Un conflit de voisinage sur une situation vieille de plus de 70 ans

Elle se plaint de ne plus pouvoir passer sur la route car elle est encombrée de fumier. Lui dit que le tas de fumier est à cet endroit depuis plus de 72 ans et qu’il n’y a jamais eu de route à cet endroit ! C’est un peu le résumé de cette histoire qui se déroule dans le paisible village de Vodecée.

   Sophie a acheté cette maison isolée du village voici un peu plus d’un an. Cette bâtisse était inoccupée depuis de nombreux mois. Elle se situe au bout de la rue du Tisserand, une petite route qui se termine en chemin empierré et qui disparait même à hauteur de la ferme de Patrick. Il existe une voirie privée, longue de 120 mètres, qui part de la maison de Sophie vers la RN40. « La maison possède un chemin privé, je n’ai jamais eu de problème pour des livraisons de mazout ou autre, explique l’ancienne occupante de la maison, la nouvelle propriétaire a tout fermé donc on ne sait plus y passer en voiture« .
Sophie estime que la route qui vient du village vers sa maison, puisque c’est une voirie communale, doit être accessible comme n’importe quelle autre route publique. Pour Patrick, il n’y a jamais eu de route à cet endroit. « Il a au moins 72 ans que la situation est telle qu’elle est aujourd’hui ! Nous nous en sommes accommodés, tout comme les anciens habitants de la maison« .
Pratiquement, la « route » disparait en arrivant à l’entrée de la ferme, et on ne trouve plus qu’une partie de chemin empierré sur quelques mètres seulement. Là où sur les plans devraient se trouver la chaussée publique, il n’y a plus que de la terre, et une partie de la cour à fumier, située en contrebas de plus d’un mètre. Dans le village, personne ne se souvient avoir vu une route à cet endroit, mais tous disent que le fumier a toujours été à cet endroit.
À l’issue de la réunion du Collège, le bourgmestre de Philippeville, Jean-Marie Delpire s’exprime : « Nous allons privilégier la conciliation, pour une évidente question de rapidité d’intervention. On se reverra après notre passage en Justice de Paix« .  La solution qui serait privilégiée serait de déplacer le fumier de l’agriculteur à l’arrière de son exploitation, afin de pouvoir empierrer une nouvelle route, et aussi de laisser l’espace privé devant la ferme. Resterait alors à installer le fumier à l’arrière de l’exploitation par exemple. Une solution qui devrait répondre aux attentes de Sophie mais qui changera le quotidien de Patrick…

 

Un fumier bloquerait la route depuis de nombreuses années à Vodecée

La route est publique, pourtant le fermier se la serait appropriée !

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Photo : Sophie

La situation n’est pas nouvelle puisqu’elle dure depuis plusieurs années selon notre interlocutrice, Sophie. Elle habite le charmant petit village de Vodecée depuis août 2015, dans la petite rue du Tisserand. La maison était inoccupée les 2 années auparavant. « Les précédents propriétaires ont eu des soucis avec le voisin« , explique Sophie.
Pour comprendre la situation, il faut comprendre où se situe la maison en question, au bout d’un cul-de-sac. Par question de facilités, un chemin privé prolonge cette rue pour gagner la natio

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Photo : Sophie

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Ce que reproche Sophie à son voisin agriculteur, s’est de s’accaparer de la voie publique, qui conduit donc chez elle, pour y stocker ses machines agricoles et autres engins, et même d’y entreposer son fumier !
On pourrait être tenté de dire qu’il reste le chemin privé, mais en l’utilisant, il est n’est pas possible de faire demi-tour avec une voiture, et encore mois avec un camion de livraison ou pire, avec le camion-citerne de mazout. Et sur le GPS, l’accès se fait bien par le village… Sophie se dit donc isolée du village.
Voici plus d’un an qu’elle dit avoir contacté les autorités communales, mais rien ne bouge. « J’ai l’impression qu’on me mène en bateau, dit-elle, on aurait même suggéré de déplacer la voirie ! » Un comble… si on envisage de déplacer la voirie chaque fois qu’un riverain l’occupe.
Lassée de cette situation, Sophie a décidé de prendre les choses en main. « La commune a le droit de reprendre possession de sa voierie, et ceci sans procédure judiciaire… Qu’est ce qu’on attend ? » Elle fait donc appel aux médias pour rendre cette affaire publique, et enfin pouvoir trouver une solution.

Lire aussi cet autre article : http://www.philippeville.info/un-conflit-de-voisinage-sur-une-situation-vieille-de-plus-de-70-ans/

Zoning « les Baraques » : la révision du plan de secteur demandée

Mercredi soir au conseil communal, la majeure partie des débats a été consacrée au projet de zoning aux «Baraques». Un point voté à l’unanimité.

Un point primordial pour le développement économique de Philippeville était au centre des débats du conseil communal, mercredi soir. Les élus devaient solliciter, du gouvernement wallon, l’autorisation d’entamer la procédure d’élaboration d’un Plan Communal d’Aménagement visant à réviser le plan de secteur Philippeville-Couvin.
Objectif de cette révision : y inscrire une zone d’activité économique mixte de 27 ha en lieu et place d’une zone agricole au lieu-dit «Les Baraques», à l’est de Philippeville. Cette ponction de terres agricoles sera compensée par 17 ha de zone de loisir à Sautour (entre la Gueule du Loup et la Petite Suisse) et 10 ha de zone de loisir à Sart-en-Fagne (à l’est du village).

«4 Vents» et «Baraques»: deux dossiers en parallèle
Deux représentants du Bureau Économique de la Province (BEP), chargés de constituer le dossier de demande de révision, ont rappelé aux élus les éléments clés du projet.
Fabrizio Cipolat et Laurence Wanufelle ont d’abord souligné que le Gouvernement wallon, en mai 2016, avait demandé que les deux projets de développement économique soient menés de concert pour Philippeville: le premier, dit «Des 4 Vents», accueillera des commerces; le second «Les Baraques» sera destiné à attirer des PME.
« Les deux dossiers doivent évoluer en parallèle », insistent les deux agents du BEP. Ils reprennent ensuite les arguments en faveur du projet des «Baraques». Actuellement, l’arrondissement a grand besoin d’une nouvelle ZAE, plus aucun espace n’est disponible dans la zone alors que les besoins pour l’arrondissement sont estimés à une quarantaine d’hectares.
Pour justifier la localisation d’une nouvelle ZAE à Philippeville, le BEP énumère le taux de chômage élevé, la population vieillissante, la prédominance du secteur tertiaire (les services). En revanche, le contexte entrepreneurial est dynamique avec un nombre de PME en hausse et qui souhaitent se développer sur place.
Le site «Les Baraques» est idéalement placé avec plusieurs axes de communication (N 5, N 40, N 97) importants, des voiries équipées (eau, électricité, téléphone…) à proximité et un réseau d’égouttage. En outre, cet espace ne présente pas de contraintes environnementales significatives et est d’un faible intérêt biologique.

Quid des propriétaires?
«Nous ferons tout ce qui est possible pour que ce dossier de révision soit examiné dans le cadre du Cwatup, toujours en vigueur, et non dans le cadre du prochain Code du Développement Territorial dont la date de mise en œuvre a été reportée à plusieurs reprises, insistent encore les représentants du BEP. Si nous tombons sous le régime du Codt, cela risque d’être plus compliqué parce que la procédure sera différente.»
Le conseiller de l’opposition Jacques Sanglier (IC-cdH) s’inquiète: à qui appartiennent les terrains de compensation de Sautour et Sart-en-Fagne? Les propriétaires ne risquent-ils pas de s’opposer au projet? Réponse du BEP: les propriétaires en question ne peuvent pas s’opposer au déclassement de leur terrain, le projet ayant pratiquement un caractère d’intérêt général. Quant aux agriculteurs qui se voient priver de terres cultivables aux «Baraques», le bourgmestre Jean-Marie Delpire rappelle que ce site n’a pas été choisi par la Commune mais bien par le Gouvernement wallon.«Nous ferons tout pour diminuer l’impact de cette future ZAE sur l’activité des agriculteurs, notamment en trouvant des solutions via le remembrement agricole», assure-t-il.Et Jean-Marie Delpire de déplorer que, au niveau de l’arrondissement, les diverses autorités politiques n’aient pas, autrefois, anticipé le manque de terrains pour le développement économique de la zone.

Jean-Luc Henrard pour l’Avenir

Vos idées pour les 10 ans à venir

Une fois par décennie, un Parc naturel doit renouveler son Plan de Gestion. Celui-ci constitue le socle sur lequel les actions des 10 années à venir seront élaborées.

Le Parc naturel Viroin-Hermeton déposera son nouveau Plan de Gestion à la Région wallonne en juin 2017. Or, un tel plan n’est pas quelque chose à rédiger seul par une personne aussi experte qu’elle soit, mais bien un projet de tout un territoire, de toute une population. Voilà pourquoi il a été décidé de constituer des groupes de travail thématiques ouverts à tous.

Vous êtes donc invités, vous les habitants de Philippeville-entité, à participer aux premières réunions participatives de chacun de ces groupes thématiques.

Le premier groupe de travail (GT) se réunira le lundi 7 novembre autour de la thématique « Nature et Biodiversité – Protection, gestion et valorisation du patrimoine naturel« .

Le second GT se réunira le mercredi 9 novembre pour aborder la thématique du « Développement rural et économique », à savoir le tourisme, l’agriculture, la culture, la sylviculture, l’entrepreneuriat, la mobilité…

Enfin le troisième GT aura pour objet « le patrimoine bâti, les paysages et l’aménagement du territoire ». Il se réunira le 15 novembre.

Ces premières réunions seront l’occasion de présenter brièvement les actions réalisées par le Parc naturel dans ces domaines lors des 10 années écoulées, mais aussi de découvrir l’une ou l’autre action menée dans un autre Parc naturel. Enfin, après en avoir débattu en petits groupes, il sera demandé aux personnes présentes de proposer les quelques grands objectifs stratégiques à poursuivre dans le domaine concerné.

Chaque GT se réunira une deuxième fois et, si nécessaire, une troisième fois (dates encore à définir) afin de déterminer comment traduire ces grands objectifs stratégiques en objectifs opérationnels et, surtout, en actions concrètes.

« Nous nous devons de préciser que, pour la première fois, étant donné les discussions bien engagées quant à un élargissement du Parc naturel sur ces deux communes, les habitants, les responsables politiques, les entreprises et les associations de Philippeville et Couvin sont chaleureusement conviées à participer. Il en va évidemment de même pour les viroinvalois. »

Les réunions débutent à 20h et ont lieu à la Maison des Baillis, 1 rue d’Avignon, 5670 Nismes.

 

Découvrir la spéléo

Lors des journées de la spéléologie, il y avait une activité peu ordinaire à Villers-le-Gambon. Les spéléologues de Philippeville proposaient une via Ferrata. Il s’agissait pour la cinquantaine d’amateurs de progresser, par petits groupes accompagnés par un encadrement hors pair, sur des falaises et des rochers en toute sécurité, assurés avec du matériel spécifique. « La via Ferrata de Villers le Gambon-Merlemont offre aux utilisateurs une variété d’obstacles tels que pont de singe, pont népalais, passerelles et tyroliennes« , explique le maître des lieux Joël Fontenelle. Pour beaucoup c’était une découverte, et parfois, l’éloignement du sol a retenu certains participants alors que d’autres ont pu vaincre leurs peur et appréhension pour progresser sur les sommets escarpés.

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« Cette via Ferrata est intégrée au sein du traditionnel parcours d’entraînement spéléo qui est souvent le théâtre des cours et divers brevets des fédérations de spéléologie (Union Belge de Spéléologie et Vlaamse Verbond van Speleologie) ainsi que de leurs clubs respectifs« .   En plus de tout cela, cette ancienne carrière de marbre sert également de lieu d’entraînement privilégié pour les pompiers du Grimp, pour les militaires, la police et même Greenpeace.

L’auteur et réalisateur de ce site n’est autre que Joël Fontenelle, habitant de Philippeville. Ce passionné de spéléo, a œuvré de nombreuses années pour valoriser cette ancienne carrière et offrir maintenant au monde de la spéléo, un site d’entraînement très apprécié.

Vodelée : Les plongeurs jettent l’ancre dans la carrière

Il y avait foule mercredi matin à la carrière du Royal CAS (Royal Centre d’Activités Sous-marines) de Vodelée. Bon nombre de véhicules de pompiers étaient présents. Un riverain s’en étonne même : »il y aurait un accident de plongée là-bas ? On ne plonge pas pourtant le mercredi ? Un accident alors ? » Il sera rassuré, tout comme ses voisins, en apprenant qu’il ne s’agissait que d’un exercice !
Les plongeurs de la zone Nage (Namur-Andenne-Gembloux et Eghezée) s’étaient en effet donné rendez-vous pour un exercice un peu particulier. Ils seront rejoints également par un représentant de la zone Hainaut Est.
Habituellement, c’est entre 500 et 600 plongeurs passionnés qui occupent les lieux. Dans cette eau relativement claire, ils peuvent s’adonner aux joies de la découverte des divers éléments immergés çà et là : un tank, un petit sous-marin, un voilier, un vélo ou encore un go-kart, tout cela déposé sur les fonds, entre 6 et 40 mètres. A présent, il y aura une ancre une plus, à 30 mètres de fond.

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Une ancre déposée par des parachutes

Après un briefing bien nécessaire, la vingtaine de pompiers se sont équipés pour descendre dans l’eau. « Même si cette eau est propre et relativement limpide, nous devons prendre nos précautions, car ce n’est pas toujours le cas, comme dans la Sambre par exemple« . Tour à tour, les différentes équipes descendent sous la surface, sous l’œil vigilent de leurs observateurs. Par étapes, et c’est bien cela l’exercice, cette ancre de 700 kg sera déposée à 30 mètres de profondeur. Pour ce faire, ils utiliseront un matériel bien spécifique, des ballons gonflés d’air, appelés parachutes, pour alléger cette masse et la mouvoir tout en douceur : « exactement ce que nous sommes amenés à faire parfois dans la Meuse ou la Sambre, mais en sens inverse« .
A l’issue de cet exercice, c’était l’heure du débriefing indispensable après ce type d’exercice afin de tirer les leçons des petites imperfections et des grandes réussites.

Une maison en rénovation incendiée

Samedi soir, les pompiers de Philippeville et Couvin sont intervenus non loin de l’église de Neuville, soit au centre du village. C’est un voisin qui a remarqué l’incendie. A l’arrivée des pompiers, la camionnette du l’occupant des lieux était toujours stationnée juste devant la maison, compliquant par là l’intervention des pompiers.  Le feu couvait visiblement depuis un certain temps, tant la chaleur accumulée à l’intérieur était intense.

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S’il n’a pas été possible de sauver le corps de logis, l’intervention des pompiers a toutefois permis de limiter la propagation du feu, et les maisons adjacentes n’ont apparemment pas subies de dégâts. « On venait juste de terminer la rénovation de la chambre des petits », explique l’occupante des lieux. Un important matériel destiné aux travaux se trouvait en effet au rez-de chaussée, dont des panneaux de bois et du parquet. Les pompiers devront tout évacuer pour éviter la reprise du foyer.
Si le toit a résisté, il ne reste rien à l’intérieur, les escaliers et les planchers ont été complètement fragilisés par l’incendie.

Incendie d’un chalet de chasse

img_0436Samedi matin, vers 10h, les chasseurs de Neuville ont eu la désagréable surprise de retrouver leur chalet de chasse complètement en feu. Ils venaient de le quitter pour effectuer une battue dans le bois situé à proximité des lieux. Il ne reste rien de la jolie bicoque en bois, pas même le casse-croûte que les chasseurs et traqueurs avaient déposés là le matin.
Les pompiers et de Philipeville, de Florennes et de Cerfontaine sont intervenus.

La nationale 40 fermée à Romedenne/Merlemont

Depuis jeudi matin, une portion de la nationale 40, l’axe Philippeville-Givet, est inaccessible entre Merlemont et Romedenne. En cause des travaux de rénovation du revêtement routier sur cette portion de la nationale. Ces travaux étaient prévus à l’avance, et le SPW avait même avisé les TEC pour qu’ils adaptent leur itinéraire. « Mais du côté de la police, aucun arrêté de circulation routière n’avait été demandé à ce jour » explique Bruno Berlemont, échevin des travaux à Philippeville.
dsc_0117   Bref, jeudi matin, c’était la pagaille dans cette région, notamment à Merlemont ou à Sart-en-Fagne d’habitude si paisibles. Aucun panneau de déviation n’était en effet apposé sur la barrière interdisant le passage, du côté de Merlemont justement. « Je me suis retrouvé au milieu d’un bois avec une rivière à traverser, raconte un automobiliste, je vais retourner jusqu’au rond-point de l’avion, c’est plus sûr !« . Il est vrai qu’un panneau avertissant d’une voie sans issue était apposé, ainsi que de la direction à suivre, mais à Vodecée, à près de 4,5 km des lieux !    Coté Romedenne, aucune info non plus sur la route à suivre. En fin de journée, l’entrepreneur avait demandé un arrêté de police pour enfin placer une signalisation adéquate.
Cette situation devait durer jusqu’au 14 octobre, le temps d’arracher l’ancien revêtement et de poser le nouveau. La déviation invite les usagers à utiliser la N97 (Philippeville-Dinant), mais le plus part d’entre-eux traversent les villages de Romedenne, Surice et Franchimont. Que les habitants redoublent de prudence dans ces localités !

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