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Laneffe : un hectare de forêt ravagé par les flammes

Un impressionnant feu d’espace naturel s’est déclaré ce début de soirée à Laneffe, mobilisant d’importants moyens de secours de la région. Le sinistre a pu être maîtrisé après avoir brûlé un hectare.

PH : Dinaphi

Il était 17h50 ce début de soirée lorsque l’alerte a été donnée. Le long de la rue de Thy-le-Bauduin à Laneffe, le feu sévissait dans un  champ. Attisé par le vent, le feu est devenu  particulièrement virulent au point de  traverser la route pour se jeter sur la forêt située de l’autre côté.

Pour contrer rapidement cette propagation, la zone de secours DINAPHI et les services voisins n’ont pas lésiné sur les moyens lourds :

  • Ph : DinaPhi

    Quatre camions citernes feux de forêt (trois de DINAPHI et un en renfort d’une zone voisine),

  • Deux véhicules citernes,

  • Une chaîne de commandement renforcée comprenant trois officiers, un officier spécialisé feux de forêt et une équipe drone pour cartographier le brasier depuis les airs.

Grâce à cette frappe coordonnée, le feu a pu être stoppé. Le bilan fait état d’un hectare de forêt calciné. La police était également sur place pour bloquer les accès et faciliter le travail des pompiers.

Une prise de risque pour les hommes du feu? L’étonnante absence de prévention médicale

Si l’on ne déplore fort heureusement aucun blessé dans les récents incendies dans notre région, un détail sur le dispositif pose question sur le terrain : aucune ambulance n’a été prépositionnée sur place à titre préventif.
On le sait, les feux de forêt en pleine période de sécheresse comptent parmi les interventions les plus éprouvantes et dangereuses pour les organismes. Entre la chaleur étouffante du brasier, l’effort physique extrême, le risque de coup de chaud ou d’intoxication par les fumées pour les pompiers au plus près des flammes, la présence d’un soutien sanitaire d’urgence semble être un minimum pour protéger ceux qui nous protègent.
Un manque de moyens, un oubli ou un choix stratégique des zones de secours ? La question mérite d’être posée, alors que la saison des incendies met déjà les effectifs à rude épreuve dans toute la région.

Incendie à Vaucelles : 6 hectares brûlés, les maisons évitées de justesse

Ce mercredi 29 juillet vers 15h20, un violent feu d’espace naturel a ravagé six hectares entre Vaucelles et Mazée. Si les habitations et le bétail ont pu être épargnés grâce aux secours et à la solidarité locale, cet épisode met en lumière des consignes de sécurité vitales pour la population.

Le feu s’est déclaré au début de la rue de la Joncquière, embrasant d’abord un sous-bois avant de traverser la route pour menacer directement les premières habitations. La cabine électrique ORES a heureusement échappé au pire, mais les flammes se sont rapidement propagées aux prairies et aux champs voisins sous l’effet d’un vent fort et particulièrement changeant.
Face à la menace qui pesait sur plusieurs dizaines d’hectares de forêt, un dispositif impressionnant a été déployé. Les pompiers venus de Philippeville, Couvin, Yvoir, Beauraing et Rochefort (avec une unité de pompage alimentée dans les étangs du village), épaulés par des renforts du SDIS 08 français, ont mené une lutte acharnée pour contenir le front de flammes.

La solidarité locale face au sol de béton

Les agriculteurs de la région ont joué un rôle crucial en acheminant des citernes d’eau et en mobilisant leurs déchaumeuses pour créer des barrières de sécurité.
Si beaucoup se demandent pourquoi ces terres moissonnées ne sont pas déchaumées systématiquement pour prévenir de tels brasiers, la raison est purement technique : la sécheresse extrême rend le sol tellement dur que le passage des engins risquerait de casser le matériel et de créer des étincelles redoutables.

Ce que cet incendie change pour votre quotidien et votre sécurité

En l’absence de travaux agricoles au moment du départ de feu, la thèse d’un simple jet de cigarette par la fenêtre d’un véhicule est fortement suspectée. Cet événement est une piqûre de rappel brutale sur les règles de sécurité en vigueur :

  • Arrêté « Sécurité Sécheresse » toujours actif : Il est strictement interdit d’allumer des feux en plein air sur l’ensemble du territoire provincial, y compris dans les jardins privés et sur les installations aménagées (barbecues, feux de camp, etc.).
    Comportement au volant : Un simple mégot jeté par la portière peut dévaster des hectares et menacer des vies en quelques minutes. La vigilance doit être maximale.

Appel urgent des pompiers : « Ne venez pas observer le feu ! »

À la suite de cette intervention délicate, le commandement des pompiers lance un message clair à la population : ne vous rassemblez jamais à proximité d’un incendie pour regarder ou prendre des photos.

Avec un vent changeant, le feu peut faire demi-tour ou accélérer à une vitesse incontrôlable, mettant directement en danger les curieux. De plus, la gestion de la foule et la protection des spectateurs canalisent une énergie précieuse dont les pompiers ont besoin pour lutter contre les flammes. En cas d’incident, éloignez-vous et laissez les routes dégagées pour les véhicules de secours.

DOISCHE : Encore un feu de paille sur un champ

Un incendie impressionnant s’est déclaré ce lundi près de Doische. Un tracteur récent et son chargement de paille ont été détruits.

Lundi vers 13 heures, un incendie s’est déclaré dans les campagnes situées au bout de la rue de la Pireuse à Doische. Alors que l’agriculteur achevait le chargement de gros ballots de paille, le feu s’est soudainement déclaré au niveau de la remorque.
La rapidité des flammes n’a pas laissé le temps de décrocher le tracteur. L’engin récent, âgé de quelques années à peine et appartenant à Hubert Vant’Westeinde,, s’est très vite embrasé et a été complètement détruit. L’attelage a également beaucoup souffert.

L’intervention des secours a été compliquée par de fréquentes rafales de vent. Les coups de rafales propulsaient alors les flammes quelques mètres plus loin, vers des pailles ultra sèches et particulièrement inflammables. Face à cette menace constante de propagation à l’ensemble du champ, d’importants moyens ont été déployés.Une pompe multifonction de Philippeville est intervenu sur les lieux, appuyé par une citerne de 12 000 litres venant de Beauraing ainsi que des autopompes feux de forêt de Beauraing et Couvin, sous la direction d’un officier de Dinant. Le bourgmestre de Doische, Pascal Jacquiez, s’est aussi rendu sur place.
Pour circonscrire le sinistre, une course contre la montre s’est engagée. Aidés par l’agriculteur qui a rapidement passé un coup de herse pour isoler la zone, les pompiers ont pu vider la paille et éteindre le foyer. Ces opérations de noyage ont exigé de longues heures de travail intensif afin de prévenir toute nouvelle reprise d’incendie.
Un peu plus tard dans l’après-midi c’est à Oignies  que les pompiers se rendaient pour un feu de forêt.

Silenrieux : une moissonneuse-batteuse prend feu rue de Falemprise

Un début d’incendie s’est déclaré ce mercredi 15 juillet, aux alentours de 23h00, rue de Falemprise à Silenrieux. Une moissonneuse-batteuse, appartenant à M. Mille, un agriculteur basé à Soumoy, a soudainement pris feu en plein travail.

Heureusement, le sinistre a pu être rapidement maîtrisé. Le premier véhicule arrivé sur les lieux, la citerne des sapeurs-pompiers de Cerfontaine, est parvenu à fixer les flammes très vite, efficacement épaulé par l’agriculteur lui-même. Cette réactivité a permis d’éviter que le brasier ne se propage aux cultures environnantes.

Ph : Dinaphi

​D’importants moyens de secours avaient néanmoins été mobilisés par précaution. Les pompiers de Philippeville ont dépêché sur place des pompes multifonctions, une autopompe feux de forêt ainsi qu’un officier de garde. Une autopompe feux de forêt de Couvin est également venue en renfort, tandis que la police de la zone Hermeton et Heure sécurisait les abords.

Ph Dinaphi

L’incident n’a fait aucun blessé. Concernant l’origine du sinistre, la piste accidentelle est privilégiée : un échauffement de la machine, combiné à l’accumulation de poussières particulièrement sèches, aurait provoqué le départ de feu.

Ph Dinaphi

Mazée : le feu se déclare dans un fossé


La sécheresse qui dure depuis plusieurs jours amène son lot de feu de broussailles. Après Olloy plus tôt dans la journée, c’était le tour de Mazée.

Dimanche après midi un agriculteur, occupé aux moissons, a repéré que des flammes dévoraient les herbes sèches d’un accotement le long d’une terre de culture, dans les campagnes entre Niverlée et Mazée, rue Grands Champs. Tandis que les pompiers étaient requis, l’agriculteur, à l’aide de son engin télescopique (Manitou), s’affairait à recouvrir les flammes de terre pour enrayer la propagation du feu. A l’arrivée du véhicule spécialisé en feu de forêt de Couvin et de la citerne de Philippeville, l’incendie était maîtrisé. « Ils ont toutefois noyé les lisières pour éviter toute reprise« , précise le porte-parole parole de la zone Dinaphi.
A la suite de cette nouvel incendie en milieu naturel, et face au prochains jour de forte sécheresse, il est recommandé à la population la plus grande prudence avec les mégots de cigarette notamment

Photo prétexte

Un tas de pneus en feu

Lundi vers 11h, plusieurs appels sont parvenus au central 112 signalant un important incendie entre Vodelée et Romedenne.
20151005_113431Un fort détachement d’hommes et de matériel (plusieurs auto-pompes et citernes, ainsi qu’un élévateur) prend le départ de Philippeville et de Dinant. Une ambulance et la Police sont également requis. A des kilomètres à 20151005_113655la ronde, on peut en effet apercevoir une très épaisse colonne de fumée noire qui monte dans les airs. Arrivé sur place, route de Vodelée à Romedenne, les pompiers trouveront un important brasier constitué de vieux pneus. Les pompiers de Philippeville ont d’abord utilisé leur produit moussant avant d’arroser copieusement le tas de pneumatiques. L’origine de cet incendie est accidentelle et plutôt le fruit d’une négligence.  Celui qui risque de s’en mordre les doigts une fois qu’il recevra la facture, avait mis le feu à un tas de papiers et cartons. Suite à l’action du vent, le feu s’est communiqué au tas de pneus tout proche.
Mais la faute du déplacement de toutes ces forces vives ne lui est pas uniquement imputable. Les différents appelants n’ont certainement pas vérifié l’origine de cette fumée, ni rappelé le 112 une fois qu’ils s’en sont rendus compte.

Un incendie qui n’aura pas lieu à Lautenne

Mardi vers 17h, le central 112 a reçu un appel d’un agriculteur signalant que le feu couvait dans ses ballots de foin. Rapidement, les pompiers de Philippeville et de Florennes, sous les ordres du lieutenant Philippe Mansy et de l’Adjudant J-François Bourtembourg, se sont rendus sur les lieux.

« C’est lorsque j’ai voulu prendre un ballot de foin que j’ai remarqué qu’il était tout chaud et sentait le caramel » explique Jérôme Danneels, fils de l’exploitant. « Par précaution, nous avons préféré appeler les pompiers avant de sortir du hangar les autres gros ballots, pour éviter tout risque d’incendie spontané avec l’apport d’air » explique Bernard, le chef de l’exploitation agricole.lautenne-incendie-23062015 (3) lautenne-incendie-23062015 (4) lautenne-incendie-23062015 (5) lautenne-incendie-23062015

Sous la surveillance des pompiers, entre 30 et 40 ballots de 400 kg ont été évacués du hangar. Près de la moitié d’entre-eux « sentaient le caramel » comme on dit dans le milieu, c’est-à-dire que la température intérieure des ballots comprimés approchaient les 70 à 90 degrés pour certains. Quelques-uns ont même été directement déposés et ouverts dans la cour à fumier. Au contact de l’air, une épaisse fumée s’en est échappée. Les pompiers les arroseront d’ailleurs copieusement pour éviter tout risque de combustion durant la nuit. « Pour une fois, on arrive avant l’incendie de la ferme, je n’ai jamais vu çà durant ma carrière », commente Philippe Mansy, l’officier de Philippeville. En effet, à quelques heures, voire quelques jours, ce hangar serait parti en fumée !