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Laurine Demeulemeester, le cyclo-cross dans la peau depuis toujours

On dit souvent que le cyclo-cross est un sport de caractère. Quand on observe Laurine Demeulemeester, de Gochenée, en course, difficile de ne pas acquiescer. À seulement 15-16 ans, la jeune Namuroise dégage déjà cette impression rare d’assurance et de détermination, celle qu’on retrouve chez les coureurs qui savent très tôt où ils veulent aller.
Dans notre région, le cyclo-cross n’a pas toujours eu la place qu’il mérite. Longtemps dominée par la Flandre, la discipline s’est peu à peu développée autour de Mettet et de Dinant, portée par quelques passionnés convaincus que la boue, les escaliers et les efforts violents avaient aussi leur public en Wallonie. Aujourd’hui, les épreuves se multiplient… et les talents locaux aussi.

Un sport qu’on ne choisit pas par hasard

Pour beaucoup, le cyclo-cross ressemble à du VTT. Mais lorsqu’on est au bord du circuit, la différence saute vite aux yeux. Le vélo d’abord, plus proche de celui de la route. Et surtout le parcours : escaliers à gravir à pied, bacs de sable, graviers, boue collante, poutrelles à franchir. Ici, pas question de souffler. On court, on porte son vélo, on relance sans cesse. C’est dur, parfois ingrat, mais terriblement spectaculaire.
Un sport qui demande une énergie folle… et qui ne pardonne rien. Autant dire qu’il ne s’adresse pas à tout le monde.

À 8 ans déjà, sur les circuits
Pour Laurine, pourtant, le choix s’est fait très tôt. À seulement 8 ans, elle prenait déjà le départ d’une épreuve de cyclo-cross sur le site du Caillou à Anseremme, à l’invitation de David Hottias.

Un souvenir fondateur.
À cet âge-là, on joue encore beaucoup. Laurine, elle, découvrait déjà l’odeur de la boue, le stress du départ et la fierté de franchir une ligne d’arrivée.
Depuis, les saisons ont passé, mais l’envie est restée intacte. Mieux encore : elle s’est transformée en ambition.

Des résultats qui parlent d’eux-mêmes
Sous les couleurs du Golazo Young Lions / AA Drink Young Lions, Laurine Demeulemeester s’impose aujourd’hui comme l’une des meilleures de sa catégorie chez les U17. À Namur, sur le redoutable circuit de la Citadelle, elle a décroché un nouveau succès, devant un public conquis. Une victoire qui n’est pas le fruit du hasard, mais celui d’un travail constant et d’une maturité impressionnante pour son âge.
Course après course, elle montre qu’elle sait gérer la pression, utiliser l’énergie du public et imposer son rythme. Des qualités que l’on associe souvent aux coureurs plus expérimentés, mais qui semblent déjà naturelles chez elle.

L’avenir devant elle
Laurine Demeulemeester incarne parfaitement cette nouvelle génération qui fait grandir le cyclo-cross wallon. Une génération formée localement, passionnée, et capable de rivaliser avec les meilleures sur des circuits exigeants.
Elle a peut-être encore des choses à apprendre, à construire. Mais une chose est certaine : lorsqu’on commence le cyclo-cross à 8 ans et qu’on gagne déjà à 16, ce n’est jamais un hasard. Et dans la boue namuroise, le nom de Laurine Demeulemeester n’a clairement pas fini de résonner. C’est festif tout çà !

Philippeville: Inauguration du nouveau terrain synthétique

Le club de football Royale Étoile Sportive Philippeville a récemment célébré l’ouverture du tout nouveau terrain synthétique, un ajout majeur pour le club étoilé.

PH : M. Dechamps

Situé à proximité du centre-ville, ce terrain flambant neuf a été inauguré lors d’une cérémonie en présence de nombreuses personnalités politiques locales et régionales, parmi lesquelles figurait le ministre wallon des Infrastructures sportives, Adrien Dolimont.

Ce projet d’envergure, d’une valeur totale de 1 180 000 €, a été rendu possible grâce à un financement substantiel de 450 000 € octroyé par Infrasports, l’organisme régional en charge des infrastructures sportives.

Lors de l’inauguration (Ph: M. Dechamps)

Selon le 1er échevin chargé des Sports, Joselito-Tito Bailen-Cobo, l’idée de créer un terrain synthétique remonte à plusieurs années. Le projet a finalement débuté au début de cette législature, après l’attribution des subventions en 2020. Les travaux, qui ont duré neuf mois à partir de décembre 2022, ont été marqués par des défis, notamment le coût élevé de la dépollution du site, nécessitant l’évacuation de 6 000 mètres cubes de terre pour un montant de 300 000 €.


L’inauguration a été l’occasion pour le bourgmestre Jérémy De Martin  de souligner l’importance de la mutualisation de ce nouvel équipement. Le ministre wallon des Sports, Adrien Dolimont, a également salué ce projet pour son aspect inclusif, soulignant que le terrain serait utilisé non seulement par le club de football, mais aussi par les écoles de la ville.

Pour le président du club, Damien Tréfois, ce terrain synthétique représente bien plus qu’un simple terrain de jeu. Il a souligné son utilité précieuse pour la formation des jeunes joueurs, mettant en avant la collaboration fructueuse avec le club de Surice. Avec dix-sept équipes de jeunes dans diverses catégories et 260 membres affiliés, le club est désormais équipé pour accueillir une base de supporters croissante. De plus, grâce aux rénovations des tribunes et de la terrasse, le site est devenu un lieu de rassemblement prisé, offrant aux visiteurs un espace convivial au cœur de la ville. Le club utilisera toujours les deux autres terrains herbeux pour former les jeunes.

Le jeu de balle de retour à Neuville

La région Entre-Sambre-et-Meuse compte un nouveau club pour cette saison 2023. Neuville Espoir va de nouveau s’illustrer sur le superbe ballodrome qui a vu pendant six ans de 2002 à 2008, défiler les plus grands pelotaris de l’élite ballante. À l’époque Neuville, qui alignait notamment Benjamin Dochier, avait décroché le titre de champion en 2004, une coupe de Belgique en 2005 et trois Grand Prix de Bruxelles.

Depuis 8 ans, les installations restaient à l’abandon. « Outre un superbe ballodrome, on dispose d’une buvette, de vestiaires avec douches, précise marc Rondiat, président de la région ESM. Je me devais de montrer l’exemple au sein de la région en relançant la balle pelote. Après avoir trouvé les personnes pour m’épauler dans le comité, j’ai présenté le projet à la commune de Philippeville qui a répondu favorablement à notre demande. Nous devons cependant partager la buvette avec la jeunesse qui l’occupe deux fois par année. »

En 2022, le comité emmené par Loïc Legrain, président, Jean Torlet, vice-président et Marc Rondiat, trésorier et secrétaire, a été officiellement reconnu. « Notre premier souper a réuni 120 convives. » Restait à bâtir l’équipe. « Outre les trois membres du comité, nous pouvons compter sur mes deux fils, Cédric et Jérémy, Laurent et Luca Bourtembourg, qui ont porté les couleurs neuvilloises par le passé, Lorenzo Tridot, qui vient de Silenrieux, Pascal Riboux, qui a joué à Pontaury, Laurent Bonnivers qui revient de Maubeuge et le jeune Théo Herbage, qui réside à Neuville, et découvre le jeu de balle »

Une équipe qui allie expérience et jeunesse et qui disputera le championnat de régionale 3. « L’important est de replacer Neuville sur la carte du sport ballant. On ne se prend pas la tête. On privilégie l’amusement. »

DO
Pour lAcenir , 01-05-2023

Jogging des Braseros ce 22 décembre

Le succès de la première année a encouragé les organisateurs à remettre le couvert à Franchimont.

Il s’agira donc de la deuxième édition de ce jogging nocturne qui avait rassemblé un peu plus de 300 coureurs l’an dernier à Franchimont.
« Comme la première fois, nous proposons 2 tracés pour les enfants de moins de 12 ans, 500 m et 1500 m, et deux autres pour les adolescents et adultes, 5 km et 10 km« , explique Jean-François Mathieu, le coordinateur de cette activité réalisée par le comité des Fêtes de Franchimont.
Si on voit les épreuves de ce type se multiplier dans la région au point que certains organisateurs verraient bien l’organisation d’un Challenge, la particularité réside ici dans le fait que cette course se réalise à la nuit tombée. « Une partie du tracé sillonne les rues du village, mais nous recommandons vivement aux participants de se munir d’un éclairage, type lampe frontale. Même si nous disposerons près de 60 braseros pour éclairer les lieux, il s’agira plus d’une lumière d’ambiance que d’un véritable éclairage« , précise encore Jean-François. Pour les amateurs du genre, sachez que le dénivelé est de 43 m pour les 5 km, que les 10 km constituent deux fois la boucle des 5 km, pour favoriser un passage parmi le public, qu’il y aura un vestiaire et des douches, et que vos baskets resterons sur le bitume. « On pense organiser parallèlement un trail, mais çà, c’est pour l’an prochain ! » Une tombola des dossards donnera la chance à quelques uns de remporter l’un des beaux lots mis en jeux.
Info et pré-inscriptions (une boisson offerte) sur www.franchimontois.org