Archives de catégorie : Philippeville

Un nouveau bureau pour la CSC

Depuis le début de cette semaine, des travaux sont en cours à la rue de France à Philippeville, du moins dans sa partie située entre le carrefour avec le boulevard du Centenaire et le rond-point du zoning commercial. Un ancien bâtiment à vocation de commerce qui abritait auparavant un fleuriste, situé entre l’internat des filles et le commerce de chaussure, est en cours de démolition.
Que trouvera-t-on à cet endroit situé à deux pas du centre-ville et à deux pas du centre commercial ? Des bureaux de la Confédération des Syndicats Chrétiens, plus connue sous son abréviation CSC. Il y a quelques années les bureaux de Florennes ont été rénovés. Ceux de Couvin deviennent vieillots, et il se pourrait que l’ouverture de Philippeville condamne les locaux couvinois, mais de toute façon pas avant 2017, date annoncée de la fin des travaux. « Les démarches étaient assez compliquées, au niveau urbanisme car on voulait des pentes de toit perpendiculaires à la route, mais nous devons le faire dans l’autre sens« , nous confie-on sur place. « Et même au niveau de la circulation, c’était assez difficile d’obtenir les autorisations, il a fallu réduire à une seule bande, dans seul un sens« . Une déviation est mise en place en venant du rond-point, via les boulevards.
Quand les travaux seront terminés, les affiliés à ces services pourront se stationner sur les nombreuses places de parking toutes proches.

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Les voeux du bourgmestre

Pour la deuxième fois, c’est dans la salle du CPAS que le mayeur de Philippeville, Jean-Marie Delpire, avait convié ses invités afin de leur adresser ses meilleurs vœux. Parmi l’assemblée, on pouvait remarquer bon nombre d’employés communaux évidemment, mais aussi le corps enseignant et les forces de l’ordre. Par contre, les pompiers n’étaient pas représenté, ni les Eaux et Forêt, et le service ouvrier ne l’était que faiblement. Par contre, le Doyen Principal de Philippeville-Florennes, Philippe Masson, était bien présent et a félicité le bourgmestre pour sa prose utilisée afin de présenter ses vœux.
Dans son discours, le premier citoyen de la Ville a dressé le bilan des actions menées depuis l’an dernier, et des projets en cours de réalisation. Cette année 2016 devrait voir aboutir, entre-autre, les dossiers du terrain de foot de Philippeville et de Surice, la réparation de l’anneau routier de la place de Philippeville, divers travaux de réfection des routes et de réparation de l’église de Romedenne, l’aménagement de la nouvelle école de Neuville, et l’isolation de l’école de Sautour. 20160108_171316« Notre volonté est de tout faire pour que Philippeville reste une ville où il fait bon vivre, comme en témoigne l’augmentation de la population, qui n’est pas dûe qu’à une hausse de natalité, mais bien à des personnes qui choisissent de venir vivre chez nous« .
Il a ensuite présenté ses vœux déclinés dans une sympathique prose qui en fait rire plus d’un. Ensuite, dans une ambiance détendue, tout ce beau monde a partagé d’intéressants moments autour d’un bon verre et une délicieuse collation préparée par un traiteur de Jamiolle.

 

Collecte des déchets en 2016

Attention, depuis ce 1er janvier, les jours de collecte des poubelles (organiques, ménagères, PMC et papier/cartons) s’effectueront un autre jour de la semaine. Tout le territoire de l’entité sera à présent dé-servi le même jour, à savoir le lundi pour les poubelles ménagères et organique, les PMC seront ramassés un mardi sur deux, et les encombrants, deux fois par an, le 13 avril et le 27 octobre pour Fagnolle, Jamagne, Jamiolle, Neuville, Philippeville, Roly, Samart et Sautour. Le reste de l’entité, à savoir Franchimon, Lautenne, Merlemont, Omezée, Romedenne, Sart-en-Fagne , Surice, Villers-en-Fagne, Villers-le-Gambon et Vodecée, sera visité les 27 avril et 26 octobre.

bep environnement

ORA, une entreprise à l’honneur par la Province

Cette petite entreprise ne connaît pas la crise, c’est ce qu’on pourrait en déduire en regarder le chiffre d’affaire sans cesse croissant.

DSC_0001Il est une petite entreprise de chez nous qui est plus connue en Chine et en Amérique qu’en Belgique. En effet, Optimized Radiochemical Application (ORA) est réputée à l’extérieur de nos frontières, mais n’a encore aucun contrat à l’intérieur du pays.
DSC_0002A l’occasion de la remise par la Province du prix Alfters de l’internationalisation, la petite entreprise mise sur pied par Vincent Tadino en 2006, a ouvert ses portes aux visiteurs, la production étant à l’arrêt. En compagnie du député Jean-Marc Van Espen, et de l’échevine DSC_0003Brigitte Lepage, une poignée de personnes ont visité les lieux.

Des composés chimiques radioactifs
Dans ce qui était autrefois un dépôt de produits surgelés, puis un grossiste en bières et autres boissons, la petite entreprise qui compte une petite DSC_0004dizaine d’employés, ne fait pas de bruit, outre l’arrivée et le départ des camions de livraison. Leur travail est de mettre au point des machines capables de doser, avec une extrême précision, des composés chimiques et radioactifs utilisés dans le cadre de DSC_0005l’imagerie médicale. Leurs machines sont capables d’utiliser divers composants, sans l’intervention de la main de l’homme, mais bien à distance, même d’un continent à l’autre. « Dans ce domaine, nous sommes à la pointe de la technologie« . Leurs composés sont capables de repérer la présence de cellules cancéreuses, de révéler des DSC_0007problèmes cardiaques, « et nous sommes leader dans le repérage de la maladie d’Alzheimer« .

97 % de leur production sont exportés
Toute cette avancée technologique pharmaceutique a permis de nouer des contacts avec des grandes firmes et DSC_0008leur a ouvert les portes de plusieurs continents, comme l’Australie, l’Inde, la Chine ou le nord des Etats-Unis. « C’est sûr que nous voyageons beaucoup, il faut assurer l’entretien de nos 180 machine par-delà le monde« . Il explique aussi que ce grand DSC_0011déploiement territorial est dû en la nature même de sa production. « On pourrait comparer cela à un atelier de boulangerie : ce que nous produisons la nuit est livré en matinée pour être utilisé avant la fin de la journée. » Mais des contacts sont à présent établis, et quelques grands laboratoires belges se sont montrés intéressés par ce qu’ils produisent, et notamment l’IRE de Fleurus.

DSC_0016Pourquoi à Philippeville ?
Au départ, Vincent assurait l’entretien de machines semblables pour son patron. Voulant voler de ses propres ailes, il décide de concevoir ses propres machines. « C’était en 2009, dans mon garage à Liège » se souvient-il avec le sourire. Suite à un DSC_0019déménagement, il se met à la recherche d’un espace industriel. « Et pourquoi pas à Philippeville. Il y a ici tout ce dont on avait besoin : des routes, un parking, des restaurants, des hôtels., et bien moins loin que dans DSC_0021une grande ville« . Vincent Tadino explique que c’est un peu par hasard qu’il a posé ses valises ici, le long de la RN40. « Lorsque j’ai aménagé à Walcourt, j’en avais un peu marre de faire la route tous les jours. J’ai donc cherché un local assez vaste, tout près de chez moi« . Il explique que suite à des soucis urbanistiques (les lieux étaient situés en milieu agricoles), il a dû chercher ailleurs une solution de secours.
DSC_0024C’est ainsi qu’il est devenu propriétaire des anciennes menuiseries Mathot à Neuville. Entre-temps, le dossier s’est débloqué et ORA s’est installé à Philippeville. Les locaux de Neuville sont tout de même occupés et sont à présent destinés à la recherche et au développement. On y teste la conception des machine, notamment à l’aide d’une imprimante 3D. « Nous y installerons prochainement en plus des bureaux et des salles de réunion, et pas un dancing comme le dit la rumeur, dont je suis moi-même l’auteur… c’était pour rire ! »

Une entreprise relativement jeune
« Personne ne sort de l’école diplômé pour travailler chez nous« . S’il y a une caractéristique commune à tous ces jeunes qui ont rejoint l’entreprise, de 2 personnes en 2010 à 10 aujourd’hui, c’est la débrouillardise, le touche-à-tout. « Nous n’avons pas publié d’offre d’emploi, mais un tel, qui jouait au foot, connaissait un autre qui lui aussi en connaissait un autre qui cherchait aussi du boulot« . Pierre est le dernier à avoir rejoint l »équipe, après des études en chimie. « Nos employés habitent tous dans les environs, et sont contents de ne pas avoir des kilomètres à faire.Il n’y a pas de pointeuses, ce n’est pas dans notre esprit« .

Le hall sportif prend l’eau

Depuis de nombreux mois, il y a de l’eau qui s’infiltre dans une partie du hall sportif

La Nouvelle Gazette 12/12/15
La Nouvelle Gazette 12/12/15

de Philippeville. On ignore encore si toute cette eau (environ 400 litres d’eau chaude par jour) est responsable de ces dégradations, ou si il s’agit d’une autre cause, comme un mauvais drainage du terrain ou d’un puits qui n’a pas été asséché.
 » Ce que l’on sait, c’est que les drains prévus par le cahier des charges à la périphérie du hall n’ont pas été posés lors de la construction. L’architecte a estimé que le sol argileux ne nécessitait pas de drainage.  Plus grave peut-être, un puits naturel situé sous la salle n’a pas été pourvu d’un tuyau d’évacuation. Il a été purement et simplement rebouché. » dit J-Luc Papart dans la Nouvelle Gazette.

Les mauvaises langues disent que pour la seconde fois (la première étant l’anneau routier autour de la Place d’Armes), un chantier de grande envergure n’a pas été correctement surveillé à Philippeville.

 

La dernière garde de l’adjudant Bailen

Depuis lundi minuit, l’adjudant José Bailen n’est plus pompier. Samedi, il a effectué sa dernière sortie, sur un accident à Yves-Gomezée.

Depuis le 21 novembre, José Bailen a atteint l’âge honorable de 60 ans. Il est entré comme simple sapeur en 1987. Il grimpé peu à peu les divers échelons en obtenant le grade de caporal, sergent et puis sous-officier adjudant, chef d’équipe. Il a aussi suivi avec brio la formation d’Aide Médicale Urgente pour obtenir son brevet d’ambulancier en 2009.

La mécanique, sa passion
Côté professionnel, c’est la mécanique qui occupe ses journées, d’aJosé bailenbord dans un garage automobile et ensuite au service technique de la commune de Philippeville. A l’arsenal, c’est lui aussi qui briefe les jeunes recrues sur les astuces à avoir en tête lors d’une désincarcération a effectuer nouveau véhicule.
Sur ses 30 ans passés à la caserne de Philippeville, qui était au départ au boulevard de l’enseignement, José appréciait tout particulièrement transmettre son savoir, notamment au travers de diverses formations. Il aimait le travail bien fait comme on dit. Il a aussi vu le matériel se moderniser, ainsi que les moyens de communication. De la radio portable qu’il fallait toujours avec soi, en passant par le « bip » et puis enfin le réseau Astrid.

Des centaines d’interventions
En tant que pompier volontaire, il est possible de travailler jusqu’à l’âge de 65 ans. Mais José préfère laisser tomber : »ce n’est plus comme avant », dit-il un peu amer, « la mise en place de la zone DinaPhi n’a rien arrangé ».
Des interventions, il en a effectué des centaines et des centaines, des plus cocasses aux plus dramatiques, surtout lorsque des enfants étaient impliqués. Une des plus drôles, c’était sans doute une ouverture de porte. Ce type d’intervention est demandé la plus part du temps lorsqu’une personne ne répond plus aux appels. Les pompiers doivent donc forcer la porte pour entrer. José a donc rempli cette mission . à la caserne, pour ouvrir la porte de l’infirmerie dont on avait perdu la clef !
Ce samedi, l’adjudant José Bailen participera une dernière fois au repas de la ste Barbe avec ses collègues dont certains sont devenus des amis, dans la grande

Succès pour le Salon de la généalogie

La généalogie, science auxiliaire de l’histoire est aussi une affaire de passionnés à la recherche de la parenté et de la filiation des personnes.

Toutes les forces vives du GEPHIL-ESM, le cercle de généalogie et d’histoire pour l’Entre-Sambre-et-Meuse de Philippeville étaient sur pied de guerre ce week-end. Une raison toute simple, la mise sur pied de leur 10e Salon de la généalogie, l’un des plus importants du pays, qui se tenait dans les locaux du CARP. On comprend que pour ce rendez-vous, le président André François et son équipe avaient mis les petits plats dans les grands pour faire de ce rendez-vous, un nouveau succès.

Succès

Samedi, dès l’ouverture du salon, les choses se présentaient au mieux avec la participation d’une petite trentaine de stands. Quant aux visiteurs, ils ne tardaient pas à pousser la porte du CARP pour entamer leurs recherches ou tout simplement passer leur curiosité. Le cercle philippevillain justifiait dès lors amplement son salon et respectait son objectif majeur, celui de faire découvrir tous les aspects de la généalogie et de l’histoire des familles. L’occasion aussi de permettre aux autres cercles, certains venus de l’étranger, de présenter les fruits de leurs recherches.

Pour tous

Si au premier coup d’œil, on pouvait vite distinguer les initiés et passionnés de cette science, on ne tardait pas à rencontrer bon nombre de visiteurs désireux de faire connaissance avec la généalogie. À cet effet, deux conférences étaient programmées pour mieux pénétrer ce monde de la recherche. Et nul doute qu’après ces 2 journées, ils auront été quelques-uns à faire les premiers pas dans le monde de la généalogie.

Du président André François au vice-président Fabian de Vlaminck en passant par le secrétaire Bernard De Wulf, le trésorier Roland Botte ou encore l’administrateur André Mathieu, tous étaient ravis de la tournure des événements. Les objectifs étaient atteints.

Jean LANNEAU – L’Avenir

 

De fausses idées reçues…

André François
André François

S’intéresser à la généalogie n’est pas un objectif inabordable, tant s’en faut. Et le président François de le mettre en évidence en soulignant tout d’abord quelques idées reçues on ne peut plus mensongères.

Tout d’abord que la généalogie est réservée aux retraités. À noter cependant que dans pareil salon, on y rencontre plus de personnes au-delà des 40, 50 ans que de personnes plus jeunes. Mais il est tout aussi vrai que de tout temps, c’est en prenant de l’âge qu’on trouve important de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur.

Parmi les autres idées reçues, le fait que cette activité coûte cher. L’entrée gratuite au salon prouve bien le contraire et la possibilité de consulter les fichiers du cercle n’est soumise qu’à une symbolique cotisation.

Alors que faire si on veut s’essayer à la généalogie? «Avant tout, souligne le président François, s’armer de patience». On le comprend, un arbre généalogique ne pousse pas en un jour. Et de préciser encore: «Il est bon d’avoir sur soi un crayon, un carnet de notes et pourquoi pas un appareil photo. Et surtout, ne pas tarder à classer le fruit de ses recherches».

Bien vite, vous risquez d’inoculer le virus, de mordre à l’hameçon et l’appétit venant en mangeant, cela risque bien de vous mener vers une passion enrichissante. Les premières trouvailles, surtout si elles vous sont personnelles, ne feront que vous encourager à poursuivre. Et quand les premières feuilles, tachetées de pigments affectifs apparaîtront sur votre arbre personnel, vous pourrez goûter aux joies que vous apportera la généalogie.

Jean LANNEAU – L’Avenir

Toujours à la tête de son commerce, à 87 ans : «Et je continuerai jusqu’à la fin»

Hector Gigot, 87 ans, travaille toujours dans sa droguerie située, depuis trois générations, rue de Namur,à Philippeville .

Lorsque l’on pénètre dans la droguerie d’Hector, le tintement de la vieille sonnerie annonce notre arrivée. Il n’y a personne. Hector est dans sa salle à manger.
Il lève le nez de sa comptabilité qu’il effectue toujours lui-même, à la main, et nous rejoint dans le magasin. L’homme de 87 ans est la troisième génération de la famille Gigot à la tête de la petite boutique située rue de Namur, à Philippeville. Lancée par son grand-père, lui aussi prénommé Hector, puis reprise en 1928 par son père, Raoul Gigot, et enfin par Hector en 1950, la petite droguerie n’a pas tellement changé.
   « Ce comptoir en bois et cette balance étaient déjà présents dans le magasin de mon grand-père », raconte Hector. S’il continue l’exploitation de son commerce, c’est pour percevoir un petit complément à sa pension d’indépendant et pour passer le temps. Célibataire et sans enfants, Hector Gigot occupe ses journées entre les quelques clients de son magasin et son potager.
   «Ça dépend des jours, parfois j’ai cinq clients, d’autres fois vingt. Hier, je n’ai eu personne par exemple.»

Ses clients viennent depuis des années

Face à la concurrence indéniable des grands magasins de bricolage, ce qui permet à Hector de continuer, ce sont ses conseils mais aussi l’intérêt de certains clients pour les petits commerces comme le sien, à l’ancienne. « Certaines personnes viennent même chez moi sans rien acheter, s’amuse-t-il. Ils me demandent seulement des conseils pour bricoler à la maison.»
   La boutique des Gigot a été détruite durant la Seconde Guerre mondiale. Ils l’ont reconstruite au même endroit et y ont réinstallé le seul comptoir qu’elle ait jamais connu. Jusqu’en 1976, l’enseigne familiale annonçait un service de peinture, décoration et de garniture de chambres mortuaires.
   « En 1976, c’est Jean-Marie Latour qui a repris la partie garniture de chambres mortuaires. J’étais tout seul, sans enfant. Si j’avais eu un frère, peut-être qu’on se serait partagé le travail.»
   Aujourd’hui, la petite plaque de 40 cm est posée à l’intérieur du magasin. Aucune enseigne ne trône sur la devanture. «Je n’ai pas besoin d’une enseigne, précise Hector. Cela coûte bien trop cher en taxes. Je n’en ai jamais vraiment eu la nécessité. Nous sommes ici depuis tellement longtemps. Quand les gens viennent chez moi, ils disent: «On va chez Gigot».

Il ne compte pas s’arrêter
   Hector approche les nonante ans, mais il a toujours la forme et est en bonne santé. Lorsqu’on lui parle de prendre définitivement sa retraite, sa réponse ne se fait pas attendre.
   «Je n’ai pas du tout encore pensé à arrêter de travailler dans mon magasin, insiste-t-il. C’est une affaire de père en fils. Il n’y a personne pour la reprendre, alors je vais continuer jusqu’à la fin.»

Wendy AUTERI – L’Avenir

 

Adieux de Camille Malcotte à ses cabarets

Camille Malcotte, avec son dernier ouvrage la «Mythologie au présent», annonçait avec force cette représentation comme étant la dernière.

Camille Malcotte est une figure bien connue chez les amateurs de poésie, de romans et autres ouvrages de l’écrivaine. Celle-ci a toujours assorti ses créations de prestations scéniques assez uniques en leur genre puisque la lecture d’extraits se partagait toujours entre des chants et des peintures exposées pour la circonstance. L’auteure annonçait, lors de la préparation de cet apéritif littéraire pour son denier opus, que ce serait sa dernière prestation, argumentant d’une fatigue due à son âge. Cependant, quand Bernard Gautier, directeur du Centre lui a demandé, face au public, si c’est effectivement ses adieux, Camille a répondu le sourire aux lèvres:» On verra!» Une réponse qui en dit long. Pas si facile de quitter son petit monde d’admirateurs.

Le livre

Contrairement à ses habitudes, Camille s’est retrouvée cette fois, seule en scène, gérant sa musique et ses images via ordinateur interposés comme une professionnelle de la technique. C’était d’ailleurs surprenant l’aisance avec laquelle elle envoyait ses montages. Ses commentaires sur la mythologie grecque et latine ont été savoureux comme d’habitude. Elle a voulu les entrecouper de morceaux de musique extraits de De Bussy et de Queen. La présentation était axée sur les enfers et le dieu Pan emmenant ainsi le spectateur au bord du Styx, proche des cerbères et d’autres silènes ou monstres de l’Antiquité. ceci lui a permis d’introduire tout doucement l’objet de son livre qui tente d’expliquer des expressions comme: «Être sorti de la cuisse de Jupiter » ou encore «avoir l’épée de Damoclès sur la tête ».

Entendra-t-on encore Camille? Au vu du succès qu’elle a rencontré ce samedi, nul besoin de jouer à la Pythonisse pour parier sur un retour proche !

Maurice  Vandeweyer – L’Avenir