Archives de catégorie : Sart-en-Fagne

Sart en Fagne : Une haie de sapins en feu

Les flammes se sont fort heureusement cantonnée à la haie de résineux derrière la maison. Les dégâts sont donc limités.

Les pompiers sont intervenus à à proximité de l’église à Sart-en-Fagne ce dimanche soir vers 22h. On signalait aux pompiers qu’une haie était la proie des flammes et qu’il y avait un risque que cela ne se propage aux habitations voisines. Selon un riverain, les flammes provenant de cette haie de sapins montait plusieurs mètres dans les airs. Les pompiers de Philippeville et de Mettet se sont rapidement rendus maître de la situation en cantonnant l’incendie à la quinzaine de mètre de haie calcinée. On ignore encore l’origine de ce départ de feu, mais on ne peut que recommander la plus grande prudence par le temps sec qui s’installera durant ces prochains jours.

Deux atouts de charme

La balle pelote était jouée presque dans tous les villages il y a des décennies. C’était presqu’une culture, une tradition de nos régions, un des sports les plus populaires.

Actuellement, certaines équipes tapent la balle comme dans un sport de haut niveau, d’autres jouent dans un climat beaucoup plus familial et bon enfant, juste pour le plaisir, et d’autres encore parviennent à mélanger ces deux ingrédients. A Sart-en-Fagne, il n’y a pas de doute, le club est né pour le plaisir. Et les résultats plus qu’encourageants ont été de plus en plus nombreux, le menant jusqu’en tête de classement. Une équipe est aussi assez particulière: les Minimes. Cette équipe s’est construite sous l’impulsion et l’œil vigilant de leur coach Patrice Cornet, alias Titi. C’était en 2011.
Les premiers jeunes à rejoindre les rangs sont forcément des enfants de joueurs ou de fidèles supporters. Ainsi, les premiers à enfiler le maillot des Sartois sont Maxime Cornet, Tanguy Magniette, Louis Tirifahy, Lucie Tirifahy et Camille Cornet. Oui, vous avez bien lu, Lucie et Camille, les deux atouts charmes de ces jeunes. L’année dernière, Noa Hayard et Lucas Macaux ont complété l’équipe et, cette année, c’était au tour de Thomas Delsipée et Wyatt Jordan de renforcer le noyau. Côté palmarès, après avoir éliminé Wargnies et Baasrode, ils ont remporté la coupe Entre-Sambre et Meuse, dans la catégorie Minimes. Ils se sont classés troisième dans la finale des coupes de Belgique. Le point fort de l’équipe? L’entente et l’ambiance entre les joueurs, souffle-t-on dans le public. Et pour terminer en apothéose la saison, l’équipe minime s’est placée sur la plus haute marche du championnat de l’Entre-Sambre et Meuse.

Publié dans le  Proximag   du 25/09/2019 

Vivre le Mondial en France quand on est belge

Dominique et Jean-Luc habitent le petit village de Sart-en-Fagne. Depuis quelques jours, ils profitent d’un repos bien mérité en compagnie de leurs enfants, Lucie, Louis et Sylvain. C’est la région de la Dordogne, et plus particulièrement à Montignac, qu’ils ont posé leurs valises. A leur arrivée, ils ont bien évidemment cherché un bistro où était diffusé les matchs de foot, et particulièrement ceux des Belges. « Mais ici, ce n’est pas comme par chez nous, il n’y a pas de retransmission dans tous les cafés, explique Dominique, on a fini par trouver L’emboscada« .
   Elle explique qu’ils sont arrivés au bar lorsque le match de l’équipe française venait de se terminer, « L’écran était installé à l’extérieur, en terrasse. Nous avons été très bien accueillis. Dans cette région, ils apprécient les belges. Lorsque les belges ont gagné contre le Brésil, ils ont fait la fête avec nous. Le patron nous a même payé un verre, pour nous féliciter, alors que nous, nous n’y étions pour rien…! » rit encore Dominique. On imagine aussi que les français étaient contents d’une défaite brésilienne. « Ils auraient bien vu une finale France-Belgique« , ajoute Jean-Luc. Et le patron leur recommande de ne pas arriver trop tard ce soir, pour avoir une bonne place. « L’esprit est bon enfant, dit Fabien, « on se charrie un peu, mais juste pour rire, nous sommes très contents d’avoir des supporter Belges avec qui on peut faire la fête ! » ajoute Fabrice.

Journée découverte avec le jeu pour les écoles communales

Pour la troisième année consécutive, les élèves des écoles primaires de l’entité se sont retrouvées au parc de la Vignette à Surice, pour un événement baptisé « journée découverte inter-écoles« . L’échevin de l’enseignement, Christophe Corouge explique : « Une telle journée, c’est d’abord l’opportunité de découvrir de nouveaux univers, celui des sciences il y a 2 ans, celui des arts l’année dernière et celui du jeu cette année, de pénétrer un nouveau monde, de stimuler la curiosité des enfants et de varier les méthodes d’apprentissage et d’éveil« . Il a salué au passage la collaboration de l’Athénée Jean Rostand à cette journée, et a annoncé les travaux de rénovation à venir à l’école de Sautour, de Fagnolle et de Surice. Romedenne et Surice devraient avoir leur tour prochainement, si les subsides sont présents. Un site internet dédiés aux écoles communales devraient aussi voir le jour très bientôt. C’était aussi l’occasion pour les parents de faire connaissance avec la directrice ff Dominique Vandenavenne, en charge des écoles communales de Franchimont, Romedenne, Neuville, Sautour et Jamagne, le reste des école étant confiées au directeur Marc Mathieu.
Mais pour les enfants, le plus important, c’est qu’ils ont pu jouer tous ensemble, toute la journée avec leurs copains qu’ils croisaient parfois à la piscine ou qui habitent le village voisin, et que leur institutrice jouaient également avec eux.

Les maisons de village, aux quatre coins de l’entité

Avec 6 maisons de village, Philippeville est certainement l’une des entités où on compte le plus de ces lieux prédilection pour les activités intergénérationnelles.

20160614_155406La première maison de quartier, ou de village, a vu le jour à Villers-le-Gambon. Il s’agissait avant tout pour les autorités communales de préserver l’état de ses bâtiments, par leur remise en état via des subsides octroyés par la Région Wallonne. Ainsi l’ancienne maison communale de Villers a subi un sérieux lifting. Dans la foulée, un comité d’accompagnement a été mis sur pied. « Mais cela n’a pas fonctionné« , explique Karl Bondroit, chef de projet au Plan de Cohésion Sociale (PCS), « cela ne répondait pas aux besoins de la population« . Et il nous relate des petites querelles liées à l’occupation par divers utilisateurs, comme des cendres (r)amenées comme preuves pour incriminer l’un ou l’autre occupant.

La fin du bus
Mais un souffle nouveau y est insufflé suite à la disparition du bus itinérant qui proposait des activités intergénérationnelles. À partir de ce moment-là, l’ancienne maison communale du village ne cesse de se remplir au gré des diverses animations, propres au village.
Dans d’autres villages aussi les animations intergénérationnelles s’installent, pour le plus grand bonheur de tous. Dans certains lieux, ce sont des locaux destinés à un autre usage qui sont temporairement utilisé, comme à Romedenne, dans les locaux de l’école, ou à Fagnolle, en collaboration avec le club de balle pelote, ou dans les domaines du Bois de Roly et de la Forêt à Neuville. Ailleurs, ce sont des bâtiments communaux qui endossent une nouvelle vie. C’est le cas à Sart-en-Fagne, Roly, Villers-en-Fagne, Jamiolle, Merlemont. Dans cette dernière localité, c’est dans l’ancienne salle communale et une partie de l’ancienne école. « En fait, nous allons partout où on nous le demande« , explique Thibaut Sibille, le référent « Maison de Village » au sein du PCS.  Cette occupation des locaux permet de les garder en état, tout en restant au service de la population.

Une gestion centralisée
« Lorsque nous avons repris la gestion des maisons de villages, nous avons constaté une gestion un peu anarchique« , explique Karl Bondroit, « rien n’était coordonné« . Le chef de projet prône donc une rationalisation des dépenses. Avec son équipe, ils ont mis au point une convention, unique et approuvée par le conseil communal, pour toutes les maisons de village. « Si la convention est modifiée pour une maison de village, ces changements sont appliqués partout« . Cette nouvelle organisation a aussi vu l’émergence d’un seul responsable pour l’ensemble de toutes les maisons de village, en la personne de Thibaut Sibille. C’est le référent au sein du PCS.

Surice maison de village planQuant à la maison de village de Surice, dont on parle depuis de longues années, le projet a du être modifié, et donc reporté,  à plusieurs reprises pour répondre aux besoins de la population, mais aussi aux critères visant à l’attribution de subsides liés à l’isolation et à l’économie de l’énergie.

 

Collecte des déchets en 2016

Attention, depuis ce 1er janvier, les jours de collecte des poubelles (organiques, ménagères, PMC et papier/cartons) s’effectueront un autre jour de la semaine. Tout le territoire de l’entité sera à présent dé-servi le même jour, à savoir le lundi pour les poubelles ménagères et organique, les PMC seront ramassés un mardi sur deux, et les encombrants, deux fois par an, le 13 avril et le 27 octobre pour Fagnolle, Jamagne, Jamiolle, Neuville, Philippeville, Roly, Samart et Sautour. Le reste de l’entité, à savoir Franchimon, Lautenne, Merlemont, Omezée, Romedenne, Sart-en-Fagne , Surice, Villers-en-Fagne, Villers-le-Gambon et Vodecée, sera visité les 27 avril et 26 octobre.

bep environnement

Les hottes en tournée au pays des Lapins

Un peu perdu à l’entrée du territoire de la Fagne, les habitants du village de Sart-en-Fagne, surnommés les lapins, vivent paisiblement sur les rives de l’Hermeton. Le dernier commerce, une boucherie, a fermé ses portes depuis plus de vingt ans à présent. L’école aussi a laissé à présent sa place à une maison de quartier.

Mais ce village n’est pas mort pour autant. Plusieurs équipes de balle pelote animent le village les week-ends, un comité de pêche taquine le goujon, et le comité des fêtes organise de multiples activités pour rassembler les villageois, comme la fête St Roch ou le cortège d’Halloween par exemple.

Des hottes en tournée

Une de ces activités est pareille à nulle autre: la tournée des hottes. Dès potron-minet, une poignée de braves se rassemblent au bout du village. Sur leur dos, une hotte, parfois en noisetier, parfois en saule. Maria décore chacune d’elle d’un joli bouquet de fleurs. Ensuite, les braves se partagent en deux groupes pour aller frapper à chaque porte de chaque habitation du village. Toc toc toc… «Bonjour, vous connaissez les hottes? » lance hardiment Yves, «Nous passons dans chaque maison pour récolter des vivres que nous vendrons à la sortie de la messe ». Un peu étonnés, parfois encore en pyjama, les nouveaux au village ne se font pas prier, et c’est un paquet de pâtes, un kilo de sucre, une bouteille de vin qui va trouver une place au fond de la hotte.

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Les habitués, eux, attendent de pied ferme les porteurs de hottes. Dans la cuisine, le fauteuil est poussé sur le côté et on a ajouté quelques chaises. Sur la table, bien au centre, trône la bouteille de goutte et quelques verres. Sur le coin de la table, le thermos de café «ça fait du bien une petite jatte! ». Séverine, elle, avait préparé un pot de son miel et quelques bouteilles de bière «Je les ai mises au congel, pour qu’elles soient bien froides… mais ils n’ont bu que du café et de l’eau! »

Une vente sur le parvis de l’église

À onze heures, tout le monde prend la direction de l’église, sur les hauteurs du village. Au cours de l’office, le curé bénira les hottes. Une fois terminée, tout le monde se presse sur le parvis de l’église. Là, la récolte est répartie en différents lots qui seront tous vendus à 5 euros. «Une affaire, dit Quentin, moi je prends celui avec les bonbons hein maman! » En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, tous les lots sont vendus. La petite somme récoltée servira à financer quelques messes pour les défunts de la paroisse, ainsi qu’à offrir le repas de midi aux porteurs de hottes ainsi qu’à tous les habitants qui ont accepté leur invitation. Quant aux bouquets de fleurs des hottes, ils seront déposés sur les tombes des écoliers et de leur institutrice qui ont été tués lors de la chute d’un réservoir d’avion à la fin de guerre 40-45.