions concrètes pour régler le problème lié aux PFAS. Pour information, la mousse d’extinction est déjà revenue dans d’autres dossiers, on sait qu’elle est à l’origine de la pollution aux PFAS. Il suffit de l’interdire, comme vous l’avez dit, Madame la Députée.

Plus de 200 lettres d’opposition à l’étable de 980 veaux

L’enquête  publique est à présent terminée.
Rappelons qu’elle portait sur la construction et l’exploitation d’une étable (dimensions;70,00×23,80m et 65mx23,60m et 5,05 mx4,85 m) pour 980 veaux sur caillebotis, d’un local technique (dimensions ; 6 mx23,80 m), d’une citerne à lisier à ciel ouvert de 2652 m3, de trois silos tour, d’une citerne à eaux pluviales de 180 m3, d’un auvent (dimensions : 23,80mx25 m) et d’une citerne à mazout aérienne de 4000 litres ; ainsi que sur le forage d’un puits en vue de l’utilisation d’une prise d’eau sis Champ-Bouval(VLG), 5 à 5600 Villers-le-Gambon.
A l’issue de l’enquête publique, les autorités communales ont reçu plus de 200 lettres d’opposition mais aussi de questionnement par rapport à ce projet d’envergure.
Rappelons  qu’une réunion citoyenne s’était tenue à la maison de Village de Villers-le-Gambon. Contrairement à ce nous avions écrit, elle n’était pas organisée par le groupe politique Phil’Citoyen.   Il ne s’agissait pas non plus d’une réunion d’informations obligatoire  et organisée par le demandeur comme c’est parfois le cas pour des plus gros projets encore, mais d’une initiative citoyenne. Le demandeur s’était toutefois invité dans l’assemblée ainsi que quelques agriculteurs.
Quant au Collège Communal, il ne s’est pas encore prononcé sur le sujet, n’ayant pas reçu tous les avis demandés aux divers instances.

Villers-le-Gambon : projet d’un élevage de 980 veaux

Un point supplémentaire était ajouté à l’ordre du jour par le groupe Phil’citoyen : une motion contre les élevages intensif. En cause, le  projet d’un élevage de 980 veaux à Villers-le-Gambon.

En rouge les lieux du projet

A la suite de l’intervention de Paul Pirson, le bourgmestre a fait remarquer qu’une motion aussi peu précise et peu motivée ne peut pas être adoptée de la sorte. Jean-Marie Delpire, échevin de l’urbanisme, rappelle que la notion d’élevage industriel, tout comme celle d’agriculture familiale, est subjective. L’échevine des travaux, Laetitia Brognez, a précisé que ce dossier sera également étudié par d’autres services comme le DNF, par exemple, et que ce n’est pas la commune qui, à elle seule, validera ou non cette demande. « On attend la fin de l’enquête pour se positionner, nous n’avons d’ailleurs pas encore évoqué ce point en Collège« , a conclu le bourgmestre.

Pour la minorité Phil’Citoyens, ce projet, présenté pour la 3ème fois par  l’exploitant agricole de Villers-le-Gambon, est toujours aussi inquiétant tant pour les hommes que pour les ressources naturelles. Rappelons que l’enquête publique se clôturera le 6 février et que le dossier est consultable à l’administration communale. Par ailleurs, via cette interpellation au conseil, nous apprenons qu’une   réunion citoyenne d’informations aura lieu à la Maison de Village de Villers-le-Gambon, le 1er février à 19h.  (correction de l’information)

L’annonce de l’enquête publique est consultable  sur le site de la ville. Clôture de l’enquête  le 06/02/2024 à 10h00.

« Régularisation urbanistique de la hauteur des murs des 3 silos couloir existant;-le maintien en activité de l’exploitation agricole existante (225 bovins dont 194 âgés de +de 6 mois);
-l’extension de celle-ci par:-l’agrandissement de 3 silos couloir (dimensions : 21mx16,5m et 21mx7,8m) et d’une étable (dimensions:29,68mx2,5m et 10,42mx6,70m) destiné à l’amélioration du confort des vaches laitières et au stockage de sciure;
-la construction et l’exploitation d’une étable (dimensions;70,00×23,80m et 65mx23,60m et 5,05 mx4,85 m) pour 980 veaux sur caillebotis, d’un local technique (dimensions ; 6 mx23,80 m), d’une citerne à lisier à ciel ouvert de 2652 m3, de trois silos tour, d’une citerne à eaux pluviales de 180 m3, d’un auvent (dimensions : 23,80mx25 m) et d’une citerne à mazout aérienne de 4000 litres ;
– le forage d’un puits en vue de l’utilisation d’une prise d’eau sis Champ-Bouval(VLG), 5 à 5600 Villers-le-Gambon, cadastré  Division 3, section B n°9B- 9E- 9T- 9V- 9W. »

Villers-Le-Gambon : Balade au coeur de la nature

Une quinzaine de personnes ont participé à la première balade-découverte de la nature à Villers-le-Gambon. Organisée par la maison de village, cette première du genre était placée sous la houlette de Jean-Marc Huberland, tout fraîchement diplômé guide-nature. Il a emmené les participants sur les routes et chemins campagnards durant 4 heures sur 5 km environ.

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« Ces balades s’adressent à tout public, explique Jean-Marc, à ceux qui veulent se promener au cœur de la nature et qui sont curieux d’en apprendre un peu plus, à ceux qui ont envie de mettre un nom ou une particularité sur une fleur, un végétal, ou encore un insecte ou animal« .
A l’issue de cette première expérience, les participants, allant des enfants aux adultes d’âges avancés, tous se sont dit ravis de cette présentation et de ce partage.

Pour les groupes, associations qui seraient intéressés d’organiser de pareilles découvertes, infos auprès de Jean-Marc au 0473/89.66.30

Lire aussi : http://www.philippeville.info/villers-le-gambon-balade-au-coeur-de-la-nature/

Franchimont : des cigognes par dizaines

Depuis vendredi, des dizaines de cigognes traversent la région. Les premières ont été aperçues à Treignes et samedi, c’était par plusieurs dizaines, certains en ont compté plus de soixante, qu’elles se sont posées dans les campagnes entre Franchimont, Villers-le-Gambon et même Philippeville. Dès qu’elle a appris la nouvelle, Delphine est vite aller voir sur place : « Le temps que j’arrive, elles s’étaient déjà un peu dispersées, mais il y en avait encore pas mal tout de même. Dommage que les enfants étaient en vacances, c’était trop beau« , s’exclame-t-elle. Tout comme elle, de nombreuses personnes ont immortalisé le passage dans nos régions de ces échassiers. Si aucune ne semble avoir choisi un toit ou une cheminée pour y construire un nid, les cigognes incitent les villageois à imaginer des futures naissances.

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Un Philinoctambus qui rencontre un vif succès

Les occasions ne manquent pas de faire la fête durant l’été. Le Philinoctambus organise le retour après une soirée trop tardive ou arrosée.

Les vacances d’été ne sont pas encore terminées, mais le Plan de Cohésion Sociale de Philippeville peut déjà dresser un bilan plus que satisfaisant de l’utilisation du Philinoctambus. Ce projet avait vu le jour en 2005 et avait été initié par l’échevin de la mobilité Eric Vanstechleman. Au départ, une réduction était accordée aux jeunes qui prenaient le bus pour se rendre à la soirée, mais peu utilisaient le bus pour rentrer chez eux, on passait alors à côté du véritable but de cette initiative. Après quelques péripéties techniques et logistiques, le Philinoctambus entre dans une démarche plus globale de prévention des risques et est accompagné d’un stand d’information et d’une distribution gratuite d’eau.
Des fêtards responsables
Depuis quelques années, le dispositif est remis au goût du jour et semble rencontrer les aspirations des fêtards. Pierre est animateur au sein du PCS et accompagne les utilisateurs du bus : « Je pense que les jeunes aiment de plus en plus cette dynamique. Ils en parlent autour d’eux, motivent leurs amis. Ils se rassemblent pour prendre le bus et en profitent pour débuter déjà la soirée. De notre côté, on essaie aussi de mettre de l’ambiance musicale pour les plonger dans le bain. »
Les utilisateurs de ce taxi commun sont souvent des habitués, mais l’idée fait son bout de chemin également chez les aînés. « Le Phili a aussi ramené des groupes de quadragénaires et trentenaires, constate Pierre, ce n’est donc pas un service uniquement destiné aux jeunes« .

Un bus et de l’eau
Sur le trajet du retour, Pierre tape la causette : « le retour est positif, on a l’occasion de discuter beaucoup avec les jeunes qui nous remercient pour la sécurité du retour en bus, mais aussi pour l’initiative de la gratuité de l’eau« . Certains organisateurs ne voudraient encore plus d’aide de la part du PCS pour l’organisation de leurs événements, « mais cela sort du rôle du RDR« , explique Pierre. Côté chiffres, il y a de quoi se réjouir : en 2017, 159 personnes ont utilisé le bus, contre 170 en 2018. Et alors que l’opération 2019 n’est pas encore terminée puisqu’il reste une soirée à Neuville fin août, 400 personnes ont été ramenées en toute sécurité cet été. Un bilan plus qu’encourageant.

 

150 riverains contre 990 veaux

Un exploitant agricole voudrait étendre ses activités en construisant une nouvelle étable de 990 veaux. Plus d’une centaine de riverains n’apprécie guère.

C’est à l’écart du village de Villers-le-Gambon, rue du champ Bouval, que Bart Sanders voudrait concrétiser le projet de pouvoir étendre son activité agricole. Avec l’aide d’un de ses beaux-fils, voici plus d’un an que des réflexions sont en cours concernant cette construction et exploitation d’une étable destinée à l’engraissement de 990 veaux.
Outre les considérations éthiques d’un tel élevage, ce projet ne devrait guère inquiéter les riverains puisque l’exploitation est située à l’écart du village et qu’on ne compte qu’une poignée d’habitations à moins de 500 m de lieux.
   Mais certains se posent tout de même des questions. Inquiets, quelques riverains ont été consulter le dossier à la maison communale puisque aucune réunion d’information préalable n’est obligatoire dans le cadre d’un permis de classe 2.
À la lecture du dossier, de nombreuses questions ont fait surface, mais l’agriculteur ne sait y donner une réponse de façon directe, puisqu’il ne s’agit que d’une enquête et qu’aucune réunion d’information ne devait être organisée dans le cadre de cette procédure.

Nous avons pu prendre connaissance du contenu d’un courrier envoyé par les riverains plaignants et en avons relevé quelques éléments.
Une telle exploitation nécessitera un certain charroi et comme déjà écrit, il devra traverser une partie du village, sur des routes déjà fortement dégradées, ou emprunter des routes de campagnes qui ne sont pas dans un meilleur état et par la même occasion effectuer quelques kilomètres supplémentaires.
La seconde inquiétude des riverains concerne l’épandage du lisier produit par les bovins; il est prévu de l’épandre sur les terrains avoisinants, mais le projet parle aussi d’en vendre à des agriculteurs du village voisin comme à Lautenne ou à Stave.
L’exploitation telle que prévue nécessitera aussi la création d’un puits artésien pour fournir les 6 300 mètres cubes d’eau annuels.
Ces points inquiètent des voisins qui évoquent un projet démesuré alors que la tendance est plutôt à un élevage raisonné.
L’enquête publique est en cours mais se termine ce mardi ! Les questions et observations peuvent être envoyées au Collège communal avant le mardi 4 juin à 10h.

Les écoles de village en danger

Il est courant que fin de chaque année scolaire, une petite école de village soit en danger, par manque d’inscriptions.

C’est malheureusement le cas régulièrement pour ces petites écoles villageoises : à la veille des congés d’été, on fait les comptes et le stress augmente. « Cette année, a Sautour, 6 élèves de 6ème quitteront l’école alors que seulement 3 rentreront en 1ère année, ce qui ne fera que 11 enfants en primaire, explique Mme Velkeners , directrice entre autre de l’implantation de Sautour, on demandera le second sursis (de 80 % du nombre minimum) pour garder l’implantation ouverte, mais il ne faut pas oublier qu’il faut 20 élèves au total pour les deux sections, primaire et maternelle« . C’est donc en maternelle qu’une fermeture est à craindre. Et si la maternelle ferme, la réserve d’élèves du primaire, ce ne sera qu’un sursis pour le primaire.   La section de Jamagne risque aussi d’être en difficulté pour les mêmes raisons.

Sautour pourrait être privé d’école

Pour les habitants du village qui ont inscrit leurs enfants dans ces petites écoles aux classes uniques (les 3 années maternelles en une classe, et les 6 années du primaire également), c’est un drame. « Mettre mes enfants à l’école du village, c’est une évidence, explique cette maman, c’est faire partie intégrante de la vie au village, je ne conçois pas autre chose. En plus, a la sortie des classes, c’est une rencontre avec les autres parents, on tisse des liens, c’est important« . Pour tenter d’inverser la tendance, les enseignants et les parents veulent faire plus de publicité de leur école. Mais difficile d’aller contre la facilité qu’ont certains parents à conduire tous leurs enfants dans une seule grande école, contre les craintes que peuvent avoir certains à confier leur progéniture à un seul instituteur durant 6 ans.
La commune de son côté a investi dans l’isolation du bâtiment de Sautour, mais est-ce suffisant pour inciter les parents d’élèves ? Il y a quelques années, une publicité importante avait été faite pour les écoles de Neuville et de Villers-le-Gambon qui elles comportent plusieurs classes. « C’est voulu hein çà, ils ne veulent que 2 grosses écoles sur l’entité pour diminuer les frais« , assène ce père de famille.

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