A l’issue de la cérémonie protocolaire des vœux, une employée admise à la pension a été mise l’honneur. Marie-Blanche Boulanger a travaillé de nombreuses années à l’école communale de Neuville. C’est l’échevin Corouge qui en a rapidement dressé le portrait en mettant en avant ses qualités humaines. « Officiellement, elle assurait la garderie, mais son implication allait bien au-delà de cela. Elle s’investissait dans la vie humaine de l’école et prenait part à toutes les activités« . Elle a été fleurie et remerciée pour ses nombreuses qualités.
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Voeux du Collège Communal
Plus accueillante et plus attractive
Le bourgmestre s’est dit satisfait des années écoulées, même s’il reste encore pas mal de choses à faire ou à terminer.
C’est dans la salle polyvalente du CPAS que le Collège Échevinal avait invité les membres des différents services et partenaires. D’emblée, le bourgmestre a rappelé à certains politiciens de tempérer leurs ardeurs dans la campagne électorale « ne visant qu’à se différencier des autres et de provoquer dans le seul but d’exister. A Philippeville comme ailleurs en démocratie, la politique, c’est l’art du consensus. Savoir écouter et ne pas penser avoir la science infuse. Cela implique aussi et surtout beaucoup d’humilité« .
Pour conclure sur ce futur proche, il fait allusion au mariage entre les élus et les citoyens-votant : « on est unis pour le pire et le meilleur, il ne sert à rien de promettre le meilleur, quand parfois, le pire est tout proche« .
Il a ensuite dressé le bilan des réalisations effectuées ou qui ont abouti l’an écoulé, et confirmé l’annonce de quelques projets dont on espère un aboutissement proche. Pour conclure, il a relevé les diverses manifestations qui ont augmenté la vision de Philippeville, comme la fête de la musique, le marché floral ou le tout nouveau marché de Noël. L’existence du conseil des jeunes et des aînés a aussi été relevée, pourtant aucun de ces deux organes consultatifs n’était présent…
« Je pense que nous n’avons pas de leçons à recevoir en terme de réalisation de projets. N’en déplaise à certains, bien des choses ont changé. Philippeville est devenue plus accueillante et plus attractive dans tous les domaines« .
Ça souffle fort !
Dans la région de Philippeville le vent a aussi soufflé très fort. Les dégâts les plus importants ont été relevés notamment à Surice, Romedenne, Franchimont, Philippeville et Neuville.
A Surice, ce sont deux poteaux électriques qui ont été plié par la tension exercée par les câbles suite aux vents. Dans le fond de Romedenne, une rue était complètement obstruée par la chute d’un arbre. A Jamagne, l’eau a envahi plusieurs maisons. A Franchimont, la toiture d’une étable s’est retrouvée sur la rue
principale très tôt le matin. A Philippeville, C’est aussi une toiture d’étable qui s’est envolée, pour passer par-dessus un hangar et enfin retomber dans la prairie. Témoins de la force des événements, des morceaux de la toiture ont été s’encastrer dans la porte d’entrée de l’habitation, dans plusieurs fenêtres également, et un débris s’est même retrouvé sur le lit d’une fillette de l’occupant des lieux. A Neuville, c’est sur une voiture qu’un bouleau s’est écrasé. Dans tous ces cas, aucun blessé n’est à déplorer.
Une tempête dans la Forêt.
Par forts grands vents, ce n’est pas très rassurant de se promener dans les diverses allées du Domaine de La Forêt à Neuville, et particulièrement durant une tempête ! C’est que le domaine est plus que fortement boisé puisqu’il s’agit d’une forêt, habitée par 350 personnes. Et ce qui devait arriver, est arrivé mercredi matin. « Il était environ 5h ce matin lorsque j’ai entendu un grand bruit devant ma maison, raconte cet habitant. Je me suis levé et j’ai vu que ce grand bouleau s’était écrasé sur ma voiture !« . Selon notre interlocuteur, il est difficile d’obtenir une autorisation pour pouvoir couper les arbres qui sont trop proches de l’habitation. « Et si on les coupe sans autorisation pour protéger notre bien, on risque une amende assez salée en plus ! »
Renseignements pris, il apparaît que, dans un souci de sécurité, les arbres situés dans une zone de 12m autour des habitations pourront être abattus (zone renseignée sur les plans du permis d’urbanisme). Néanmoins un permis d’urbanisme est indispensable même dans ce cas sauf si l’arbre mesure moins de 4 mètres de haut ou une circonférence de moins de 40 cm à 1,5 mètre du sol.
Deux concerts d’ambiance de Noël
L’église st Remy de Villers le Gambon était à la fête ce dimanche après-midi. Les paroissiens étaient invités à participer à deux concerts axés sur un tour du monde, sur le thème de l’amour, la fraternité et la paix, en chansons. La fanfare Royale Saint Henri d’Ermeton-sur-Biert s’était installée dans le coeur.
En plus des instruments traditionnels, les musiciens ont eu la bonne idée d’y ajouter un guitare bass et une batterie, de quoi donner un coup de fouet aux airs traditionnels. La chorale S.I. chantait d’Yvoir était aussi invitée. Les chants lyriques ont alterné avec les morceaux musicaux, pour le plus grand plaisir du public. C’est en duo, chant et
fanfare, que la prestation s’est terminée.
Jogging des Braseros ce 22 décembre
Le succès de la première année a encouragé les organisateurs à remettre le couvert à Franchimont.
Il s’agira donc de la deuxième édition de ce jogging nocturne qui avait rassemblé un peu plus de 300 coureurs l’an dernier à Franchimont.
« Comme la première fois, nous proposons 2 tracés pour les enfants de moins de 12 ans, 500 m et 1500 m, et deux autres pour les adolescents et adultes, 5 km et 10 km« , explique Jean-François Mathieu, le coordinateur de cette activité réalisée par le comité des Fêtes de Franchimont.
Si on voit les épreuves de ce type se multiplier dans la région au point que certains organisateurs verraient bien l’organisation d’un Challenge, la particularité réside ici dans le fait que cette course se réalise à la nuit tombée. « Une partie du tracé sillonne les rues du village, mais nous recommandons vivement aux participants de se munir d’un éclairage, type lampe frontale. Même si nous disposerons près de 60 braseros pour éclairer les lieux, il s’agira plus d’une lumière d’ambiance que d’un véritable éclairage« , précise encore Jean-François. Pour les amateurs du genre, sachez que le dénivelé est de 43 m pour les 5 km, que les 10 km constituent deux fois la boucle des 5 km, pour favoriser un passage parmi le public, qu’il y aura un vestiaire et des douches, et que vos baskets resterons sur le bitume. « On pense organiser parallèlement un trail, mais çà, c’est pour l’an prochain ! » Une tombola des dossards donnera la chance à quelques uns de remporter l’un des beaux lots mis en jeux.
Info et pré-inscriptions (une boisson offerte) sur www.franchimontois.org
Le bourgmestre de Doische a marié deux bières
Forcée de changer le nom de sa bière, la Brasserie des Eaux Vives de Romerée, a organisé le mariage de « Mam’zelle Bibiche, devant le bourgmestre de Doische.
C’est suite à une action en justice que Romain Campion, de la brasserie des Eaux Vives à Romerée, s’est vu contraint de changer le nom de sa bière phare « Mam’zelle Bibiche ». En effet, la brasserie flamande De Leite avait introduit un procès pour ne pas que le nom d’une autre bière se rapproche trop de sa cuvée « Mam’zelle », et le juge a tranché en faveur de cette dernière.
Plutôt que de se laisser abattre par cette décision judicaire qui risquait de lui coûter bien cher, Romain et ses acolytes ont décidé de transformer cette épreuve en une opportunité. Puisque leur bière devait changer de nom, ils ont proposé aux internautes de donner leur avis. De nombreuses propositions ont été faites, et c’est « Dame Bibiche » qui a été retenu.
Partant de là, plutôt que réaliser discrètement cette opération, c’est tout à fait l’inverse qui a été envisagé. « Et pourquoi ne pas marier la demoiselle à « Monsieur Mouche », la seconde bière de la brasserie ? » Et ce qui fût pensé, fût réalisé. Divers contacts ont été pris parmi les « stars » belges pour donner un éclat particulier à cet événement, mais aucune n’a pu se libérer dans un si court laps de temps. Quant au bourgmestre de Doische, Pascal Jacquiez, il a accepté tout de suite l’idée : « C’est génial de leur part, au lieu de se laisser abattre, ils ont su utiliser cette tuile pour en tirer tout le profit et même organiser un événement tout à fait exceptionnel et même jamais vu. » De manière humoristique on s’en doute, mais aussi tout à fait protocolaire en lisant les articles de loi, il a uni M. Mouche et Mam’zelle Bibiche. Le verra-t-on bientôt marier un couple de chevaux ou de chats ? « Non, dit-il sans hésiter, ici c’était tout à fait particulier. »
Un peu plus de 250 personnes avaient fait le déplacement pour assister, dans le froid hivernal, à cette cérémonie hors du commun. Au lieu traditionnel riz, ce sont des granulé de houblon qui ont salué cette union. Et pour conclure cette événement hors du commun, la bière a coulé à flot !
Quelques uns en en profité pour garder un verre gravé au nom de Mam’zelle Bibiche, en guise de collector !
L’ancien presbytère de Merlemont est en vente
Le conseil communal avait déjà abordé le sujet lors d’une précédente séance, à savoir la vente de la bâtisse en pierre qui était autrefois le presbytère de Merlemont. Les lieux sont inoccupés depuis quelque temps déjà, et le Collège voudrait le vendre. Une demande de désaffectation a donc été adressée à l’Evéché qui a marqué son accord, à condition d’injecter une partie du produit de la vente à l’entretien du presbytère de Romedenne.
Si personne ne s’oppose à la vente de ce bâtiment, c’est plutôt sur le mode de vente que l’opposition Cdh-IC est étonnée : « pourquoi ne pas procéder à une vente publique, demande encore une fois Jacques Sanglier (il l’avait déjà marqué son étonnement lors de la décision de la vente de l’ancienne école de Neuville), cela permettrait de récupérer plus d’argent ? » Pour le Collège, comme c’était déjà le cas avec l’école de Neuville, la vente de gré à gré, est aussi ouverte au public, mais cela engendre moins de frais pour le vendeur, frais qui seront répercutés forcément sur le prix du bien, et donc le somme totale que devra payer l’acquéreur. Plusieurs personnes se sont déjà montrées intéressées par ce bien dont la valeur est estimée à 80.000 €. Il s’agira donc de faire l’offre la plus généreuse possible si vous voulez devenir propriétaire de ce bien typique de la région.
Unanimité pour le Parc Viroin Ermeton
Le Parc Viroin Hermeton prend de l’envergure : après Couvin, c’est Philippeville qui s’ajoute à ce projet. Il ne manque que Doische…
C’est le directeur du Joël Dath qui a présenté au conseil et au nombreux public présent ce qui se cache derrière l’appellation Parc Viroin Hermeton. « Elle vise à fonder, via la protection et la gestion « en bon père de famille » des ressources naturels et du patrimoine, un projet de développement durable pour son territoire en veillant à établir une identité et une cohésion par la participation citoyenne. » Il s’agit dont d’un territoire rural qui relève un haut intérêt biologique et géographique. Actuellement, il couvre 12.090 pour 5.800 habitant. Mais avec la nouvelle extension aux communes de Couvin et de Philippeville, se seront à présent 20.545 ha et 28.859 habitants qui sont concernés.
L’échevin Christophe Corouge fait remarquer que le Parc présentera alors 3 régions naturelles typiques, la Fagne venant s’ajouter à la Calestienne et à l’Ardenne.

Une foule d’avantages
Faire partie du parc représenterait une foule d’avantages pour la commune de Philippeville, comme l’octroi de plus aisée de subsides, notamment de l’Europe, ou comme la fait remarquer l’échevin Bruno Berlemont, la rapidité et l’efficacité d’un bureau d’études facilement accessible. Le Parc présente aussi un atout en matière de visibilité touristique, de promotions d’événements, de mise en avant des producteurs et artisans locaux.
Des contraintes
Habitué de ces présentations puisqu’il a accompli les mêmes démarches à Couvin et à Doische, Joël Dath a répondu avant même que les questions ne lui soient posées. Il a ainsi assuré que le Parc Viroin Hermeton pouvait, s’il était sollicité, présenter un avis sur des demandes urbanistiques, mais que cet avis n’était de toute façon pas contraignant. A Viroinval, la chasse et la vente de bois ne sont pas non plus impactés par le fonctionnement du Parc.
Philippeville devra contribuer au financement du Parc à hauteur de presque 27.000€. Un investissement rentable lorsqu’on sait que Viroinval a cotisé 31.000 € et que 480.000 € de subsides ont été décrochés.
Et des craintes
Mais ce qui posait question aux élus, c’était plus une question de répartition de l’obtention des subsides. « A nous d’être pro-actifs, et de participer aux réunions, ajoute Bruno Berlemont, si nos représentants n’y vont pas, il ne faudra pas se plaindre ensuite« . Il faisait sans doute allusion au fonctionnement passé du comité d’accompagnement du Parc.
Et en guise de cerise sur le gâteau, il est alors prévu d’augmenter le personnel pour assurer le bon fonctionnement du Parc, pour arriver à 11 personnes, soit 3,5 équivalent temps plein.
A la suite du vote à l’unanimité, c’est une salve d’applaudissements qui a salué cette initiative.
La ministre de l’enseignement visite l’enseignement spécialisé
C’est pour répondre à l’invitation du directeur Paul Leurquin que la ministre de l’enseignement Marie-Martine Schyns est venue à Omezée.
Au cours de la petite matinée passée dans les murs de l’institut Jean Baptiste Herman, elle a pu en découvrir plus sur l’enseignement dit de type 3, qu’on appelait autrefois « les caractériels« .
« Pourquoi tu es venue ici ?« , c’est comme cela qu’un élève l’a accueillie. Sans se démonter, Marie-Martine a expliqué aux élèves que c’est Monsieur Paul qui l’avait invitée, « pour que je puisse voir comment vous travaillez dans votre école« .
Elle a donc fait le tour de chacune des classes et pris le temps de papoter avec tout un chacun. Les enfants ne semblaient pas trop perturbés par cette visite qui sort de l’ordinaire. Ils pu leur montrer le travail réalisé sur tablettes, la comptine apprise pour la saint Nicolas.
Durant la récréation, divers instituteurs ont partagé leur vécu professionnel avec l’hôte du jour. Pour Madame Bénédicte, c’était une découverte. Arrivée à Omezée pour un remplacement, elle vivait pour la première fois la spécificité de l’enseignement spécialisé. « Et j’aimerais rester encore, ici. c’est ce métier que je veux faire ! »
Un enseignement privilégié
Pour Paul Leurquin, cet établissement fonctionne de manière privilégiée : « Un enseignant pour 8 élèves, c’est du luxe. c’est parfois utile de le rappeler« . L’école compte 40 élèves, dont 23 restent la semaine au Service Résidentiel pour Jeunes (Institut St Feuillen) situé juste de l’autre côté de la cour de récréation. Les autres gagent quotidiennement l’école via un service de ramassage scolaire. « Le corps enseignant se compose de 7 instituteurs, et à mi-temps, une psychologue, un prof de gym et un éducateur« .
La ministre a relevé le cadre idyllique de cette implantation : des petites classes, un petit bâtiment, de l’espace vert, des enseignants au service de leurs classes, à tel point que certains ont passé plusieurs jours fin août pour rafraîchir les locaux. Elle s’est montrée fortement intéressé par la pédagogie appliqué dans cette école, et veut aussi montrer, par sa présence, l’importance qu’elle apporte à l’enseignement un peu moins connu qu’est l’école spécialisée.
Troubles du comportement
Le but du directeur d’établissement était de faire découvrir l’enseignement de type 3. « Les enfants classés type 3 ont une intelligence ordinaire, mais adoptent un comportement qui dérange et qui ne permet pas un apprentissage régulier« . Et l’auteur d’un livre consacré à une meilleure compréhension des comportements difficiles, poursuit son explication : « ces enfants présentent des troubles du comportement et de la personnalité, notre travail est de leur offrir un rituel sécurisant, de leur rendre leur estime et la confiance en soi. Ils ont été plus marqués par la vie, et présentent souvent des troubles affectifs. Actuellement, on remarque que les jeunes évoluent. On parle parfois même de psychose ou pré-psychose. »
Suite de la pollution
Sur les lieux, la ministre Schyns a demandé à voir où les faits d’intoxication avaient eu lieu. Elle a pu remarquer la prairie se situe bien à quelques mètres seulement de la cour de récréation. Comme elle l’a expliqué au Parlement : « Concernant l’utilisation des pesticides, l’enjeu dépasse le champ d’action de la Région wallonne. En outre, les écoles ne doivent pas être seules à se positionner sur cette problématique : l’ensemble de la société est concerné. Des normes fédérales importantes existent en matière d’utilisation des produits phytosanitaires, mais nous devons collaborer pour réduire sensiblement l’utilisation des pesticides« .
Le rond-point «de l’avion» à Vodecée peut à nouveau porter son nom grâce à l’anniversaire de Bernard.

Mais une question taraudait toutes ces personnes : qui avait placé ce petit avion là et pourquoi ? Certains évoquaient une manœuvre publicitaire, un défi à relever, ou simplement une bonne blague. L’explication venait à peine d’être découverte, que l’avion, réalisé à base de panneaux isolants, avait pris son envol. Il avait été poussé par les bourrasques de vent de cette matinée.Un défi réussi
A l’origine de cet acte original, on trouve une bande de joyeux lurons de la région de Philippeville. Il ne s’agissait pas d’un acte préparé très longtemps à l’avance, c’est simplement un coup de bluff, du genre « Chiche, t’es pas cap » qui a pris naissance il y a quelques jours et qui a pris son envol dimanche matin lors d’un moment de convivialité juste avant midi. Quelques jours auparavant, l’avion avait été le centre d’attraction de l’anniversaire de Bernard P., d’où les initiales P.B. sur la carlingue, et le 25 en guise de clin d’œil au 52ème anniversaire de Bernard. Ce modèle réduit répondait à l’invitation d’anniversaire basée sur le thème d’un décollage. Dommage qu’une pareille « œuvre d’art » ne serve qu’une seule fois. Ainsi, ce qui fut plaisanté fut fait, pour le plus grand plaisir de tous !
À la vue de cette reproduction d’avion, les automobilistes se sont cependant demandé quand le véritable appareil qui ornait le rond-point de la barrière Luc allait retrouver sa place. Depuis l’accident, cet exemplaire de Thunderstreak n’a pas bougé d’un pouce : il est toujours provisoirement entreposé sur une aire de stationnement de la base de Florennes et est d’ailleurs visible depuis la N 97.
C’est que, après l’invraisemblable collision entre le camion et le Thunderstreak, il convenait tout d’abord d’établir les responsabilités et le montant du dédommagement à verser. Pendant de nombreux mois, les enquêtes et procédures de gestion des conséquences de cet accident se sont poursuivies. Elles impliquaient plusieurs acteurs publics et privés: assurance du camionneur, défense, SPW… Mais le dossier a bien évolué.
«Les différents intervenants dans ce dossier sont parvenus à un accord, annonce le lieutenant-colonel Marc Villano, le responsable du groupe de Maintenance à la base de Florennes. Dans ce contexte, nous avons reçu le feu vert de la Défense pour travailler à la remise en place de l’appareil sur son support, au centre du rond-point de la Barrière Luc. Mais cela prendra du temps: de six mois à un an. D’une part, parce que la base et le groupe de Maintenance ont des missions prioritaires à remplir: intervention au Moyen Orient, défense de l’espace aérien balte… Il est clair que la réinstallation de cet avion passe au second plan. D’autre part, nous devrons également réfléchir à un nouveau système de fixation du Thundestreak sur son support en béton. L’ancien système a souffert de l’accident du 24 janvier et doit être revu.»
Encore un peu de patience et les automobilistes pourront de nouveau retrouver «leur» F84-F Thunderstreak. Un appareil qui a effectivement servi au 2e Wing Tactique de Florennes de 1955 à 1970. C’est sur ce type d’avion que le 30 août 1955, à Florennes, le major aviateur Branders et le capitaine aviateur Laloux avaient été les premiers en Belgique à franchir le mur du son. Propriété du Musée Royal de l’Armée, fixé sur un socle de la Région Wallonne, cet avion symbolise l’ère du vol supersonique à la Force Aérienne belge.