Archives de catégorie : Dans la presse

12 Heures de la Chinelle : le feu vert est donné, voici les règles strictes pour le week-end


Sauf « catastrophe exceptionnelle », la 45ᵉ édition des 12 Heures de la Chinelle aura bien lieu le week-end prochain sur le plateau de Franchimont. C’est la confirmation donnée ce vendredi par le bourgmestre de Philippeville, Jérémy De Martin, lors d’un entretien accordé à SudPresse.
Après une réunion de terrain de dernière minute réunissant les services communaux, les pompiers et le Département de la Nature et des Forêts (DNF), les autorités ont validé le dispositif de sécurité mis en place par l’organisation.
Pour les 25 000 spectateurs et participants attendus, voici ce qu’il faut retenir pour s’organiser au mieux sur le site.


Une météo sous surveillance : ce qui change sur le terrain
Pour limiter les risques liés à la sécheresse et à la poussière, le site fait l’objet d’un arrosage intensif quotidien depuis plusieurs jours. De grosses cuves d’eau d’intervention rapide ainsi que des tracteurs ont été prépositionnés sur des zones stratégiques du circuit, du camping et des parkings.


Cigarettes et barbecues : interdiction quasi totale
Face au risque d’incendie, la consigne est à la sévérité, avec une « tolérance zéro » annoncée par le bourgmestre :- Barbecues interdits sur l’ensemble du site.
– Cigarettes strictement interdites, à l’exception de zones fumeurs dédiées, surveillées et aménagées sur l’esplanade, aux stands et au camping. « Si on l’interdit partout, les gens fumeronquand même », a précisé le bourgmestre pour justifier la création de ces espaces sous contrôle. Une campagne d’affichage renforcée rappellera ces règles.


Extincteurs obligatoires pour les pilotes et commerçants
L’arrêté officiel instaurant l’ensemble de ces mesures sera signé en début de semaine prochaine. Il imposera une contrainte directe aux acteurs de l’événement :
* Tous les pilotes devront obligatoirement être équipés d’un extincteur sous peine d’interdiction de départ.
* Les vendeurs ambulants et commerçants du site devront également en posséder un sous peine de fermeture immédiate et de pose de scellés.

La maison médicale de Philippeville : bientôt une réalité longuement attendue


Après plusieurs mois d’attente, la maison médicale de Philippeville, située rue du Moulin, devrait enfin être occupée et mise en service dans le courant du premier trimestre 2026. Achevé depuis juillet 2024, ce bâtiment communal est resté inoccupé plus longtemps que prévu, mais les choses sont désormais en bonne voie.

Google maps


Un bâtiment moderne pensé pour les soins de proximité.
Construite par la Commune de Philippeville, la maison médicale a été conçue pour accueillir une offre de soins diversifiée et accessible. Le bâtiment comprend notamment :
* Cinq cabinets de consultation
*Une salle d’attente avec possibilité d’y installer un secrétariat
*Trois sanitaires, dont un adapté aux personnes à mobilité réduite
*Deux locaux techniques
*Deux logements dits “tremplins”, destinés à faciliter l’installation de jeunes professionnels de santé

L’ensemble a représenté un investissement conséquent pour la commune, avec un coût final avoisinant 807 000 euros, contre une estimation initiale de 534 000 euros lors du lancement du projet.


Pourquoi ce projet est-il important pour Philippeville ?
Comme de nombreuses communes rurales, Philippeville fait face à une pression croissante sur l’accès aux soins, en particulier en médecine générale. La difficulté à trouver un médecin traitant ou à obtenir rapidement un rendez-vous est une réalité pour de nombreux habitants.
La maison médicale vise à répondre à ces enjeux en :
* renforçant l’offre de soins locaux
* réduisant les déplacements vers d’autres villes
* encourageant l’installation durable de soignants


Selon le bourgmestre Jérémy De Martin, il était devenu urgent de donner vie à ce bâtiment :
« Nous déciderons, d’ici la fin du premier trimestre, qui investira cette structure. Il est plus que temps que ce bâtiment, financé en grande partie par la Commune, soit utilisé et apporte un service à la population. » (L’Avenir, 15 janvier 2026)


Quels professionnels pourraient s’y installer ?
La Commune est actuellement en discussion avec plusieurs acteurs du secteur médical. Différentes pistes sont envisagées, notamment :
* un cabinet médical pluridisciplinaire
* une collaboration avec un groupe hospitalier
* un opérateur privé proposant plusieurs disciplines


L’objectif n’est pas de faire doublon avec l’existant, mais bien de combler certains manques locaux, en tenant compte des besoins réels de la population.
« Ce n’est pas le métier de la Commune de gérer une maison médicale. Notre rôle est de mettre un outil à disposition et de veiller à ce qu’il serve réellement la population. » (L’Avenir, 15 janvier 2026)


❓ Foire aux questions (FAQ)


🔹 Quand la maison médicale ouvrira-t-elle ?
Si aucune date précise n’a encore été annoncée, la Commune espère une occupation effective d’ici la fin du premier trimestre 2026, une fois les négociations finalisées.
🔹 S’agira-t-il d’une “maison médicale” au sens strict ?
Le terme peut recouvrir différentes réalités. Il pourrait s’agir :
soit d’une maison médicale au forfait,
soit d’un cabinet médical pluridisciplinaire classique.
La forme exacte dépendra du projet retenu par les futurs occupants.
🔹 Quels types de soins y seront proposés ?
À ce stade, rien n’est définitivement arrêté. Toutefois, l’objectif est d’accueillir des médecins généralistes et éventuellement des soignants paramédicaux, voire certains spécialistes, en fonction des besoins identifiés.
🔹 La maison médicale sera-t-elle accessible aux personnes à mobilité réduite ?
Oui. Le bâtiment a été conçu pour être accessible, avec notamment des sanitaires adaptés et des accès pensés pour tous les publics.
🔹 Pourquoi le bâtiment est-il resté vide si longtemps ?
Plusieurs facteurs expliquent ce délai : pénurie de médecins, difficulté à attirer des praticiens en milieu rural et nécessité de trouver un projet solide et durable. La Commune a néanmoins poursuivi les démarches pour éviter une occupation précipitée.
🔹 Qui gérera la maison médicale ?
La gestion ne sera pas assurée par la Commune. Celle-ci souhaite confier le site à un partenaire médical ou privé, tout en restant propriétaire du bâtiment.

Philippeville: la gestion controversée de la maison de repos

Lors du dernier conseil communal, la minorité a contesté la gestion du personnel de la résidence Vauban par le CPAS et son président.

À l’occasion du récent conseil du CPAS de Philippeville, le président Georges Ducoffre, a pris la parole pour annoncer que l’intervention communale 2023 était de 1 490 000 €. À l’ordinaire, Le total des dépenses et des recettes s’élève à 14 331 746,63 €, alors que pour l’extraordinaire, le total des dépenses et des recettes se monte à 679 732,55 €. On apprend aussi que l’extension de la crèche est prévue pour août 2026.
Ce ne sont pas les chiffres qui intriguent l’opposition, mais plutôt la gestion du personnel soignant à la maison de repos. Pour le président, le manque de personnel, dont a fait écho la presse, est dû au fait que des congés maladie se combinent aux congés annuels. « Pour le mois de mars, les cinq personnes manquantes devraient être remplacées et l’équipe affichera complet« , rassure-t-il.
Vincent Dujardin (Écolo) et Paul Pirson (Phil Citoyen) ont une tout autre vision des choses: « N ’est-ce pas plutôt le changement de politique salariale qui serait en cause et qui a provoqué le départ de dix salariés ?« .

L’opposition pas convaincue

Il semble qu’auparavant, le personnel travaillait un week-end sur trois, contre un sur deux actuellement. Dans ce contexte, le système qui permettait de récupérer les heures prestées ne pourrait plus être appliqué à présent.
Pour le président du CPAS, « c’était la meilleure solution pour éviter d’avoir les services de l’ONSS sur le dos« . Mais cet argument ne semble pas convaincre l’opposition, ni certains membres de la majorité, dont le bourgmestre Jérémy De Martin: « Le choix n’a pas été concluant, même si le conseil de l’action sociale a voté ce choix à l’unanimité« .
Une question sur l’indexation des loyers (qui n’a pas encore été mise en place) pour établir une égalité entre l’offre publique et privée n’a pas reçu de réponse claire.
Vincent Dujardin, qui se rend régulièrement à la maison de repos, lance une dernière flèche: « J’y vois souvent du personnel en tension. Je constate que des actes de soins sont pratiqués par des personnes non qualifiées ou qui ne sont pas aptes à les donner. Pour moi, il y a quand même un problème ».

PHILIPPEVILLE : manque de personnel ou manque de résidents ou changement de management…

La résidence Vauban, initialement conçue pour accueillir 80 résidents, dont 54 très dépendants et le reste plus autonomes, a réduit sa capacité à 75 personnes depuis octobre. Cette décision vise à préserver le bien-être des résidents, en raison d’une pénurie de personnel. Le président du CPAS, Georges Ducoffre, souligne que le manque de personnel compromet le niveau de service, malgré l’importance de maintenir un environnement optimal pour les résidents. Des métiers comme ceux d’aide-soignant et d’infirmier sont dévalorisés, contribuant à cette pénurie.

La résidence est confrontée à un fort taux d’absentéisme parmi le personnel soignant, avec près d’un tiers des infirmiers et 15% des aides-soignantes actuellement absents. Recruter du personnel pour combler ces lacunes est difficile, les agences d’intérim étant également confrontées à une pénurie de soignants.
Pour pallier ce manque de personnel, la résidence engage des aides en logistique pour assister le personnel soignant dans des tâches non médicales, comme le service des repas et le soutien logistique aux résidents. Cependant, ces aides ne peuvent pas administrer de soins.
Le président du CPAS espère que la limitation du nombre de résidents sera temporaire et qu’une fois le cadre du personnel complet, la résidence pourra retrouver sa pleine capacité d’accueil. En attendant, refuser des admissions alors que des places sont disponibles est une source de frustration pour l’équipe.

Lire aussi dans l’Avenir

 

Presse : Bilan du bourgmestre à mi-mandat

Sudpresse du 6/10/21

Dans cet article, le bourgmestre André Demartin répond aux questions pour dresser le bilan de ces 3 premières années en tant que bourgmestre :

Le poste de bourgmestre était nouveau pour vous. S’il fallait retirer une bonne et une mauvaise chose de cette première partie de mandat, que choisiriez-vous ?
Comme toutes les communes, je vais dire que ça fait deux ans que nous sommes impactés par des paramètres inhabituels entre la crise sanitaire et les inondations. Sinon, comme partout, il y a des choses à améliorer et on y travaille. Pour le nettoyage des cimetières, par exemple, on va prévoir une équipe spéciale. Malgré ces difficultés, je pense qu’on a avancé. Nous avons une équipe qui travaille dur et qui travaille ensemble. Chaque échevin preste plus qu’un mi-temps. Nous avons aussi remanié l’administration communale pour essayer d’être plus efficaces.

Vous dites « gérer la commune comme une entreprise privée », c’est-à-dire ? C’est lié au remaniement ?
Nous sommes dans un milieu rural. Ici, ce qui prime, ce ne sont pas les couleurs politiques, mais l’intérêt du citoyen. On n’embauche plus des gens parce qu’il le faut, mais parce qu’ils sont performants. Il faut faire des recettes avec les dépenses. C’est pour ça qu’on essaye d’attirer des entreprises. Ici, nous allons accueillir deux lotissements de 80 lits pour personnes handicapées. Chaque unité représente 60 emplois ; mais ce n’est pas tout, il y a aussi le précompte. Plus de 50 % du précompte immobilier revient à la commune. C’est une façon de générer de l’argent sans pénaliser le citoyen.

Qu’est-ce qui change concrètement avec ce principe ?
J’ai voulu remettre de l’ordre dans certains services. Par exemple, quand je suis arrivé à la commune, j’ai interdit l’alcool partout. Ce sont des choses qui nuisent au système. Je ne déplais pas par plaisir, mais je n’ai pas peur de déplaire. Au début, j’ai été mal vu mais, maintenant, tout le monde est d’accord avec moi.

L’opposition reproche à la majorité forte que vous composez avec le MR de ne pas prêter attention aux requêtes adverses.
Nous n’écoutons pas beaucoup parce qu’ils ne maîtrisent pas ce qu’ils disent. Ils font de la désinformation auprès des citoyens et vont voir la presse avant de discuter les points en conseil. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne, c’est dérangeant. Ils font des polémiques avec tout. Se montrer, ça fait partie du jeu, mais je préférerais qu’ils le fassent avec des choses cohérentes.

«Malgré les difficultés liées au Covid, nous avons avancé.»
«Malgré les difficultés liées au Covid, nous avons avancé.» – Do.R

Quelles priorités pour les années à venir ?
L’Habitat Vert. C’est un dossier qui existe depuis longtemps. En 2018, nous sommes parvenus à avoir un financement de la Région wallonne. Trois parcs ont été reconnus Habitat Vert. C’est conséquent, on parle de plus de 1.000 habitants. Une pré-étude nous a amenés à prévoir un budget de 13 millions avec un subside de grosso modo 9 millions et, donc, une intervention communale de 4 millions. Mais en cours de route, la Région a changé la donne et ne veut plus subventionner l’eau et l’électricité. Or, il n’est pas possible pour la commune de financer à hauteur de 9 millions. Ça a été un branle-bas de combat, mais la situation évolue dans la bonne direction. Il est question que les réseaux d’eau et d’électricité interviennent.

Ce dossier avance-t-il assez vite ?
Les gens s’impatientent, mais comme c’est un projet subventionné, à chaque étape, ça doit retourner à la tutelle. Et la tutelle, c’est un mois ou deux. Quand on ajoute à cela les couacs du financement…

 

«Les travaux de la place stagnaient depuis 15 ans», dit le bourgmestre.
«Les travaux de la place stagnaient depuis 15 ans», dit le bourgmestre. – Do.R

Finalement, quel bilan tirez-vous de cette première moitié de mandat ?
Nous avons mis un point d’honneur à faire bouger des chantiers qui stagnaient depuis 10-15 ans. Et ça avance ! Par exemple, les travaux sur la place de Philippeville, ça durait depuis plus de 15 ans. On a revu le cahier des charges, réadapté, lancé le marché qu’on a attribué et la place est terminée depuis un an. Donc, ça a été assez vite malgré qu’on soit tombé en période Covid.

Par Donatella Ruolo, 

Les voeux de la zone de Police

[extrait de l’article qui sera publié lundi 22 dans l’Avenir »]

C’est le bourgmestre de Philippeville, Jean-Marie Delpire qui a ouvert la traditionnelle cérémonie de présentation de voeux. Il a d’abord remercié tous les policiers pour leur travail remarquable et considérable mené en 2017, malgré les contraintes imposées par la menace terroriste.
(…)
« J‘ai de nouveau, pour la deuxième fois, le plaisir de vous présenter mes voeux pour cette nouvelle année qui commence« , c’est par ces mots que commissaire chef de corps a pris la parole. Il a fait écho à l’actualité. « L’essentiel sera de vous dire merci pour le travail accompli parce que vous savez tous qu’être policier aujourd’hui n’est pas toujours simple. Vous faites un petit pas de travers et vous serez cloués au pilori et fustigés sur les réseaux sociaux, crucifié sur la place publique, et une certaine presse se précipitera sur l’événement, et vous aurez droit à la première page ! Vous n’aurez que très peu l’occasion de vous défendre, de mettre la situation dans son contexte, ou de la nuancer. La police fait vendre des journaux, elle est parfois un argument électoral, il est de bon ton de critiquer parfois la police, pour faire des voix. « 

Le courrier de Philippeville, le journal ?

De nombreux lecteurs nostalgiques n’en croyaient pas leurs yeux : leur hebdomadaire préféré sorti d’outre-tombe pour apparaître dans le fil d’actualité Facebook : « Le courrier de Philippeville« . Quelques minutes plus tard le gestionnaire de la page recevait des demandes d’abonnement à sa nouvelle page. Mais la plus part des demandes étaient en fait des demandes d’abonnement ou journal défunt « Le Courrier de Philippeville« , du groupe l’Avenir. Il faut dire que l’auteur de la page jette aussi le trouble en indiquant sa profession comme étant « journaliste ». En fait, il s’agit simplement d’informations certes régionales, mais avec un arrière-goût politique provenant d’un nouveau parti en lice pour les prochaines élections communales à Philippeville.

Conseil Communal du 24 août

Lors de cette séance du conseil communal, nous avons appris que  :
– L’école et le presbytère de Merlemont allaient bientôt être vendus
– Le sous-sol du terrain de foot est bien pollué, mais ne présenterait pas de danger pour les joueurs, à moins de manger la terre !
– Une nouvelle friterie peut être envisagée sur la place de Villers-le-Gambon, les projets (de construction amovible) sont à remettre à la commune
– La ville de Philippeville souhaite faire partie du Parc Narturel Viroin Hermeton.

… Ainsi que d’autres points qui seront développés dans vos journaux quotidiens de demain, et sur ce site dès dimanche 😉

Le syndicat d’initiative devient l’office du tourisme

La création d’un office du tourisme de Philippeville sera bientôt officialisée. Cela permettra de professionnaliser l’accueil touristique.

Le développement touristique devrait connaître un coup d’accélérateur, dans les années à venir, dans l’entité de Philippeville. Lors du prochain conseil communal, probablement fin juin, la transformation du syndicat d’initiative et du tourisme de Philippeville en office du tourisme sera entérinée.

Ce sera l’aboutissement d’une mutation voulue par la majorité actuelle et engagée voici plusieurs années, notamment avec l’arrivée de Marianne Del Pero, la coordinatrice communale responsable du tourisme.

Le 20 avril, une assemblée générale constitutive s’est réunie pour désigner les membres effectifs. Ils seront quinze dont huit représentants du conseil communal et trois membres de droit (des administrateurs de l’ancien SI).

Pour compléter le groupe, on trouve aussi quatre représentants des commerçants et des acteurs touristiques: Côte d’Or, Balad’ânes de Sautour, confrérie du Lapin à la bière… Avant la reconnaissance de l’OT devant le conseil communal, une autre réunion aura lieu le 6 juin pour adopter le Règlement d’ordre intérieur et régler les derniers aspects juridiques.

Une meilleure visibilité

Ce changement en office du tourisme n’a rien de cosmétique. «Nous voulions professionnaliser et dynamiser l’accueil touristique à Philippeville, insiste Marianne Del Pero. L’ancien syndicat d’initiative a fait du bon travail pendant des années. Mais il faut bien admettre que l’équipe de bénévoles qui le compose vieillissait: il fallait du sang neuf sans rejeter les anciens! D’autre part, pour les touristes, l’appellation syndicat d’initiative ne signifie pas grand-chose. Le terme «Office du tourisme» est beaucoup plus parlant et permet d’avoir une bien meilleure visibilité aux yeux du public. Le fait d’intégrer des acteurs touristiques et des commerçants permet également d’avoir une représentativité plus large. En revanche, la nouvelle structure ne nous permettra d’obtenir des subsides supplémentaires. Ils sont principalement réservés à la Maison du Tourisme du Pays des Lacs.»

Et de préciser que l’objectif ultime de la création de l’office du tourisme philippevillain est bien entendu d’augmenter la fréquentation touristique de Philippeville.

Côté chiffre: en 2015, l’ancien syndicat d’initiative avait répondu à 2062 demandes de renseignements. L’année suivante, ce chiffre a augmenté pour atteindre 3 089 demandes. Un résultat encourageant, bien que modeste, certainement à mettre en rapport avec l’ouverture des bureaux du SI, chaque jour, depuis septembre 2013. Auparavant, il n’ouvrait qu’en fonction des disponibilités des uns ou des autres.

Deux mi-temps spécifiques pour l’office du tourisme

La possibilité de visiter les souterrains en français, néerlandais, voire en anglais joue aussi un rôle. Il n’empêche qu’en matière de tourisme, beaucoup reste à faire à Philippeville qui ne peut compter que sur son passé de place forte et sur un réseau de promenades (voir ci-dessous) dans les villages alentour.

Avec la reconnaissance comme office du tourisme, la Commune a pu obtenir des points APE (Aide à la Promotion de l’Emploi), de quoi employer deux personnes à mi-temps: Mariane Del Pero et Jessica Parmentier.

«Avec ces deux professionnelles et l’aide des bénévoles, Philippeville disposera enfin d’une structure d’accueil des touristes digne de ce nom et efficace», insiste pour sa part André Descarte, échevin et président de l’office du tourisme.

De quoi appréhender l’avenir touristique de l’ancienne forteresse renforcée par Vauban et des communes environnantes avec optimisme.

Des champignons dans les souterrains

Parmi les atouts de la Ville, la visite des souterrains s’étale désormais sur 1,2 km. Des champignons y sont cultivés à petite échelle.

Nouveauté cette année: les souterrains qui courent sous l’ancienne place forte sont désormais accessibles sur 1,2 km contre 400 m autrefois. Ce réseau de 10 km de galeries datant du XVIIe siècle reliait les postes extérieurs de la forteresse à l’enceinte principale. «De l’éclairage a été installé dans le nouveau tronçon et du gravier a été étendu au sol pour le confort des visiteurs, explique Marianne Del Pero, de l’office du tourisme. Nous souhaitons aussi faire visiter ces lieux à la lueur de lanternes Led pour créer une ambiance particulière. Nous réfléchissons à aménager des reconstitutions historiques avec des mannequins et des objets anciens. Mais le problème est que le taux d’humidité est très élevé: dans cette atmosphère, tout pourrit rapidement.»

En revanche, avec l’humidité et une température constante d’une dizaine de degrés, les lieux se prêtent parfaitement à la culture des champignons de Paris et de chicons.

«Nous avons tenté l’expérience et cela fonctionne bien avec déjà quelques kilos récoltés, s’amuse Marianne Del Pero. Lors des visites des écoles, cela peut apporter un petit plus pédagogique pour les enfants. J’attends notre assemblée générale pour voir si nous poursuivons dans cette voie.»

À noter que la visite des souterrains s’intègre dans une découverte plus globale de l’ancienne forteresse de Philippeville (église, ancienne poudrière, les halles…). À l’avenir, la volonté est d’attirer des cars de touristes d’un jour, avec visite de la ville au matin, repas et découverte d’un artisan l’après-midi.

Concernant le réseau de promenades dans l’entité, plus de la moitié d’entre elles sont balisées et ouvertes, notamment à Sautour, Samart, Philippeville, Neuville…

Pour le reste, il reste quelques petits détails à régler, entre autres avec des sociétés de chasse! «Dès que le réseau sera prêt, l’IGN nous imprimera une carte spéciale reprenant l’ensemble des parcours», ajoute encore notre interlocutrice.

Dans les cartons également, un marché du terroir mensuel. Il devrait s’installer sur la place du Quartier Brûlé ou sur la place d’Armes. Les modalités précises doivent encore être tranchées par le pouvoir politique.

Jean-Luc HENRARD – L’Avenir du 2/06/17