Archives de catégorie : Philippeville

Annonce des travaux sur la Place d’Armes

Les travaux de la place commenceront début 2020, probablement début février. Le projet a été détaillé aux commerçants.

Tous les travaux publics d’envergure amènent leurs désagréments et les prochains travaux de réfection de l’anneau routier de la place d’Armes n’échapperont pas à ces règles.

Un chantier de cette ampleur ne pourra pas se réaliser en quelques semaines seulement. On parle ici de plusieurs mois, sans doute de début février 2020 à septembre. «Nous ne pouvons pas avancer de date précise, trop de paramètres entrent en jeux», a insisté le bourgmestre André De Martin, jeudi, en détaillant le projet lors d’une réunion d’information.

Le public de la salle était composé essentiellement de commerçants riverains de la place.  Leurs craintes, tout à fait légitimes, concernaient l’accessibilité de leur commerce par leur clientèle ou par leurs fournisseurs. «Le début des travaux aurait pu débuter plus rapidement, mais nous avons préféré ne rien commencer durant les fêtes de fin d’année, période commercialement intéressante pour de nombreux commerces, a justifié le bourgmestre. De plus, nous préférons être prêts au niveau des nouvelles places de stationnement pour créer le moins d’embarras possible».

Un travail en deux phases

Le chantier débutera d’abord sur la partie située du côté de l’administration communale pour se terminer par la deuxième phase, du côté de la justice de paix: «De cette manière, la circulation ne sera jamais complètement fermée, il y aura toujours moyen de traverser la place, que ce soit d’un côté ou de l’autre», a rassuré le représentant de l’entreprise.
Les premiers coups de pelles devraient  être donnés début février si tout se passe bien d’ici là, notamment au niveau de l’aménagement de nouvelles places de parking. La phase 1 est prévue durant 20 à 25 jours ouvrables,  soit près d’un mois et demi. Ensuite, on se dirige  vers la phase 2 pour terminer les impétrants, et   reboucher toutes les tranchées. Les trous rebouchés, retour sur la phase 1 pour réaliser les trottoirs et les parkings.

Certains commerçants sont inquiets en ce qui concerne leur réapprovisionnement. La première idée serait de laisser ouvert l’accès sur le centre de la place, pour les livraisons, «mais il ne faudrait pas que, alors que nous rénovons la route, les camions défoncent la place elle-même, s’est inquiété l’entrepreneur. L’idéal serait donc que les camions de livraison opèrent le plus tôt possible durant cette période de chantier».

L’accès aux piétons sera quant à lui toujours possible, des plaques de métal seront posées chaque fois que nécessaire pour enjamber les tranchées.

Une information aux commerçants

L’occasion était aussi saisie pour présenter la démarche d’indemnisation prévue pour les commerçants et indépendants lors d’une telle période de travaux. Mais cela n’est valable que pour les entreprises de moins de 10 personnes, et une, la boulangerie, en compte plus. «Nous pouvons interpeller l’autorité compétente à ce sujet, car ce n’est pas nous qui fixons les modalités d’indemnisation», s’est désolée l’échevine des Travaux, Lætitia Brogniez.

L’entrepreneur propose aussi aux commerçants de se choisir un représentant qui pourra assister aux réunions de chantier, tous les jeudis: «cela nous permettra de répondre aux diverses questions et de remédier aux petits soucis qui pourraient survenir».

Une stèle inaugurée en mémoire du lieutenant William Charles Schiefen

Il y a 75 ans, le 1er septembre 44, un chasseur américain s’écrasait près de Philippeville. Hommage a été rendu au pilote.

En 2015, l’américain Bill Schiefen était en visite dans notre région lors d’un voyage en Europe. Lors de ce périple, il a rencontré Roland Charlier et Nicolas Clinaz. Les trois hommes évoquent alors le destin tragique de l’oncle de Bill, le lieutenant William Charles Schiefen, pilote décédé dans le crash de son avion à l’entrée de Philippeville, en venant de Florennes.
Les trois hommes se promettent de se revoir pour honorer, comme il se doit, la mémoire de ce soldat mort quelques jours avant la libération de Philippeville.

L’avion s’écrase sur la grange

Cinq ans plus tard, c’est chose faite puisque, ce dimanche 1er septembre, à 14 h 30, une stèle commémorative a été inaugurée au chemin du Pont Busnel. La cérémonie s’est déroulée en présence de la famille du pilote, des autorités communales, de représentants du Conseil Consultatif Communal des Jeunes, des patriotes et de représentants des anciens combattants.

«Voici 75 ans, le P-38 Lightning du Lt Schiefen s’écrasait sur la grange située devant nous, rappelle Nicolas Clinaz au pied de la stèle. Son pilote, âgé de 22 ans, se concentrait sur l’attaque d’un convoi allemand retraite lorsqu’il a perdu le contrôle de son puissant bimoteur.»

Il poursuit: «La dépouille du lieutenant Schifen a été inhumée près de l’épave de l’avion par de respectueux villageois, alors que notre pays n’était pas encore libéré. Cette libération n’était qu’une question de quelques jours. Le 4 septembre, l’Entre-Sambre-et-Meuse est libérée par les soldats américains, appuyés par une puissante aviation dont faisait partie le lieutenant William Schiefen, héros de la Libération qui le paya de sa vie

Le bourgmestre faisant fonction, André Dubois, et Bill Schiefen ont alors dévoilé la stèle sous les airs patriotiques joués par la fanfare de Laneffe.

Ensuite, tout ce monde est monté à bord des anciens véhicules militaires de l’association du «703e Tank Destroyer Allied Remembrance Group» pour se rendre au pied de la grange où une minute de silence a été respectée. Au même moment, survolant le site, le pilote Jean-Claude Kaisin a gardé le même cap que celui suivit par le P-38 du Lt Schiefen 75 ans plus tôt.

À l’issue de cette émouvante cérémonie, les participants se sont retrouvés à la salle du conseil pour le vin d’honneur. L’occasion de prendre connaissance des divers documents et de découvrir des morceaux de l’avion du lieutenant américain.

Découvrez les 49 photos de cet événement

Notons qu’un article détaillant le contexte de la mission de cet aviateur est consultable ici.

28 logements en plus au Pont de la Folie

Une trentaine de logements sont projetés au quartier du Pont de la Folie. Une réunion d’information s’est tenue à ce sujet.

Lorsqu’ils ont acheté leur maison dans le paisible quartier du Pont de la Folie à Philippeville, ces habitants ne s’attendaient pas à voir un jour des habitations émerger du sol en face de chez eux. «Le promoteur nous avait dit qu’en face, c’était une zone agricole», expliquent-ils. Pourtant, sur le plan de secteur, cette bande de terrain qui borde la chaussée est bien reprise comme terrain à bâtir depuis de très nombreuses années.
Il y a quelques années, une société a commencé à construire trois immeubles à appartements. Mais suite à divers déboires, ils n’ont jamais été terminés. Aujourd’hui, deux entrepreneurs de Montignies-sur-Sambre se sont portés acquéreur des terrains situés de part et d’autre de ces maisons inachevées. Leur but: construire quatre blocs de sept logements.

Problèmes de mobilité

Pour les riverains habitant juste en face, c’est un grand changement. Au lieu d’avoir une vue dégagée sur la campagne, ils seront face à ces nouveaux immeubles. Jeudi soir, lors d’une réunion d’information organisée par les demandeurs et leur architecte, d’autres arguments ont été soulevés.  La vingtaine de riverains présents, soit à peine la moitié des habitants du quartier (mais en recevant le courrier officiel quelques jours à peine avant la date de réunion, difficile de se libérer), a posé de nombreuses questions.

«Il faudrait poser au, minimum, un trottoir du côté des nouvelles habitations puisque cela n’a pas été fait de notre côté», lancent-ils. D’emblée, les promoteurs marquent leur accord de principe: «Nous l’avons déjà fait lors d’autres projets. Nous avons cédé une bande d’un mètre à la Commune pour y réaliser un trottoir».

Un autre souci était l’avancée des garages qui réduit encore le recul des constructions par rapport à la route qui est fort étroite. À propos du charroi, les entrepreneurs ont assuré que les camions pourraient passer par l’arrière des futures constructions.

Le dernier point soulevé concernait l’ouverture de la route vers la N5, ce que personne dans le quartier ne souhaite. L’échevin de l’Urbanisme rassure: «La volonté du conseil communal est de ne pas l’ouvrir, en accord avec les services de la Région Wallonne, la DGO1».

Cité ou quartier résidentiel ?
La surface des logements proposés varieront de 85 à 115 m, avec 1 ou 2 chambres. « Ce n’est pas un public de cité ou des logements sociaux qui sont prévus« . La population semble rassurée sur ce point « d’autant qu’on dit que le prix ne sera pas donné« , entend-t-on dans la salle.

Un quartier, deux styles
Il est bien dommage que le premier projet qui a vu les trois premières immeubles en face, ne soit pas de même nature que le reste. A cause des ces 3 premiers immeubles, le nouveau projet doit respecter la ligne de conduite apportée, soit des immeubles fort haut (près de 10 m), et pas des maisons familiales, plus basses, plus trapues qui semblent apporter moins de réticences.

Franchimont : des cigognes par dizaines

Depuis vendredi, des dizaines de cigognes traversent la région. Les premières ont été aperçues à Treignes et samedi, c’était par plusieurs dizaines, certains en ont compté plus de soixante, qu’elles se sont posées dans les campagnes entre Franchimont, Villers-le-Gambon et même Philippeville. Dès qu’elle a appris la nouvelle, Delphine est vite aller voir sur place : « Le temps que j’arrive, elles s’étaient déjà un peu dispersées, mais il y en avait encore pas mal tout de même. Dommage que les enfants étaient en vacances, c’était trop beau« , s’exclame-t-elle. Tout comme elle, de nombreuses personnes ont immortalisé le passage dans nos régions de ces échassiers. Si aucune ne semble avoir choisi un toit ou une cheminée pour y construire un nid, les cigognes incitent les villageois à imaginer des futures naissances.

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100 bougies pour Madeleine

100 ans, c’est un véritable cap que Madeleine Blot vient de passer. Son secret: bien vivre mais ne pas abuser des bonnes choses et surtout rire.
Pour marquer le coup et fêter cet anniversaire peu ordinaire que représente un centenaire, le Collège communal s’est rendu au domicile de Madeleine Blot, dans le centre de Philippeville. A l’arrière d’une rue fréquentée, elle vit en compagnie de son fils Alain et de sa belle-fille dans une joli appartement au 1er étage. Française, Madeleine est originaire de Laval et vivait en Normandie jusqu’il y a quatre ans. « A la suite de soucis de santé, j’ai décidé de revenir près de mon fils il y a quatre ans« .
Avant Philippeville, c’est à Fraire qu’elle dépose ses valises. « Ce que j’appréciais particulièrement, c’était la marche folklorique du lundi« . Vient ensuite le moment aux membres du Collège de se présenter : Laetitia Brogniez, échevine des travaux, André De Martin, bourgmestre et Georges Ducoffre, président du CPAS. « Ah vous, vous avez les yeux coquins« , lance Madeleine sans détour. Les verres sont servis et on trinque : « A vos 100 printemps« . Et Madeleine rétorque sans détour : « ah bon, pas les hivers ? » On le remarque de suite, Madeleine aime rire de tout.
   C’est le bourgmestre qui lance les questions pour connaître un peu mieux cette habitante particulière de sa commune. « J’ai travaillé jusque 58 ans comme secrétaire, puis j’ai dû être hospitalisée. Mon mari travaillait lui à l’usine à grains Bataille« . Elle raconte aussi la difficulté de son enfance : « Je n’ai pas connu mon père, il est tombé d’un toit à 22 ans… C’est ma mère qui m’a élevée toute seule, elle ne s’est jamais remariée« . Malgré le travail à la maison, Madeleine suit des cours du soir et décroche son CAP en sténo-dactylo et comptabilité, « je pense que les jeunes n’est savent guère plus qu’à notre époque, mais ils connaissent des choses différentes… Maintenant, ma principale occupation, c’est… dormir ! Et je ne dis jamais non à une petite sieste suivie d’un thé accompagné d’un morceau de gâteau au chocolat« . Elle n’accroche pas à la TV qui diffuse n’importe quoi et regrette de ne plus savoir lire à cause de sa vue déficiente. « J‘apprécie beaucoup le calme du quartier, et je n’aime pas les légumes ! » C’est Alain qui apporte les explications « Pour que Mémé mange ses légumes, on lui prépare des stoemps, ça passe mieux« . Et sa belle fille de terminer avec une anecdote culinaire « La première fois que je l’ai rencontrée, elle était occupée à préparer un homard breton. Elle m’a regardée et d’un coup sec a coupé le homard en deux… je ne sais pas si à ce moment elle pensait au homard ou à moi« . Mais l’ambiance entre les deux dames est rapidement devenue complice. « Je souhaite à toutes les belles filles une belle-mère comme moi« , conclu Madeleine.
Suite dans l’Avenir…

Les écoles de village en danger

Il est courant que fin de chaque année scolaire, une petite école de village soit en danger, par manque d’inscriptions.

C’est malheureusement le cas régulièrement pour ces petites écoles villageoises : à la veille des congés d’été, on fait les comptes et le stress augmente. « Cette année, a Sautour, 6 élèves de 6ème quitteront l’école alors que seulement 3 rentreront en 1ère année, ce qui ne fera que 11 enfants en primaire, explique Mme Velkeners , directrice entre autre de l’implantation de Sautour, on demandera le second sursis (de 80 % du nombre minimum) pour garder l’implantation ouverte, mais il ne faut pas oublier qu’il faut 20 élèves au total pour les deux sections, primaire et maternelle« . C’est donc en maternelle qu’une fermeture est à craindre. Et si la maternelle ferme, la réserve d’élèves du primaire, ce ne sera qu’un sursis pour le primaire.   La section de Jamagne risque aussi d’être en difficulté pour les mêmes raisons.

Sautour pourrait être privé d’école

Pour les habitants du village qui ont inscrit leurs enfants dans ces petites écoles aux classes uniques (les 3 années maternelles en une classe, et les 6 années du primaire également), c’est un drame. « Mettre mes enfants à l’école du village, c’est une évidence, explique cette maman, c’est faire partie intégrante de la vie au village, je ne conçois pas autre chose. En plus, a la sortie des classes, c’est une rencontre avec les autres parents, on tisse des liens, c’est important« . Pour tenter d’inverser la tendance, les enseignants et les parents veulent faire plus de publicité de leur école. Mais difficile d’aller contre la facilité qu’ont certains parents à conduire tous leurs enfants dans une seule grande école, contre les craintes que peuvent avoir certains à confier leur progéniture à un seul instituteur durant 6 ans.
La commune de son côté a investi dans l’isolation du bâtiment de Sautour, mais est-ce suffisant pour inciter les parents d’élèves ? Il y a quelques années, une publicité importante avait été faite pour les écoles de Neuville et de Villers-le-Gambon qui elles comportent plusieurs classes. « C’est voulu hein çà, ils ne veulent que 2 grosses écoles sur l’entité pour diminuer les frais« , assène ce père de famille.

Lire aussi : http://www.philippeville.info/lecole-maternelle-de-peut-respirer/

Trois jours de slalom entre les gouttes

Le soleil aura joué à cache cache avec les nuages et le vent durant tout ce week-end, mais les soldats ont bravé ces intempéries

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 Cela fait donc 12 ans que les tambours et fifres ont résonné pour la première fois dans la cité Vauban. Un âge considéré comme encore jeune par rapport aux traditions dans l’entre Sambre et Meuse. Le comité organisateur de la marche St Philippe a trouvé une certaine stabilité, mais le public tarde encore à répondre à l’invitation. Quoi qu’il en soit, le folklore a été respecté, les différentes salves ont mis à l’honneur les officiers responsables des différents pelotons. Après une journée de répétition le samedi, le dimanche a ramené un peu de sérieux dans les rangs, notamment lors de la rentrée à l’église ou lors de la remise des différentes médailles. Lundi, c’était jour de relâche et les rangs des soldats était plus clairsemé.

150 photos à découvrir via ce lien : https://photos.app.goo.gl/y6dH1NgT1YT9naR8A

En plus de la route, les trottoirs seront refaits

Le réaménagement de la place était de nouveau à l’ordre du jour du dernier conseil. En plus de l’anneau routier (donc la route), les trottoirs seront refaits.

Pour rappel, la place d’Armes a été refaite voici quelques années, mais des malfaçons sont apparues au fil du temps. En litige avec les entrepreneurs, la Commune a été déboutée par le tribunal. Elle devra donc supporter les frais des réparations. Par rapport à la dernière mouture du projet présenté à un précédent conseil communal, la réfection des trottoirs a été ajoutée. «Il y a une augmentation de 60 000€ par rapport à ce qui était prévu», signale-t-on du côté de la majorité.

Des terrasses sur l’espace public

Christophe Corouge (PS) s’inquiète du passage des piétons sur le pourtour de la place: «Il y a même des commerçants qui installent leurs parasols au-dessus des places de parking!». Réponse du bourgmestre André De Martin: «Nous n’allons plus laisser faire cela. Tout cela va être réglementé».

Mais Christophe Corouge, ex-échevin de la Mobilité veut en savoir plus: «Et si le plan de mobilité prévoyait, par exemple, de changer le sens de rotation autour de la place, qu’adviendrait-il des places de parking en épi?». Le bourgmestre informe qu’une société est déterminée pour établir ce plan de mobilité. «Mais nous ne pouvons pas attendre ce plan, il faut avancer dans les travaux de la place. On leur demandera d’étudier en premier la mobilité pour Philippeville-centre. Ce même plan de mobilité aboutira à l’élaboration d’un règlement communal d’installation des terrasses

La place des piétons

On évoque aussi la possibilité de réserver la largeur de 1,5 m tout le tour de la place pour créer un «anneau piéton». Tout cela laisse présager des problèmes de parking car le stationnement dans plusieurs rues proches de la place d’Armes sera tout prochainement supprimé.

Pour sa part, l’ex-échevin des Travaux Bruno Berlemont (PS) s’étonne, mais pour s’en réjouir, que les trottoirs fassent de nouveau partie du projet de rénovation. «Les gens sont plus conscients maintenant de la mobilité des piétons et des Personnes à Mobilité Réduite».

Éric Baudoin «Phil Citoyens» s’inquiète du placement des impétrants et surtout de leur coordination. C’est Bruno Berlemont qui tente d’apaiser ces craintes. Il explique que, dès que la tranchée est creusée, les diverses entreprises poseront leurs gaines ou conduites, les uns à la suite des autres, sans perdre de temps, afin de refermer cette tranchée au plus vite.
«Le but final est de ne plus avoir d’impétrants dans la voirie», explique le bourgmestre André De Martin.  Lina Porrovecchio (écolo) et Christophe Corouge (PS) s’abstiennent.

Une toile sicilienne pour prôner la tolérance

Alors que la violence semble régner dans bien des endroits, l’expression artistique peut aider à prôner plus de respect de l’autre et de tolérance.

À l’Institut Notre-Drame de Philippeville, dans le cours d’art plastique de Fabienne Liébecq, on parle de nombreuses langues étrangères comme l’Italien, l’Espagnol ou encore le Polonais… «C’est à la suite des attentats de Charlie Hebdo, puis de Bruxelles, qu’avec les élèves, nous avons décidé de nous exprimer via les arts graphiques à propos de la tolérance partagée, de la paix et de la liberté d’expression», explique Fabienne Liébecq. Elle rassemble alors plus de 200 élèves de l’établissement pour réaliser une toile prônant la paix et la tolérance. L’aventure aurait pu se limiter là si, lors d’une formation à Paris, elle n’avait pas montré les photos de cette œuvre à une collègue… polonaise qui a apprécié l’initiative.

La toile philippevillaine a alors pris la direction de la Pologne et est revenue avec une œuvre sœur, réalisée par les élèves polonais. Réconfortés par ce petit succès, les élèves d’art plastique ont envoyé ce message en France, en Tunisie, en Turquie ou encore en Argentine. Le but étant bien évidemment de partager le message de paix et de tolérance avec le plus d’élèves possible. «Parfois, certains correspondants voulaient mettre au travail un artiste local, mais nous préférons garder les jeunes comme auteurs et destinataires de notre message.» À l’heure actuelle, ce projet a impliqué près de 1 500 participants à travers 8 pays différents.

En attendant une livraison du Bénin et du Maroc, ils ont reçu une toile en provenance de Sicile.

Fièrement, ils l’ont accrochée dans les couloirs de l’institut en vue d’un prochain rassemblement de toutes ces toiles provenant du monde entier et prônant toutes ce message de tolérance.
Le petit bémol, si on peut dire, de ce projet grandissant, c’est la logistique de transport. Si auparavant les services postaux se chargeaient des échanges, les toiles deviennent un peu trop encombrantes. «On se contente alors de photos ou vidéos envoyées par mail pour partager le travail des autres. Pour les toiles, on essaye de s’arranger avec des personnes qui effectuent le déplacement ou via des organismes associatifs, pour réduire les coûts de transport.»

Et comme le dit ce message sur cette dernière toile: «acogida quiere decir costruir puentes y no de los muros». Ce qui peut se traduire par «Bienvenue veut dire construire des ponts et pas des murs».

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Marcher… sur des oeufs

Parce qu’un comité de marche ne vit pas que pour le grand jour de la marche, les responsables de la Saint-Philippe, à Philippeville, ont organisé leur chasse aux œufs sur la plaine proche du centre ­ville.
Les participants étaient regroupés par âge, pour laisser le loisir à chacun de récolter ce que le lapin (ou les cloches, au choix) avait disséminé sur le site de l’ancien athénée, au pied de la statue de Louise­-Marie.