Entre sécheresse persistante et risques d’incendie, la tenue de la Chinelle à Franchimont suscite de vives inquiétudes. Alors que le bourgmestre et les organisateurs peaufinent le dispositif, la décision devra tenir compte de l’avis des pompiers attendu ce vendredi.
Alors que les incendies d’espaces naturel ou de champs de céréales récoltés sont nombreux dans la région, tous les regards sportifs se tournent vers Philippeville. La 46e édition des 12 Heures de la Chinelle doit en principe se tenir les 7, 8 et 9 août sur le plateau de Franchimont. Toutefois, la sécheresse extrême qui sévit dans la région pousse les autorités et l’organisation à une extrême prudence.
Si le bourgmestre Jérémy De Martin rappelle son souhait de voir l’événement se dérouler, la sécurité de la population et du public reste la priorité absolue. Rien n’est encore acté : l’inspection du circuit prévue ce vendredi en compagnie des services d’incendie pourrait déterminer si l’épreuve peut avoir lieu et sous quelles conditions.
Ce qui risque de changer pour les spectateurs et les riverains
Si la compétition reçoit le feu vert au début de la semaine prochaine, l’expérience sur place sera encadrée par des règles de sécurité inédites et renforcées :
– Tolérance zéro sur le site : Les barbecues et l’usage de cigarettes seront strictement interdits sur l’ensemble du périmètre de la manifestation afin d’éviter tout départ de feu accidentel.
– Risques majeurs sur les parkings organisés ou improvisés : L’accès des véhicules aux champs et prairies asséchées constitue l’un des points les plus critiques. La chaleur des pots d’échappement au contact de la végétation sèche, couplée à une éventuelle imprudence de la part du public, représente un danger d’embrasement immédiat.
– Discipline exigée pour les pilotes : Des prescriptions strictes s’imposeront également dans les stands, avec l’obligation d’utiliser des tapis de protection spéciaux sous les motos et de disposer d’extincteurs à portée de main.
L’organisation s’active dans l’attente du verdict
Sur le terrain, les bénévoles s’affairent déjà à tracer le parcours et à arroser les portions les plus vulnérables. Mais le dernier mot reviendra aux pompiers et au bourgmestre, qui prendra un arrêté fixant le cadre définitif.
Pour les passionnés comme pour les habitants des villages voisins, il faudra patienter jusqu’au début de la semaine prochaine pour savoir si le drapeau à damier pourra s’abaisser en toute sécurité.
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