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Franchimont

L’eau : un élément indispensable pour le vivant et la bière

Carrière inondée et cuves de brassage : à Franchimont, les Journées wallonnes de l’eau ont offert un double regard sur l’omniprésence de l’eau, entre biodiversité surprenante et chimie du brassage.

Ph : E.B.

Les Journées wallonnes de l’eau se sont clôturées à Franchimont par deux événements originaux. « Au Tienne d’el Beumont », ancienne exploitation de dolomie de la société Lhoist, mise sous eau il y a une dizaine d’années, le Groupe belge de recherche scientifique sous-marine (GBRS) a mené des plongées scientifiques. L’objectif : recenser les espèces animales et végétales qui s’y sont installées, et suivre leur évolution d’année en année. Des plongeurs récoltent des échantillons analysés en surface à la loupe et au microscope, permettant d’évaluer la qualité biologique de l’eau.

La faune découverte est variée : invertébrés, gastéropodes, poissons — dont ce qui ressemble à une grosse carpe, prise d’abord pour un brochet. Ces espèces ont colonisé ce milieu fermé grâce aux oiseaux aquatiques, qui transportent involontairement œufs et organismes sous leurs pattes. On y retrouve aussi des espèces invasives comme le gobie ou l’écrevisse américaine. L’absence d’arbres autour de la carrière explique cependant le manque de nourriture et donc l’absence d’écrevisses sur ce site précis.

À quelques centaines de mètres de là, la Brasserie Willow’s illustrait, elle, l’importance de la composition chimique de l’eau dans la fabrication de la bière. Le brasseur Laurent Woine a expliqué comment chaque ion — calcium, magnésium, sulfates, sodium — influence le goût, l’amertume et la qualité du brassage. L’eau locale, issue du Ry de Rome, est particulièrement stable et bien adaptée à la production de bières brunes comme blondes.
La microbrasserie Willow’s veille à réduire
au mieux sa consommation en eau. « Dans
l’industrie, sept litres d’eau sont nécessaires
pour fabriquer un litre de bière, précise le bras-
seur Laurent Woine. Chez nous, nous utili-
sons entre quatre et cinq litres. Par ailleurs,
l’eau chaude utilisée pour chauffer les cuves est
récupérée pour le nettoyage, une sorte d’écono-
mie circulaire respectueuse de l’environne-
ment. Il est essentiel de faire passer ce message
auprès des visiteurs, car l’eau est une denrée
particulièrement précieuse, qu’elle soit utilisée
à un niveau professionnel ou domestique. »

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