La Chinelle a vécu une belle édition 2026. Mais après l’arrêt des moteurs, le travail des passionnés pour démonter les installations a encore duré plusieurs jours. Exemple avec Eddy Jacquemyn.
Au-delà des classements, la course enduro de la Chinelle vit par ses histoires humaines. À cet égard, pour les organisateurs successifs, le nom d’Eddy Jacquemyn est bien connu. Cet habitant de Franchimont, mordu de deux-roues, s’investit sans compter dans l’événement depuis de nombreuses années. Cette édition n’a pas fait exception: tracé du circuit, gestion de l’approvisionnement en carburant, logistique de terrain… Eddy était à pied d’œuvre plusieurs semaines avant le jour J. Après avoir été mécano ou marshal de nombreuses années, il s’était fixé, cette année, un pari audacieux: être à la fois organisateur et pilote.
Malgré l’accumulation des tâches, le stress et quelques rares heures de sommeil, Eddy a honoré son engagement en prenant le départ de ces 12 Heures. Face aux pépins mécaniques sur la piste, la ténacité l’a emporté: hors de question d’abandonner. La moto et l’équipage sont allés jusqu’au bout.
Une passion prolongée

Cette aventure, il l’a vécue aux côtés de son fils Corentin au sein de l’équipage n° 16, nommé affectueusement « Le vieux et le gamin » et avec le renfort d’un ami partageant ce même rêve d’endurance. Pour pallier l’absence de circuit permanent en Belgique, le duo père-fils s’est entraîné en France. Une contrainte qui relance le débat chez les passionnés locaux: la création d’une piste dédiée dans l’ancienne carrière de Dolomie, toute proche, ne serait-elle pas une piste d’avenir ?
Mais une fois le drapeau à damier baissé et les festivités terminées, le travail n’était pas terminé. Il était nécessaire de démonter toutes les installations. Cette tâche vient de s’achever.
Et l’engagement d’Eddy Jacquemyn s’est de nouveau poursuivi sur le terrain: débalisage, remise en état des parcelles agricoles, rangement complet du site…
Un travail de l’ombre indispensable qui prouve à quel point La Chinelle habite ceux qui la font vivre. Pour Eddy comme pour les nombreux équipages régionaux, cette épreuve demeure un rendez-vous viscéral. Il appartient désormais de déposer un dossier en bonne et due forme afin de garantir l’avenir de ce patrimoine sportif et festif local.
