Récemment, la députée régionale (MR) de Philippeville, Laëtitia Broginez, s’est inquiétée publiquement, face à la ministre de l’Éducation Joëlle Milquet (cdH), de la disparition des écoles rurales.
« Si Bruxelles et sa périphérie connaissent un boom démographique et que certaines communes ouvrent de nouvelles écoles, en revanche, dans les provinces du sud du pays, les communes et les enseignants multiplient les initiatives pour essayer de les sauver. « Les petites écoles ont en effet de moins en moins la cote, comme dans l’entité de Cerfontaine ou encore tout récemment Viroinval, où des écoles de village sont menacées de fermeture.Les raisons de ces difficultés sont multiples : parents travaillant loin et préférant déposer leurs enfants sur le chemin du travail, crainte des parents à l’égard de la classe unique, décret « inscription » les poussant à retirer leurs enfants à l’entame de la 5e primaire… Il est important de conserver « l’école au village », garante de cohésion sociale. Quelles démarches la Fédération Wallonie-Bruxelles pourrait-elle entreprendre afin de venir en aide aux communes désireuses de maintenir leurs implantations scolaires ?« . Elle proposait notamment de modifier la dérogation qui autorise un nombre inférieur d’élèves que la norme durant un an, en la passant à 2 ans.Joëlle Milquet ne l’entend pas de cette oreille et elle estime que les normes en vigueur sont déjà fort basses. « Nous devons aussi nous préoccuper des moyens financiers de notre Fédération », a ajouté la ministre de l’Éducation, la Culture et l’Enfance. «Il ne faut pas que le coût par élève devienne excessif. La norme n’est que de seize élèves, et aller dans un village voisin n’est pas un drame : nous ne sommes pas au fin fond du Canada ! D’ailleurs, dans les cas marginaux, j’accorde une dérogation. » !
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