La réception d’un avertissement pour mauvais stationnement a provoqué la colère d’un riverain de la rue de France à Philippeville. Installé dans le centre depuis trois ans, il affirme avoir toujours stationné devant chez lui sans apposer de disque. Découvrant qu’il était soumis à la réglementation de la zone bleue comme tout automobiliste depuis plus 2015, il a exprimé son incompréhension de la loi, du moins de son application actuelle, sur les réseaux sociaux.
Du côté communal, on rappelle toutefois que la mesure n’a rien de récent. La zone bleue est en vigueur dans le centre-ville depuis plus de dix-sept ans et son contrôle relève de la police. Elle concerne la rue de France, la rue de Namur et la place d’Armes, soit environ 150 emplacements.
La Ville insiste sur le fait que cette réglementation ne vise pas à pénaliser les riverains, mais à assurer une rotation des véhicules dans les rues commerçantes. L’objectif est de permettre aux clients d’accéder facilement aux magasins et aux services du centre. À Philippeville, il n’existe pas de carte spécifique pour les habitants, un choix assumé afin d’éviter que les places disponibles ne soient occupées en permanence. Dans une artère comme la rue de France, où cohabitent une trentaine de commerces et une cinquantaine de logements pour une soixantaine de places, réserver le stationnement aux seuls riverains empêcherait toute rotation et nuirait directement à l’activité économique.
La commune rappelle par ailleurs que l’offre de stationnement reste conséquente à proximité immédiate : plusieurs centaines de places sont disponibles dans les rues avoisinantes, ainsi que dans les parkings situés à l’entrée de la rue de France et aux Casernes.
Pour les autorités, il s’agit donc d’un équilibre à maintenir entre confort des habitants et vitalité du centre-ville. Une organisation qui demande un effort collectif, afin de préserver l’attractivité commerciale et la vie locale.
Lire l’article écrit à ce sujet en 2015 :
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