Archives de catégorie : Franchimont

Rallye voiture annoncé à Surice-Lautenne-Franchimont le 12 septembre

Les amateurs de Ford Escort historiques auront rendez-vous dans la région de Philippeville le samedi 12 septembre 2026. Le Hainaut Motor Club annonce l’organisation de l’Escort Rally Spécial, une épreuve automobile exclusivement réservée aux Ford Escort MK1 et MK2.

L’épreuve se déroulera sur routes fermées, avec l’autorisation de la Ville de Philippeville, du Gouverneur de la province de Namur et de l’ASAF, sous la surveillance de la zone de police Hermeton et Heure.

Le tracé emmènera notamment les concurrents par Franchimont, Surice et Omezée, sur un parcours qui devrait offrir un terrain particulièrement intéressant aux anciennes Escort, réputées pour leur caractère spectaculaire.

Le parcours annoncé empruntera plusieurs voiries de l’entité :

  • Projection au départ des rues mentionnées

    rue du Pige ;
    – chemin de Soulwez ;
    – rue de la Chinelle ;
    – rue Croix-Maron ;
    – rue des Fusillés ;
    – rue de Curiat ;
    – rue d’Omezée ;
    – rue des Vieilles Fosses.

Des reconnaissances les 11 et 12 septembre

Les concurrents pourront reconnaître le parcours le vendredi 11 septembre de 8h30 à 18h30, ainsi que le samedi 12 septembre de 8h à 11h, dans le strict respect du Code de la route.

L’organisateur précise que les éventuels passages de véhicules à d’autres moments ne relèveront pas de son organisation.

12 Heures de la Chinelle : le feu vert est donné, voici les règles strictes pour le week-end


Sauf « catastrophe exceptionnelle », la 45ᵉ édition des 12 Heures de la Chinelle aura bien lieu le week-end prochain sur le plateau de Franchimont. C’est la confirmation donnée ce vendredi par le bourgmestre de Philippeville, Jérémy De Martin, lors d’un entretien accordé à SudPresse.
Après une réunion de terrain de dernière minute réunissant les services communaux, les pompiers et le Département de la Nature et des Forêts (DNF), les autorités ont validé le dispositif de sécurité mis en place par l’organisation.
Pour les 25 000 spectateurs et participants attendus, voici ce qu’il faut retenir pour s’organiser au mieux sur le site.


Une météo sous surveillance : ce qui change sur le terrain
Pour limiter les risques liés à la sécheresse et à la poussière, le site fait l’objet d’un arrosage intensif quotidien depuis plusieurs jours. De grosses cuves d’eau d’intervention rapide ainsi que des tracteurs ont été prépositionnés sur des zones stratégiques du circuit, du camping et des parkings.


Cigarettes et barbecues : interdiction quasi totale
Face au risque d’incendie, la consigne est à la sévérité, avec une « tolérance zéro » annoncée par le bourgmestre :- Barbecues interdits sur l’ensemble du site.
– Cigarettes strictement interdites, à l’exception de zones fumeurs dédiées, surveillées et aménagées sur l’esplanade, aux stands et au camping. « Si on l’interdit partout, les gens fumeronquand même », a précisé le bourgmestre pour justifier la création de ces espaces sous contrôle. Une campagne d’affichage renforcée rappellera ces règles.


Extincteurs obligatoires pour les pilotes et commerçants
L’arrêté officiel instaurant l’ensemble de ces mesures sera signé en début de semaine prochaine. Il imposera une contrainte directe aux acteurs de l’événement :
* Tous les pilotes devront obligatoirement être équipés d’un extincteur sous peine d’interdiction de départ.
* Les vendeurs ambulants et commerçants du site devront également en posséder un sous peine de fermeture immédiate et de pose de scellés.

46e édition de la Chinelle : le maintien de l’enduro suspendu aux conditions météo et à la sécurité

Entre sécheresse persistante et risques d’incendie, la tenue de la Chinelle à Franchimont suscite de vives inquiétudes. Alors que le bourgmestre et les organisateurs peaufinent le dispositif, la décision devra tenir compte de l’avis des pompiers attendu ce vendredi.

Alors que les incendies d’espaces naturel ou de champs de céréales récoltés sont nombreux dans la région, tous les regards sportifs se tournent vers Philippeville. La 46e édition des 12 Heures de la Chinelle doit en principe se tenir les 7, 8 et 9 août sur le plateau de Franchimont. Toutefois, la sécheresse extrême qui sévit dans la région pousse les autorités et l’organisation à une extrême prudence.
Si le bourgmestre Jérémy De Martin rappelle son souhait de voir l’événement se dérouler, la sécurité de la population et du public reste la priorité absolue. Rien n’est encore acté : l’inspection du circuit prévue ce vendredi en compagnie des services d’incendie pourrait déterminer si l’épreuve peut avoir lieu et sous quelles conditions.

Ce qui risque de changer pour les spectateurs et les riverains

Si la compétition reçoit le feu vert au début de la semaine prochaine, l’expérience sur place sera encadrée par des règles de sécurité inédites et renforcées :
– Tolérance zéro sur le site : Les barbecues et l’usage de cigarettes seront strictement interdits sur l’ensemble du périmètre de la manifestation afin d’éviter tout départ de feu accidentel.
– Risques majeurs sur les parkings organisés ou improvisés : L’accès des véhicules aux champs et prairies asséchées constitue l’un des points les plus critiques. La chaleur des pots d’échappement au contact de la végétation sèche, couplée à une éventuelle imprudence de la part du public, représente un danger d’embrasement immédiat.
– Discipline exigée pour les pilotes : Des prescriptions strictes s’imposeront également dans les stands, avec l’obligation d’utiliser des tapis de protection spéciaux sous les motos et de disposer d’extincteurs à portée de main.

L’organisation s’active dans l’attente du verdict

Sur le terrain, les bénévoles s’affairent déjà à tracer le parcours et à arroser les portions les plus vulnérables. Mais le dernier mot reviendra aux pompiers et au bourgmestre, qui prendra un arrêté fixant le cadre définitif.

Pour les passionnés comme pour les habitants des villages voisins, il faudra patienter jusqu’au début de la semaine prochaine pour savoir si le drapeau à damier pourra s’abaisser en toute sécurité.

La Chinelle 2026 : Une billetterie qui fait grincer des dents

C’est annoncé  comme un véritable tournant dans l’histoire de la célèbre course moto de la région. Pour sa 46ème édition, la Chinelle introduit pour la toute première fois un système de billetterie en ligne payant. Si les organisateurs mettent en avant une formule inédite pour amortir le coût des entrées et pour fluidifier l’entrée sur le site,  la pilule a du mal à passer auprès des habitués et des puristes de l’événement.
Face à un contexte économique difficile et à la hausse globale des coûts d’organisation, les responsables de la Chinelle ont dû revoir leur modèle économique. L’objectif affiché ? Préserver l’esprit de cette grande fête populaire tout en sécurisant l’accès au site.
Pour la première fois en 46 ans, le public est invité à réserver ses places en ligne via une plateforme dédiée (ticket.lachinelle.be). Deux options sont désormais proposées. L’option prévente (en ligne) à 10 € : Présentée comme une solution de confort pour éviter les files d’attente, elle s’accompagne d’un bon de réduction équivalent chez les partenaires officiels de l’événement (valable jusqu’au 30 novembre 2026). Selon l’organisation, ce système de compensation permet d’obtenir un coût final théorique de 0 €.
L’option guichet (sur place) à 15 € : Pour ceux qui préfèrent acheter leur ticket traditionnellement le jour J, le tarif passe à 15 €, sans les offres de réduction.

À noter que l’accès reste gratuit pour les enfants jusqu’à 12 ans, et que l’entrée est comprise dans l’inscription pour les pilotes de la course de 2 heures.

Vent de fronde chez les habitués : « La mort de l’événement ? »

L’annonce officielle a immédiatement déclenché une vague de réactions passionnées sur les réseaux sociaux. Pour de nombreux habitués de la région, la transition d’un événement historiquement gratuit (ou au prix symbolique de 5 € les années précédentes) vers une entrée à 15 € sur place suscite une vive incompréhension, voire de la colère.
« La mort de l’événement est en marche… », regrette un internaute, suivi par d’autres qui redoutent de voir la Chinelle se transformer en « fête fantôme.

Pour beaucoup de spectateurs locaux, le charme de la Chinelle résidait dans sa totale accessibilité : on y venait parfois simplement pour « boire un verre entre potes » ou passer quelques heures au bord de la piste sans prévoir un budget conséquent. À 15 € l’entrée par personne, plusieurs habitués confient que l’addition va vite grimper pour les familles. Certains évoquent avec nostalgie l’époque du regretté Joël Robert, rappelant que la gratuité était, selon eux, le moteur principal de l’ambiance populaire du week-end, on ne payait alors que le parking.

Un choix économique défendu par certains passionnés

Au milieu des critiques, quelques voix s’élèvent pour relativiser cette hausse et soutenir les organisateurs. Certains rappellent que l’organisation d’un tel événement sur deux jours nécessite des ressources financières colossales et le soutien de bon nombre  de bénévoles dévoués.

Plusieurs passionnés de sports moteurs soulignent d’ailleurs que les tarifs de la Chinelle restent bien en deçà d’autres compétitions : « Mettre 15 ou 20 euros pour voir rouler des motos pendant deux jours, ce n’est pas la mort non plus, quand on voit qu’un Superbike est à 50 €« , tempère un amateur de cross.

Le débat est en tout cas lancé. Reste à savoir si le public habituel franchira le pas de la prévente en ligne et mettra la main au portefeuille pour débourser 15€ par personne, ou si cette 46ème édition marquera un changement définitif du profil des spectateurs de la Chinelle.

Notons aussi qu’à ce stade, un bon nombre d’incertitudes planent encore  sur l’organisation de cette  46ème,  comme des autorisations qui ne seraient pas encore obtenues pour l’occupation de terrains.

Franchimont : de nouveaux défis pour la Chinelle

La Chinelle 2026 : une édition résolument numérique, malgré la couverture GSM déficiente

À deux mois de la 46e édition de la Chinelle, les 7, 8 et 9 août prochains, les organisateurs ont levé le voile sur les principaux changements attendus. Pour le visiteur, la transformation sera sensible.

Fini le cash à l’entrée

La nouveauté la plus concrète concerne le mode de paiement. Le cash disparaît : les spectateurs devront désormais acheter leur ticket à l’avance sur internet. Sur place, le catering sera lui aussi entièrement digitalisé, carte bancaire ou système cashless, au choix. « Cela nous permettra d’emmagasiner des données pour mieux comprendre les flux et ainsi peut-être améliorer le confort des visiteurs », explique David Rossomme, patron de l’ASBL Eventsea.

Un défi de taille : le réseau mobile

Cette digitalisation massive soulève pourtant une question pratique évidente : la plaine de Franchimont est notoirement mal couverte par les réseaux mobiles. Avec jusqu’à 25 000 spectateurs attendus sur le week-end, il faudra garantir un accès au réseau suffisant pour que l’ensemble du dispositif fonctionne, billetterie, paiements, communication. Les organisateurs n’ont pas détaillé publiquement les solutions techniques envisagées pour pallier ce point, qui constitue sans doute l’un des principaux enjeux opérationnels de cette transition numérique.

Des prix en légère hausse, mais encadrés

Côté tarifs, une augmentation est annoncée, mais les organisateurs tiennent à la contenir. « On discute avec des partenaires pour que le prix reste bas. Si nous devons augmenter l’entrée, ce ne sera pas 15€, pas 20€ », assure David Rossomme. Les inscriptions pour les équipes, elles, ne bougent pas. La nourriture et les boissons sur place maintiennent également leurs prix.

Une expérience visiteur repensée

Au-delà du paiement, d’autres changements amélioreront le séjour sur site. Une brasserie sera installée pour les pilotes, avec des plats à tarifs accessibles, ce qui devrait aussi désengorger les petites installations autour des stands. Un deuxième départ qui rassemblait le public le dimanche matin n’est toujours pas envisagé. Les podiums seront « plus animés et dynamiques », promet Ludger Castin. Une commémoration à la stèle de Joël Robert est prévue le samedi après-midi, accompagnée d’une mini-fête foraine et d’un village électrique proposant initiations aux motos non-thermiques et trottinettes électriques.

La Chinelle reste une grande fête, mais elle entre résolument dans une nouvelle ère. À condition que la couverture du réseau suive.

 

Informations recueillies dans les journaux
L’Avenir et Sudpresse du 10-06-26

Franchimont : un nouveau poulailler en projet

Mardi soir, soir d’une réunion d’information, les exploitants agricole Luc et Pierre Sanders ont exposé la situation qui les contraint à se reconvertir : une infection bovine à l’IBR impose l’abattage de 90 % de leur troupeau d’ici fin 2028. L’interdiction d’acquérir de nouveaux bovins et la limitation des ventes à l’abattoir rendent la reconversion inévitable selon eux. Pierre Sanders, qui a récemment repris la moitié de l’exploitation, a présenté ce projet comme la condition de la transmission familiale de l’entreprise.
Le projet consiste en la construction d’un nouveau bâtiment destiné à l’engraissement de 44 000 poulets, en complément d’un poulailler existant, ce qui équivaut à un troupeau de 40 bovins en matière d’impact, selon les demandeurs. Un hangar de stockage céréalier est également prévu, les céréales étant destinées à la consommation des volailles, ce qui limiterait les flux de transport. Une bascule de pesée sera également installée sur site pour les camions.

Les garanties avancées par les demandeurs
Sur le plan environnemental, les Sanders ont indiqué que le hangar sera équipé de panneaux photovoltaïques en vue de l’autonomie énergétique du site, que les eaux pluviales et de nettoyage seront collectées et réutilisées, et que l’alimentation en eau des volailles sera assurée par un puits existant sans prélèvement supplémentaire. Concernant les déjections, ils ont précisé que les fumiers seront évacués directement après chaque vidange vers une filière de biométhanisation, sans stockage sur site ni épandage local. Ils ont également fait valoir que le projet est implanté à environ un kilomètre du village et que les vents dominants de secteur sud-ouest éloignent les odeurs potentielles des habitations. Le respect des normes de bien-être animal et des réglementations en vigueur a par ailleurs été affirmé.

Les préoccupations exprimées par les habitants
Des riverains ont fait part de leurs inquiétudes quant à le charroi, et la question d’itinéraires alternatifs a été envisagée, mais sans solution concrètement réalisable. Plusieurs participants de la commune de Couvin ont interrogé la multiplication des projets avicoles dans la région, craignant des effets cumulés sur l’environnement et la tranquillité locale. Le bourgmestre Jérémy De Martin a indiqué que la commune travaillait à l’élaboration d’un schéma de développement destiné à encadrer cette concentration.

Le cadre procédural
Rappelons que le projet est soumis à une étude d’incidence environnementale qui devra tenir compte des remarques et observations des habitants. Cette étude sera intégrée au dossier avant le dépôt de la demande de permis. Toute personne peut transmettre ses remarques par écrit au Collège communal de Philippeville, place d’Armes 12, jusqu’au 27 mai 2026 inclus, en indiquant son identité et adresse. Des informations complémentaires peuvent être obtenues auprès de M. Luc Sanders, joignable au 0497/40.63.56 ou à l’adresse sanders.borgniet (@) gmail.com.Une seconde enquête publique sera organisée à ce stade, offrant aux citoyens une nouvelle possibilité de s’exprimer.

De chouettes gardiennes du livre s’installent

La bibliothèque communale de Philippeville franchit une nouvelle étape dans son développement avec l’inauguration de quatre « boîtes à livres ».

Installée depuis juin 2022 dans l’ancien bâtiment de la Justice de Paix, place d’Armes, la bibliothèque, qui compte aujourd’hui quelque 850 lecteurs actifs et près de 17 500 ouvrages, avait décroché en janvier 2024 sa reconnaissance officielle auprès de la Fédération Wallonie-Bruxelles, en qualité d’opérateur direct de catégorie 1. C’est précisément cette reconnaissance, fruit de plus de deux ans de démarches, qui a rendu possible le projet, inscrit au plan quinquennal de développement de la lecture 2024-2028.

Des chouettes pour symbole
Après de riches débats internes, notamment sur le choix des matériaux, entre récupération et neuf, c’est finalement le concept de mettre à l’honneur un artiste de l’entité qui été retenu . Steve Verheyen est un artiste soudeur de Jamagne. Connu sous l’appellation « Iron Art’s Steve« , il propose ses œuvres créées sur base de matériaux de récupération. Ainsi, une bonbonne de gaz peut devenir un superbe brasero, des couverts se transforment en sculpture et des rondelles métalliques se muent un buste féminin. Pour les boites à livres, le choix s’est porté sur une représentation de la chouette, symbolisant la sagesse, la curiosité et le savoir.
Ce ne sont pas moins de quatre sculptures, formant une famille qui seront installées dans quatre villages de l’entité : le papa chouette représantant le lecteur sage; la maman chouette de le rôle de conteuse, le petit enfant, curieux explorateur, et enfin la mamie chouette, gardienne du temps et de la mémoire. Les quatre villages ayant répondu à l’appel de la bibliothèque sont, Vodecée, Villers-en-Fagne, Franchimont et Jamiolle.
Un travail salué
La qualité de réalisation des 4 boites à livres a ravi le public présent à la présentation officielle. Pour preuve, alors qu’on était occupé au déchargement, quelques passants se sont présenté pour tenter d’acquérir l’une de ces œuvres. « Il y aura intérêt à bien les fixer au sol« , entend-t-on dans l’assemblée lors de l’évocation de cette anecdote. « Aujourd’hui, elles vont enfin s’envoler vers leur domicile définitif et on espère qu’elles y trouveront de la lecture évidemment, mais aussi du partage, de la curiosité et surtout beaucoup de plaisir pour tout le monde« , conclu Hélène Bonniver, échevine de la culture.

Page facebook de l’artiste : Iron Art’s Steve

Franchimont : un poulailler en projet, une réunion publique pour en débattre

À Franchimont, Luc et Pierre Sanders s’apprêtent à franchir une étape importante dans le développement de leur exploitation agricole. Père et fils, qui exploitent la ferme du Gibet, ont introduit une demande de permis unique pour la construction et l’exploitation d’un poulailler, en extension de leur activité existante. Le dossier, encore au stade préparatoire, est soumis à une étude d’incidences sur l’environnement, conformément à la réglementation applicable aux projets de catégorie B.

Dans ce cadre légal, une réunion d’information préalable du public est organisée le mardi 12 mai, à 18h00, à la salle Jean Ponsart, rue des Tanneurs 69b, à Franchimont. Les porteurs du projet entendent profiter de cette rencontre pour présenter leur démarche et, surtout, pour recueillir les observations et suggestions de la population avant que le dossier ne soit formellement déposé.

Une ferme isolée, un dialogue voulu

La ferme du Gibet est implantée à plus d’un kilomètre des deux villages voisins, un éloignement que les Sanders considèrent comme un élément favorable au regard des nuisances potentielles. Ils souhaitent que la réunion du 12 mai serve précisément à lever les interrogations et à identifier, en concertation avec les habitants, les points d’attention à intégrer dans l’étude d’incidences.

Cette posture d’ouverture est inscrite dans la procédure elle-même : conformément aux articles D29-5 et R41-3 du Code de l’Environnement, la réunion a notamment pour objet de permettre au public de s’informer et d’émettre ses observations, de mettre en évidence les points particuliers à examiner dans l’étude, et de présenter les alternatives techniques que le demandeur pourrait raisonnablement envisager.

Comment participer ?

Les habitants qui ne pourraient assister à la réunion du mardi 12 mai 18h00, à la salle Jean Ponsart, disposent d’une autre voie de participation : toute personne peut transmettre ses remarques par écrit au Collège communal de Philippeville, place d’Armes 12, jusqu’au 27 mai 2026 inclus, en indiquant son identité et adresse. Des informations complémentaires peuvent être obtenues auprès de M. Luc Sanders, joignable au 0497/40.63.56 ou à l’adresse sanders.borgniet (@) gmail.com.

L’eau : un élément indispensable pour le vivant et la bière

Carrière inondée et cuves de brassage : à Franchimont, les Journées wallonnes de l’eau ont offert un double regard sur l’omniprésence de l’eau, entre biodiversité surprenante et chimie du brassage.

Ph : E.B.

Les Journées wallonnes de l’eau se sont clôturées à Franchimont par deux événements originaux. « Au Tienne d’el Beumont », ancienne exploitation de dolomie de la société Lhoist, mise sous eau il y a une dizaine d’années, le Groupe belge de recherche scientifique sous-marine (GBRS) a mené des plongées scientifiques. L’objectif : recenser les espèces animales et végétales qui s’y sont installées, et suivre leur évolution d’année en année. Des plongeurs récoltent des échantillons analysés en surface à la loupe et au microscope, permettant d’évaluer la qualité biologique de l’eau.

La faune découverte est variée : invertébrés, gastéropodes, poissons — dont ce qui ressemble à une grosse carpe, prise d’abord pour un brochet. Ces espèces ont colonisé ce milieu fermé grâce aux oiseaux aquatiques, qui transportent involontairement œufs et organismes sous leurs pattes. On y retrouve aussi des espèces invasives comme le gobie ou l’écrevisse américaine. L’absence d’arbres autour de la carrière explique cependant le manque de nourriture et donc l’absence d’écrevisses sur ce site précis.

À quelques centaines de mètres de là, la Brasserie Willow’s illustrait, elle, l’importance de la composition chimique de l’eau dans la fabrication de la bière. Le brasseur Laurent Woine a expliqué comment chaque ion — calcium, magnésium, sulfates, sodium — influence le goût, l’amertume et la qualité du brassage. L’eau locale, issue du Ry de Rome, est particulièrement stable et bien adaptée à la production de bières brunes comme blondes.
La microbrasserie Willow’s veille à réduire
au mieux sa consommation en eau. « Dans
l’industrie, sept litres d’eau sont nécessaires
pour fabriquer un litre de bière, précise le bras-
seur Laurent Woine. Chez nous, nous utili-
sons entre quatre et cinq litres. Par ailleurs,
l’eau chaude utilisée pour chauffer les cuves est
récupérée pour le nettoyage, une sorte d’écono-
mie circulaire respectueuse de l’environne-
ment. Il est essentiel de faire passer ce message
auprès des visiteurs, car l’eau est une denrée
particulièrement précieuse, qu’elle soit utilisée
à un niveau professionnel ou domestique. »

Lire aussi : https://philinfo.be/des-petits-saumo…dans-la-chinelle/

Des petits saumons lâchés dans la Chinelle

Les écoliers de Franchimont ont relâché 200 alevins de saumons dans la Chinelle. Reviendront-ils un jour ?

La devise de l’école communale, « Franchimont, l’école où il fait bon grandir », a pris cette année un sens tout particulier, s’appliquant autant aux enfants qu’aux œufs de saumons soigneusement élevés en classe. Dans le cadre des Journées wallonnes de l’eau, l’établissement a participé à un projet d’élevage en aquarium. « Chaque année, nous sensibilisons une ou deux écoles de notre territoire », explique Élise Degrange, du Contrat Rivière Haute Meuse, présente pour l’occasion aux côtés d’Ennio Cavalera, du Département de la Nature et des Forêts. Pour mener l’expérience à bien, les conditions ont été minutieusement reproduites : « Nous avons recréé des conditions naturelles afin d’arriver à de bons résultats. L’eau a constamment été maintenue à 8° environ. Une pompe a permis d’apporter de l’oxygène et des graviers ont servi de refuge, comme dans une rivière. »

Les élèves se sont pleinement investis dans le suivi quotidien. Coline, sept ans, raconte avec fierté : « Chaque matin, durant deux semaines et demie, nous avons pris la température de l’eau. Nous avons également mesuré son taux d’acidité et vérifié que tous les appareils fonctionnaient bien. Les œufs ont pu éclore et donner 200 alevins. Seulement quatre d’entre eux sont morts. »

Un long chemin à parcourir

La classe s’est ensuite dirigée vers la Chinelle, qui serpente en contrebas du village, pour procéder au lâcher. Baptiste, onze ans, s’est aussitôt interrogé : «L’eau est-elle ici suffisamment forte en oxygène ? » La leçon avait visiblement porté ses fruits. L’agent du DNF a salué le travail des enfants avant de leur exposer les nombreux périls qui attendent les alevins : « Les alevins vont suivre un long chemin les amenant dans l’Hermeton, puis la Meuse et la mer, avant de rejoindre les abords du Groenland. C’est là que des bancs de saumons vont se nourrir. Mais avant, il y a pas mal d’obstacles : des barrages ou des turbines hydroélectriques qui peuvent broyer les jeunes saumons. » De quoi provoquer la réaction spontanée de Line, sept ans : « On obtiendra alors des sushis ? » La pollution et la pêche intensive en mer s’ajoutent à ces dangers. Élise Degrange tempère les espoirs : « D’une manière générale, le taux de survie est faible. Peu ou pas de ces saumons reviendront chez nous pour se reproduire. »

Vint enfin le moment solennel du lâcher. « Au revoir les saumons ! », ont lancé les enfants, émus, tandis que les alevins prenaient instinctivement la couleur du fond de la rivière pour se camoufler des prédateurs. Pour terminer cette journée en beauté, les élèves ont utilisé des épuisettes pour explorer le lit de la Chinelle et identifier, à la loupe, de petits invertébrés comme des larves de perle ou des trichoptères. Une expérience inoubliable, dont Ennio Cavalera espère qu’elle laissera des traces durables : « Si 1 % de ces futurs adultes est sensibilisé grâce à cette action, c’est déjà un succès. »

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