Un jeu et une brochure pour aider à prévenir le harcèlement

Depuis plus de 6 mois, les jeunes membres du Conseil Consultatif Communal des Jeunes de Philippeville travaillent sur la sensibilisation au harcèlement scolaire, convaincus qu’ils sont de la nécessité d’agir et de la pertinence de leurs projets. Ils souhaitent donc  éditer une brochure attractive et un jeu de société, qui ne dénoterait pas dans les meilleurs magasins spécialisés, pour toucher les jeunes de première secondaire de l’entité de Philippeville d’abord, et pourquoi pas ensuite, de l’ensemble de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Photo : W.A. pour la Nouvelle Gazette

C’est grâce au soutien de la Ville de Philippeville, de la Ministre de la Jeunesse, Isabelle Simonis et du Ministre de l’Aide à la Jeunesse, Rachid Madrane, que ces projets ambitieux ont pu voir le jour. Le jeu, unique en fédération Wallonie-Bruxelles, sera édité dans un premier temps en 40 exemplaires, la brochure en 2000 exemplaires. Le jeu vient d’être présenté dans différentes écoles de l’entité en cette fin d’année scolaire. Si la promesse de financement arrive à son terme, il circulera ensuite durant l’année 2017-2018, et les brochures seront distribuées à la rentrée dans les écoles.

Photo : J-Luc Henrard pour l’Avenir

Quant à savoir si cela fonctionne, « parfois oui, parfois  moins bien, tout dépend de la classe, de l’ambiance qu’il y règne« . Ainsi, on comprend que parfois cette sensibilisation arrive trop tard dans un groupe où les clans sont déjà bien marqués.
Ce jeu et cette brochure sont destinés avant tout aux élèves de 6ème primaire et de la première année du secondaire. « Les situations proposées sont difficilement exploitables ou compréhensible par un public plus jeune, ou par des élèves ayant un trouble de l’apprentissage, explique Céline Legrand, c’est possible d’utiliser ce jeu pour les plus jeunes, mais il faudrait beaucoup l’adapter« .
Mais ce qui semble le plus marquer les jeunes élèves, c’est que ce sont des jeunes qui leur explique les choses de la vie. « On comprend mieux quand c’est des gens qui pourraient être nos copains qui nous expliquent« ,  nous confie un élève de 6ème primaire.  Pari réussi !

Lien pour visionner la brochure « Le harcèlement, parlons-en »

A lire aussi dans l’Avenir ou  la Nouvelle Gazette

Une fabrique de drogue à Neuville

Lundi après-midi, c’était l’effervescence dans cette ancienne ferme située en bordure de la N5 à Neuville. Police Fédérale, membres du Parquet et Protection civile étaient à pied d’œuvre : une perquisition était en cours.
Dans une affaire qui semble avoir démarré dans la région de Gand, les enquêteurs ont découvert une activité clandestine liée à la confection de stupéfiants dans un de ces hangars situés le long de la N5.  Sur place, personne ne veut confirmer ce qui se passe, mais tout le contenu d’un hangar est chargé dans pas moins de 5 camions de la protection civile, ce qui laisse supposer une activité importante. Ce sont des bidons contenant de la poudre et d’autres produits qui auraient été emportés par les enquêteurs, ainsi que du matériel, ce qui laisse à supposer qu’il s’agissait de préparer des drogues plus dure que le simple cannabis ; on peut penser plutôt à des drogues dures, des amphétamines, de l’extasy, voire, pourquoi pas, de la cocaïne.
Les riverains se disent étonnés de ce déploiement des forces de l’ordre, tout au plus avaient-ils remarqué un certain va-et-vient en provenance de ce hangar, mais pas de quoi les inquiéter.  Ni le Parquet d’Anvers, ni les policiers de la même région, n’ont voulu confirmer les informations recueillies, mais il parait cependant certain que ce n’est pas le propriétaire qui occupait cet hangar, celui-ci étant mis en location.

Les jubilaires ont été fêtés

Le collège communal a invité les couples qui fêtaient leurs longues années de mariage. Messieurs et Mesdames Maffioli-Gillaux de Philippeville, Gobelet-Collard de Jamiolle, Orban-Retelet de Neuville, Dussart-Colle de Philippeville, EmplaincourtCheruy de Villers-en-Fagne, Strimelle-Surin de Philippeville, ChenutAbrassart, Hosselet-Boulet, Thiry-Paquet, Queval-Van Nuffelen, Lambot-Pivetta, Van Wambeke-François de Philippeville, Heymans-Maghe
de Franchimont, Genitelli-Delperdange de Philippeville, Pingaut-Dimanche de Surice, Vanderheyden-Devillez de Neuville, Havrenne-Louis de Sart-en-Fagne, et Biard Mairiaux de Philippeville, se sont rendus à la salle polyvalente du CPAS pour la petite cérémonie de circonstance.

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Les sportifs ont été récompensés

Depuis quelques années, le sport et les sportifs sont mis à l’honneur à Philippeville lors d’une cérémonie du mérite sportif. « Le sport donne une qualité de vie, et notre entité compte pas mal de clubs, et de nombreux bénévoles qui assurent une vie sociale dans notre région« , introduit André Descartes, Échevin des Sports. Pourtant les candidats n’étaient pas très nombreux à rentrer leur inscription cette année.
En présence des membres du jury et des différents candidats, les coupes ont été remises aux lauréats des différentes catégories.
   Pour le sportif individuel, c’est GHYSSELS Charly Ghyssels, un habitant de Neuville et âgé de 17 ans, mais jouant avec les séniors, qui été félicité pour palmarès en province de Luxembourg, dans son club de Jemelle.
Dans la catégorie « personne porteuse d’un handicap« , c’est Thierry Mabile, un habitant de Villers-en-Fagne, qui s’est brillamment illustré au tir au pistolet et qui a décroché les titres de champion provincial, régional et national au tir au pistolet à air (10 mètres). Il joue au SRTM de Morlenwez et à l’AOC de Florennes.
   Le club de balle pelote de Sart-en-Fagne a décroché 2 coupes. La première est attribuée pour le bénévole dévoué, à celle que tout le monde connait sous le surnom de « Soquette », Evelyne Jamme, pour ses 10 année passées en tant que bénévole de ce club. « Elle cumule les fonctions de trésorière, responsable de buvette, animatrice, gérante des sponsors« , explique Thomas Sibille le responsable du Hall Sportif de Philippeville. La seconde coupe est décernée à l’équipe sportive de Sart-en-Fagne Pelote, dont une équipe composée notamment de quatre joueurs âgés de 15 à 17 ans a été championne en Régionale 3, finaliste de la coupe R2/R3 et 2e du tour final des champions.
Et enfin, le coup de cœur du jury a récompensé le Royal Football Club de Surice pour le championnat de son équipe P3 l’an dernier et les 60 ans qu’il vient de fêter récemment.

L’Avenir du 14/06/2017

Le S.I devient Office du Tourisme

Dans un article de Jean-Luc Henrard, publié dans l’Avenir du 2 juin 2017, on lit que le Syndicat d’Initiative deviendra bientôt Office du Tourisme. Qu’est ce que cela va changer ?
 – Une plage d’ouverture plus large
– Une professionnalisation de l’accueil (actuellement, un mi temps par une salariée, et l’autre par des bénévoles).
– Un accès à d’autres subsides qu’on espère plus importants.
– Une meilleure visibilité par une appellation commune aux autres offices du tourisme de la région.
– Un espoir de voir arriver encore plus de touristes dans la région de Philippeville.

Et les sentiers balisés ?

Mais plus que tout cela, c’est sans doute un espoir de voir plus d’actions menées en terme de tourisme ou des actions menées jusqu’au bout ! En effet, depuis de très longs mois, voire des années à présent, les circuits pédestres ne sont toujours pas finalisés dans l’entité ! Cartes non officialisées, tracés pas encore acceptés par tous, balisage manquant…  Il y a encore du travail.

Des souterrains plus longs

Une nouvelle partie des nombreux souterrains est accessible aux visiteurs. Ce sont ainsi 1200 mètres qui sont dévoilés aux visiteurs contre 400 mètres autrefois. Dans cette nouvelle partie, on y cultive même des champignons.

Le syndicat d’initiative devient l’office du tourisme

La création d’un office du tourisme de Philippeville sera bientôt officialisée. Cela permettra de professionnaliser l’accueil touristique.

Le développement touristique devrait connaître un coup d’accélérateur, dans les années à venir, dans l’entité de Philippeville. Lors du prochain conseil communal, probablement fin juin, la transformation du syndicat d’initiative et du tourisme de Philippeville en office du tourisme sera entérinée.

Ce sera l’aboutissement d’une mutation voulue par la majorité actuelle et engagée voici plusieurs années, notamment avec l’arrivée de Marianne Del Pero, la coordinatrice communale responsable du tourisme.

Le 20 avril, une assemblée générale constitutive s’est réunie pour désigner les membres effectifs. Ils seront quinze dont huit représentants du conseil communal et trois membres de droit (des administrateurs de l’ancien SI).

Pour compléter le groupe, on trouve aussi quatre représentants des commerçants et des acteurs touristiques: Côte d’Or, Balad’ânes de Sautour, confrérie du Lapin à la bière… Avant la reconnaissance de l’OT devant le conseil communal, une autre réunion aura lieu le 6 juin pour adopter le Règlement d’ordre intérieur et régler les derniers aspects juridiques.

Une meilleure visibilité

Ce changement en office du tourisme n’a rien de cosmétique. «Nous voulions professionnaliser et dynamiser l’accueil touristique à Philippeville, insiste Marianne Del Pero. L’ancien syndicat d’initiative a fait du bon travail pendant des années. Mais il faut bien admettre que l’équipe de bénévoles qui le compose vieillissait: il fallait du sang neuf sans rejeter les anciens! D’autre part, pour les touristes, l’appellation syndicat d’initiative ne signifie pas grand-chose. Le terme «Office du tourisme» est beaucoup plus parlant et permet d’avoir une bien meilleure visibilité aux yeux du public. Le fait d’intégrer des acteurs touristiques et des commerçants permet également d’avoir une représentativité plus large. En revanche, la nouvelle structure ne nous permettra d’obtenir des subsides supplémentaires. Ils sont principalement réservés à la Maison du Tourisme du Pays des Lacs.»

Et de préciser que l’objectif ultime de la création de l’office du tourisme philippevillain est bien entendu d’augmenter la fréquentation touristique de Philippeville.

Côté chiffre: en 2015, l’ancien syndicat d’initiative avait répondu à 2062 demandes de renseignements. L’année suivante, ce chiffre a augmenté pour atteindre 3 089 demandes. Un résultat encourageant, bien que modeste, certainement à mettre en rapport avec l’ouverture des bureaux du SI, chaque jour, depuis septembre 2013. Auparavant, il n’ouvrait qu’en fonction des disponibilités des uns ou des autres.

Deux mi-temps spécifiques pour l’office du tourisme

La possibilité de visiter les souterrains en français, néerlandais, voire en anglais joue aussi un rôle. Il n’empêche qu’en matière de tourisme, beaucoup reste à faire à Philippeville qui ne peut compter que sur son passé de place forte et sur un réseau de promenades (voir ci-dessous) dans les villages alentour.

Avec la reconnaissance comme office du tourisme, la Commune a pu obtenir des points APE (Aide à la Promotion de l’Emploi), de quoi employer deux personnes à mi-temps: Mariane Del Pero et Jessica Parmentier.

«Avec ces deux professionnelles et l’aide des bénévoles, Philippeville disposera enfin d’une structure d’accueil des touristes digne de ce nom et efficace», insiste pour sa part André Descarte, échevin et président de l’office du tourisme.

De quoi appréhender l’avenir touristique de l’ancienne forteresse renforcée par Vauban et des communes environnantes avec optimisme.

Des champignons dans les souterrains

Parmi les atouts de la Ville, la visite des souterrains s’étale désormais sur 1,2 km. Des champignons y sont cultivés à petite échelle.

Nouveauté cette année: les souterrains qui courent sous l’ancienne place forte sont désormais accessibles sur 1,2 km contre 400 m autrefois. Ce réseau de 10 km de galeries datant du XVIIe siècle reliait les postes extérieurs de la forteresse à l’enceinte principale. «De l’éclairage a été installé dans le nouveau tronçon et du gravier a été étendu au sol pour le confort des visiteurs, explique Marianne Del Pero, de l’office du tourisme. Nous souhaitons aussi faire visiter ces lieux à la lueur de lanternes Led pour créer une ambiance particulière. Nous réfléchissons à aménager des reconstitutions historiques avec des mannequins et des objets anciens. Mais le problème est que le taux d’humidité est très élevé: dans cette atmosphère, tout pourrit rapidement.»

En revanche, avec l’humidité et une température constante d’une dizaine de degrés, les lieux se prêtent parfaitement à la culture des champignons de Paris et de chicons.

«Nous avons tenté l’expérience et cela fonctionne bien avec déjà quelques kilos récoltés, s’amuse Marianne Del Pero. Lors des visites des écoles, cela peut apporter un petit plus pédagogique pour les enfants. J’attends notre assemblée générale pour voir si nous poursuivons dans cette voie.»

À noter que la visite des souterrains s’intègre dans une découverte plus globale de l’ancienne forteresse de Philippeville (église, ancienne poudrière, les halles…). À l’avenir, la volonté est d’attirer des cars de touristes d’un jour, avec visite de la ville au matin, repas et découverte d’un artisan l’après-midi.

Concernant le réseau de promenades dans l’entité, plus de la moitié d’entre elles sont balisées et ouvertes, notamment à Sautour, Samart, Philippeville, Neuville…

Pour le reste, il reste quelques petits détails à régler, entre autres avec des sociétés de chasse! «Dès que le réseau sera prêt, l’IGN nous imprimera une carte spéciale reprenant l’ensemble des parcours», ajoute encore notre interlocutrice.

Dans les cartons également, un marché du terroir mensuel. Il devrait s’installer sur la place du Quartier Brûlé ou sur la place d’Armes. Les modalités précises doivent encore être tranchées par le pouvoir politique.

Jean-Luc HENRARD – L’Avenir du 2/06/17

« Les Baraques » et « Les 4 vents », çà avance, doucement

Lundi soir, les avant-projets du PCA dit «Des Baraques» et des «4 Vents» ont été adoptés. Mais le chemin est encore long.

Ces deux projets sont cruciaux pour le développement économique et commercial de Philippeville. Et ce lundi soir, une étape importante dans le long processus administratif pour concrétiser ces deux dossiers a été franchie: les conseillers ont, à l’unanimité, adopté l’avant-projet du Plan Communal d’Aménagement «Des Baraques» et «Des 4 Vents», en vue d’une révision du plan de secteur.
Dans la foulée, ils ont désigné un auteur de projet (le Bureau Économique de la Province) et valider le contenu du futur Rapport d’Incidence Environnemental (RIE). Il y avait urgence: si ces points n’étaient pas adoptés avant la mise en application du nouveau Code de Développement Territorial (en principe le 1er juin), toute la procédure était à refaire!
L’échevin de l’Urbanisme, Bruno Berlemont (PS), débute par la présentation de l’avant-projet «Des Baraques», une zone de 27 ha à l’est de Philippeville, le long de la N 40. La révision du plan de secteur vise à y inscrire une Zone d’Activité Économique Mixte (ZAEM) en lieu et place d’une zone agricole. Cette ponction de terres agricoles sera compensée par 17 ha de zone de loisir à Sautour (entre la Gueule du Loup et la Petite Suisse) et 10 ha de zone de loisir à Sart-en-Fagne (à l’est du village).
«Cette ZAEM est destinée à accueillir de l’artisanat, des services, de petites industries, du stockage mais pas de vente de détail, de surfaces commerciales ou de logements, précise l’échevin. La ZAEM sera accessible par deux entrées via la N 40 Philippeville-Givet.»

Pas d’entrée par la N 97!

Ce point suscite la réaction du conseiller d’opposition IC-cdH Jacques Sanglier: «Je ne comprends pas qu’une entrée n’ait pas été prévue par la N 97 Philippeville-Dinant beaucoup plus fréquentée.»
L’ensemble du conseil communal en convient et cette remarque sera actée. «N’oublions pas non plus qu’il ne s’agit que d’un avant-projet qui va encore évoluer en fonction des diverses observations», insiste le bourgmestre libéral Jean-Marie Delpire.
Une seconde présentation concernait l’avant-projet «Des 4 Vents», une ZAEM de 13,7 ha qui comprendra une zone commerciale (magasins, logements de fonction) et une zone artisanale (services, distribution, petites industries…).
«Dans l’espace réservé à l’artisanat, on ne pourra vendre que des produits fabriqués sur place, souligne Bruno Berlemont. Les complexes de bureaux n’y seront pas autorisés. Deux accès routiers sont prévus, dont un rond-point qui sera construit sur la N 97, près du pont enjambant la N 5. Des connexions pour la mobilité douce sont aussi projetées depuis la ZAEM vers le centre-ville via la rue de Neuville. D’importantes plantations sont planifiées pour préserver, notamment, les riverains de la rue du Tourniquet.»

Enquête publique en juin 2018

De son côté, l’élu Écolo Vincent Laureys se dit rassuré sur ce dossier, après une entrevue avec le bourgmestre. Une consultation des commerçants locaux et des réunions d’information en cours de procédure sont ainsi prévues. «Nous serons attentifs à ce que les nouveaux magasins sur la zone commerciale ne viennent pas concurrencer les commerces déjà existants», martèle André De Martin (PS) et le bourgmestre.
Le cheminement sera toutefois encore long avant la révision du plan de secteur pour «Les Baraques» et «Les 4 Vents». Au mieux, l’enquête publique n’aura pas lieu avant juin 2018 et le Plan Communal d’Aménagement ne devrait pas être adopté par le Gouvernement wallon avant janvier 2019.

Jean-Luc Henrard pour l’Avenir du 31/05/17

La fête fleurie du Pouly

Voici quatre ans que les convives qui participent à la fête de fleurs organisée par « Le Pouly » de Jamagne, ont quitté le chapiteau dressé sur la place du village pour s’installer dans les locaux du centre de jour, a la rue Willy Squélard.
Voici près de 30 ans que ce centre du centre de jour accueille des personnes handicapées adultes. À ce jour, on compte 23 résidents. Le successeur de Claude Gilles à la tête de cette institution, Sébastien Dierickx, est heureux de constater le succès grandissant de cette manifestation. « Outre le succès des plantes et fleurs vendues dans la serre, le nombre de convives présents au repas ne cesse de croître à tel point que nous devons mettre en place deux services, un le midi et l’autre le soir, pour nous permettre le service des 170 repas« .
A la demande de villageois, et plus spécialement de Christine Chermanne, les résidents sont actuellement occupés à retaper des vieux vélos et à construire des bacs à fleurs pour décorer le village. En plus de ce service, la petite communauté propose un chouette service aux habitants avec la petite épicerie qui entretien le lien social avec les villageois, et au même prix qu’en grande surface ! Depuis peu, une livraison est même mise en place vers les pensionnaires du home Vauban à Philippeville, de quoi favoriser les contacts entre une population un peu isolée socialement.

60 bougies pour le foot

C’est en grande pompe que le RFC Surice a inauguré ses nouveaux locaux, en combinaison avec la fête des 60 ans du club de football.
Il y avait du monde vendredi soir aux abord de la buvette du Royal Football Club de Surice. Les fromagers avaient invité pas mal de monde à assister à l’inauguration de leurs nouveaux locaux, et par la même occasion, souffler les 60 bougies du club.
Les festivités s’étalaient sur trois jours, faisant la part belle au sport, mais surtout à la bonne ambiance et aux retrouvailles. Le vendredi démarrait en fanfare avec l’inauguration officielle des nouvelles installations. Les autorités politiques de la région étaient au rendez-vous.

Des discours

C’est la députée-bourgmestre Christine Poulain qui a débuté la série de discours. « Je me souviens lorsque, sur les bancs de l’Athénée de Philippeville, notre professeur nous relatait, le lundi les résultats footballistiques du Standard… et du Club de Surice ! A ce moment là, je n’aurais jamais imaginé me retrouvé ici aujourd’hui ! » Vient ensuite le tour du bourgmestre de Philippeville, Jean-Marie Delpire. « Vous représentez une utilité sportive pour toute la région, mais surtout une utilité sociale… Vous apprenez aux jeunes les valeurs fondamentales de respect, de solidarité, et de fair-play. » Quant à André Demartin, prenant la parole en tant que président de la Régie Communale Autonome de Philippeville, il a souligné l’importance des divers partenaires impliqués dans ce chantier qu’a représenté ces nouveaux locaux. La parole de la fin était pour le président du club, Benoît Viscardy. « Merci à nos nombreux sponsors qui ne nous ont pas lâché malgré que nous avons dû déserter notre terrain le temps des travaux, nos excuses à nos amis de Treignes si nous avons démonté un peut trop souvent la buvette ! Merci aussi à la Surizée pour leur aide avec la buvette et les vestiaires temporaires. »
Avant la visite des lieux, la plaque souvenir a été dévoilée par l’ensemble des autorités.Ensuite, les nouveaux venus ont visité les nouvelles infrastructures et découvert l’exposition relatant les 60 ans d’existence du club. 60 années résumées par de nombreuses photos, articles de presse, affiches de matchs, et d’autres anecdotes.

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Interview de Benoît Viscardy, président du club
– Qu’est ce qui a été le plus difficile durant les travaux ?
Avec notre déplacement à Treignes, il ne nous était pas possible d’emmener les panneaux de nos sponsors, et pourtant, ceux-ci ne nous ont pas abandonnés malgré l’absence de visuel. Leur soutien indéfectible nous va droit au coeur.
– Des changements en vue pour cette saison ?
Il y a eu des périodes un peu plus creuses mais nous avons toujours joué. Le club a perdu quelques uns de ses joueurs, notamment ces deux dernières années suite à la délocalisation forcée vers Treignes mais nous avons à présent une toute nouvelle équipe les P4. Et le club des fromagers est particulièrement fier de son équipe U10 (jeunes d’une dizaine d’années) qui n’a subi aucune défaite cette saison !
– Une infrastructure pareille, çà coûte un pont, non ?
Le budget de ces travaux, comprenant vestiaires, buvette, salles de réunion, secrétariat, cuisine, terrain et parking, avoisine le 1,2 million d’euros, dont 75 % subsidiés. Et tout prochainement, le club va aussi investir, sur fonds propres, pour la remise à niveau du terrain 2, juste derrière le premier, ainsi que pour la remise à neuf de l’éclairage.
– Et pour gérer tout çà, vous êtes nombreux ?
Le club est propulsé par un comité fort d’une quinzaine de personnes, car outre l’aspect sportif, il faut tenir le bar, entretenir les locaux, assurer les relations publiques. Heureusement, nous avons aussi le comité de jeunes pour les équipes d’âge… et il faudra tout doucement penser à me remplacer !

Des souvenirs à foisons
La préparation de cette exposition a fait remonter des tas de souvenirs en mémoire. De nombreuses photos bien sûr, mais aussi du courrier. Et le président de faire la lecture d’un lettre provenant d’un autre président de club : « Cher président, si vos joueurs n’avaient pas autant à boire, vous auriez connu la gloire depuis longtemps ! » Les choses ne changent pas à Surice !

Un terrain nickel
Durant les discours, René fesler , affilié au club dans les années 50  et  aujourd’hui agé de 75 ans, déclare : »hé bien, si j’avais connu un terrain comme celui-ci de mon temps, je jouerais peut être toujours maintenant ! »

Les « légendes » de Surice. Ph : Dodo

Historique
Le football a commencé en 1933 à Surice, mais suite à la guerre, notre club n’a été officialisé qu’en 1957 et a fonctionné sans interruption depuis. Durant 40 ans, Christian Soumoy a officié comme correspondant local pour le club. « Nos mandats sont plus long qu’en politique ! » Ce projet de buvette et vestiaires a mijoté durant 18 ans avant de voir le jour, mais le résultat en vaut la peine !

Jonathan Warnon pour la Nouvelle Gazette du 13/05/17

Bientôt une coopérative pour les producteurs et consommateurs locaux

Depuis quelques mois, un groupe de producteurs et consommateurs de l’Entre-Sambre- et- Meuse se réunit afin de définir les lignes d’une future coopérative. Le but : offrir un panel de produits alimentaires locaux et de qualité dans différentes communes de l’ESEM, et pourquoi pas au-delà.
Selon ces producteurs, il est grand temps de cesser ces pratiques qui consistent à acheter des fruits hors saison, des charcuteries remplies d’eau ! « Savoir ce que nous mangeons et d’où ça vient ! Du vrai, du goût et du local. On veut comprendre et agir, échanger avec le producteur pour encore mieux apprécier et savourer ! » C’est un peu le crédo de ces promoteurs du produit local. « A l’automne, un site de commande de produits devrait voir le jour, vous permettant de choisir parmi une série de denrées tels que des boissons, des produits laitiers (yaourts, glace, fromages, beurre, etc.), de la viande, des fruits et légumes, du pain, … » explique Tiphanie Loicq.
Mais pour que ce projet prenne son envol, il y a encore du travail à effectuer. « Une coopérative, ça se construit ensemble, avec le groupe existant mais également avec toute personne désireuse d’y apporter son soutien, son temps, ou encore ses idées… ».
Si vous êtes intéressé par ce projet ou si vous désirez en apprendre un peu plus, vous pourrez rencontrer les initiateurs de cette coopérative lors du premier marché qui aura lieu le 27 mai de 11h à 16h, à de la Ferme de l’Abbaye (rue de l’Abbaye 43 à Florennes).

Au programme :  11h : Apéro – 12h – 14h : Assiettes de terroir – De 11 à 16h : Marché avec dégustation et vente de produits de futurs coopérateurs producteurs, animation musicale avec le groupe de Jazz-Blues “Sousa Schleb”, grimage, atelier cuisine animé par l’ACRF, jeux en bois.

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