La dernière garde de l’adjudant Bailen

Depuis lundi minuit, l’adjudant José Bailen n’est plus pompier. Samedi, il a effectué sa dernière sortie, sur un accident à Yves-Gomezée.

Depuis le 21 novembre, José Bailen a atteint l’âge honorable de 60 ans. Il est entré comme simple sapeur en 1987. Il grimpé peu à peu les divers échelons en obtenant le grade de caporal, sergent et puis sous-officier adjudant, chef d’équipe. Il a aussi suivi avec brio la formation d’Aide Médicale Urgente pour obtenir son brevet d’ambulancier en 2009.

La mécanique, sa passion
Côté professionnel, c’est la mécanique qui occupe ses journées, d’aJosé bailenbord dans un garage automobile et ensuite au service technique de la commune de Philippeville. A l’arsenal, c’est lui aussi qui briefe les jeunes recrues sur les astuces à avoir en tête lors d’une désincarcération a effectuer nouveau véhicule.
Sur ses 30 ans passés à la caserne de Philippeville, qui était au départ au boulevard de l’enseignement, José appréciait tout particulièrement transmettre son savoir, notamment au travers de diverses formations. Il aimait le travail bien fait comme on dit. Il a aussi vu le matériel se moderniser, ainsi que les moyens de communication. De la radio portable qu’il fallait toujours avec soi, en passant par le « bip » et puis enfin le réseau Astrid.

Des centaines d’interventions
En tant que pompier volontaire, il est possible de travailler jusqu’à l’âge de 65 ans. Mais José préfère laisser tomber : »ce n’est plus comme avant », dit-il un peu amer, « la mise en place de la zone DinaPhi n’a rien arrangé ».
Des interventions, il en a effectué des centaines et des centaines, des plus cocasses aux plus dramatiques, surtout lorsque des enfants étaient impliqués. Une des plus drôles, c’était sans doute une ouverture de porte. Ce type d’intervention est demandé la plus part du temps lorsqu’une personne ne répond plus aux appels. Les pompiers doivent donc forcer la porte pour entrer. José a donc rempli cette mission . à la caserne, pour ouvrir la porte de l’infirmerie dont on avait perdu la clef !
Ce samedi, l’adjudant José Bailen participera une dernière fois au repas de la ste Barbe avec ses collègues dont certains sont devenus des amis, dans la grande

CCOm du 26/11 : Pas d’augmentation pour les poubelles

Dans une ambiance guillerette, sans doute liée à la légèreté de l’ordre du jour, le conseil a approuvé à l’unanimité l’ordre du jour.

Il faut dire qu’il était composé en grosse partie de l’approbation des ordres du jour des assemblées générales d’Ores, du BEP, du Bep Extension économique et Environnement, Idefin et Inasep. « Je vais demander un mois de congé » dit en boutade le conseiller Alain Marotte (PS) qui est représentant de la Ville au sein de quatre de ces assemblées.
Cette année, la commune reçoit un « cadeau » de 2000 euros, en plus des 4347 euros annuels, de la part d’Electrabel. Cette intervention est à placer dans le contexte de la convention relative à la proximité de la centrale de Chooz, « en compensation des nuisances subies par la proximité de la centrale » tient à préciser André Demartin (PS).

Les poubelles pas plus chères, sauf pour la commune

Il n’y aura pas d’augmentation de la taxe relative aux poubelles cette année, le coût-vérité étant dans la marge préconisée, à savoir 106% et que le maximum autorisé est de 110. Si le coût-vérité est en fait légèrement augmenté pour la caisse communale, il ne se sera pas répercuté auprès de la population.
L’échevine Brigitte Lepage (MR) voulait dépoussiérer le règlement relatif au marché du samedi. Une nouvelle mouture a été proposée au conseil. Martine Warnon-Dechamps (Cdh) a relevé de nombreuses erreurs de formes, d’orthographe et de grammaire, sans doute dues à un excès d’utilisation du copier/coller. Le point a été reporté le temps de re-vérifier la copie.

Erreur déontologique ou maladresse ?

MessagerEn fin de conseil, Jacques Sanglier (Cdh) a demandé des explications concernant la publicité relative au marché de St Nicolas organisé par le Syndicat d’Initiative ce wee-end. Dans le toute-boîte, le Messager, figure la mention « Publicité offerte par « Descartes-Dubois, membre du groupe Bougard« . Cela fait bondir l’opposition qui rappelle cette autre affaire ou l’échevin Descartes avait sponsorisé un événement communal. « Non, je n’ai rien à voir avec cette publicité« , clame avec force André Descartes (PS), « on me l’a demandé, et j’ai refusé« . Pourquoi cette publicité se retrouve donc associée à cet événement ? Apparemment, c’est une action du délégué commercial du toute-boite, qui a contacté le groupe Bougard, qui a racheté la société Descartes-Dubois. Il n’y a donc en effet aucun lien avec l’échevin cité, si ce n’est le nom. qui a été racheté par le groupe Bougard.

Pour le plaisir de l’entraide avec Phisel

Un réseau d’entraide et de rencontres se déploie dans la région de Philippeville, pour le grand plaisir des receveurs et des donneurs de services.

Depuis quelques années, depuis 2009 pour être précis, un réseau d’entraide est actif à Philippeville. Né sous l’impulsion du PCS et du CPAS lors d’une journée consacrée à l’intergénérationnel, ce projet a fait son bout de chemin. Comme partout ailleurs, le réseau SEL (pour Service d’Échange Local) repose sur la volonté de citoyen de s’entraider. Un travailleur du PCS leur apporte son soutien, les épaule dans les diverses démarches, anime le réseau et est garant du bon esprit qui doit y régner.

Réseau d’échange

Le principe du réseau est relativement simple: des personnes proposent leur service, et d’autres en bénéficient. S’il n’y a pas de service en retour, le prestataire reçoit deux bouts de «Phi-Sel » qui peuvent être échangés au sein du réseau, pour un autre service fourni. par un autre prestataire. «Il s’agit d’un troc de services » explique Philippe, qui centralise toutes les demandes et gère au quotidien le réseau. «Je pense qu’un des avantages du système Phisel est que personne ne se sent endetté », explique Ghislaine, une autre fidèle du réseau et par ailleurs fondatrice, «si on doit déranger régulièrement le même voisin, et que lui n’a jamais besoin de rien, ce n’est pas très facile à vivre. » La monnaie Phi-sel permet donc d’avoir un compte en positif si le membre rend de nombreux services, ou a contrario en négatif, si le membre a souvent besoin d’aide. «Mais à ce jour, nous n’avons jamais dû intervenir pour un compte en trop grand déséquilibre », rassure Philippe.

Outre les services rendus, les circuits ultracourts pour les produits du jardin ou les productions personnelles, «c’est un véritable réseau de contacts sociaux qui est mis en place », explique Thibault, membre adhérent et référent au sein du PCS.

Vous pouvez répondre à une demande ? Il faudra que vous soyez membre pour pouvoir le faire.
Vous pouvez répondre à une demande ? Il faudra que vous soyez membre pour pouvoir le faire.

Au départ, les échanges étaient centralisés et envoyés à tous les membres par mail. Mais ce système surchargeait les boîtes de courrier électroniques.

Depuis 2012, un site internet (http://www.phisel.be) a été mis sur pied pour éviter les nombreux échanges de mails. Ce site, s’il devrait être plus agréable pour les membres afin de synchroniser les offres et les demandes, est très peu convivial pour les visiteurs. À ce jour, de nombreuses erreurs liées à la base de données, empêchent le visiteur de se rendre compte des nombreuses offres et demandes proposées. Pour les non-membres, il n’est pas possible non plus de situer géographiquement les propositions et donc d’y apporter un véritable intérêt. C’est peut-être un aspect à revoir pour attirer un peu plus de monde. Il est en effet impossible de répondre à une offre, tant que vous n’avez pas payé votre cotisation de 10€, dommage…

 

 

Succès pour le Salon de la généalogie

La généalogie, science auxiliaire de l’histoire est aussi une affaire de passionnés à la recherche de la parenté et de la filiation des personnes.

Toutes les forces vives du GEPHIL-ESM, le cercle de généalogie et d’histoire pour l’Entre-Sambre-et-Meuse de Philippeville étaient sur pied de guerre ce week-end. Une raison toute simple, la mise sur pied de leur 10e Salon de la généalogie, l’un des plus importants du pays, qui se tenait dans les locaux du CARP. On comprend que pour ce rendez-vous, le président André François et son équipe avaient mis les petits plats dans les grands pour faire de ce rendez-vous, un nouveau succès.

Succès

Samedi, dès l’ouverture du salon, les choses se présentaient au mieux avec la participation d’une petite trentaine de stands. Quant aux visiteurs, ils ne tardaient pas à pousser la porte du CARP pour entamer leurs recherches ou tout simplement passer leur curiosité. Le cercle philippevillain justifiait dès lors amplement son salon et respectait son objectif majeur, celui de faire découvrir tous les aspects de la généalogie et de l’histoire des familles. L’occasion aussi de permettre aux autres cercles, certains venus de l’étranger, de présenter les fruits de leurs recherches.

Pour tous

Si au premier coup d’œil, on pouvait vite distinguer les initiés et passionnés de cette science, on ne tardait pas à rencontrer bon nombre de visiteurs désireux de faire connaissance avec la généalogie. À cet effet, deux conférences étaient programmées pour mieux pénétrer ce monde de la recherche. Et nul doute qu’après ces 2 journées, ils auront été quelques-uns à faire les premiers pas dans le monde de la généalogie.

Du président André François au vice-président Fabian de Vlaminck en passant par le secrétaire Bernard De Wulf, le trésorier Roland Botte ou encore l’administrateur André Mathieu, tous étaient ravis de la tournure des événements. Les objectifs étaient atteints.

Jean LANNEAU – L’Avenir

 

De fausses idées reçues…

André François
André François

S’intéresser à la généalogie n’est pas un objectif inabordable, tant s’en faut. Et le président François de le mettre en évidence en soulignant tout d’abord quelques idées reçues on ne peut plus mensongères.

Tout d’abord que la généalogie est réservée aux retraités. À noter cependant que dans pareil salon, on y rencontre plus de personnes au-delà des 40, 50 ans que de personnes plus jeunes. Mais il est tout aussi vrai que de tout temps, c’est en prenant de l’âge qu’on trouve important de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur.

Parmi les autres idées reçues, le fait que cette activité coûte cher. L’entrée gratuite au salon prouve bien le contraire et la possibilité de consulter les fichiers du cercle n’est soumise qu’à une symbolique cotisation.

Alors que faire si on veut s’essayer à la généalogie? «Avant tout, souligne le président François, s’armer de patience». On le comprend, un arbre généalogique ne pousse pas en un jour. Et de préciser encore: «Il est bon d’avoir sur soi un crayon, un carnet de notes et pourquoi pas un appareil photo. Et surtout, ne pas tarder à classer le fruit de ses recherches».

Bien vite, vous risquez d’inoculer le virus, de mordre à l’hameçon et l’appétit venant en mangeant, cela risque bien de vous mener vers une passion enrichissante. Les premières trouvailles, surtout si elles vous sont personnelles, ne feront que vous encourager à poursuivre. Et quand les premières feuilles, tachetées de pigments affectifs apparaîtront sur votre arbre personnel, vous pourrez goûter aux joies que vous apportera la généalogie.

Jean LANNEAU – L’Avenir

Un portefeuille dérobé à un homme de 84 ans

Dans la zone de Philippeville, une personne âgée de 84 ans allait faire ses courses quand elle a été approchée par trois personnes voulant lui faire signer une pétition.

Un but détourné puisqu’elles en ont profité pour lui subtiliser son portefeuille qui contenait de l’argent, ses cartes et ses papiers. Une fois la police arrivée, la victime a très vite identifié les trois personnes d’origine roumaine. Accompagnés d’une quatrième comme conducteur de la camionnette, les trois malfaiteurs ont été interpellés dans les parages du magasin. Ils sont connus de la justice. Les faits retenus sont un vol avec circonstances de vulnérabilité et association de malfaiteurs. Le dossier a été mis à instruction auprès de la juge d’instruction Bourgeois.

 

Toujours à la tête de son commerce, à 87 ans : «Et je continuerai jusqu’à la fin»

Hector Gigot, 87 ans, travaille toujours dans sa droguerie située, depuis trois générations, rue de Namur,à Philippeville .

Lorsque l’on pénètre dans la droguerie d’Hector, le tintement de la vieille sonnerie annonce notre arrivée. Il n’y a personne. Hector est dans sa salle à manger.
Il lève le nez de sa comptabilité qu’il effectue toujours lui-même, à la main, et nous rejoint dans le magasin. L’homme de 87 ans est la troisième génération de la famille Gigot à la tête de la petite boutique située rue de Namur, à Philippeville. Lancée par son grand-père, lui aussi prénommé Hector, puis reprise en 1928 par son père, Raoul Gigot, et enfin par Hector en 1950, la petite droguerie n’a pas tellement changé.
   « Ce comptoir en bois et cette balance étaient déjà présents dans le magasin de mon grand-père », raconte Hector. S’il continue l’exploitation de son commerce, c’est pour percevoir un petit complément à sa pension d’indépendant et pour passer le temps. Célibataire et sans enfants, Hector Gigot occupe ses journées entre les quelques clients de son magasin et son potager.
   «Ça dépend des jours, parfois j’ai cinq clients, d’autres fois vingt. Hier, je n’ai eu personne par exemple.»

Ses clients viennent depuis des années

Face à la concurrence indéniable des grands magasins de bricolage, ce qui permet à Hector de continuer, ce sont ses conseils mais aussi l’intérêt de certains clients pour les petits commerces comme le sien, à l’ancienne. « Certaines personnes viennent même chez moi sans rien acheter, s’amuse-t-il. Ils me demandent seulement des conseils pour bricoler à la maison.»
   La boutique des Gigot a été détruite durant la Seconde Guerre mondiale. Ils l’ont reconstruite au même endroit et y ont réinstallé le seul comptoir qu’elle ait jamais connu. Jusqu’en 1976, l’enseigne familiale annonçait un service de peinture, décoration et de garniture de chambres mortuaires.
   « En 1976, c’est Jean-Marie Latour qui a repris la partie garniture de chambres mortuaires. J’étais tout seul, sans enfant. Si j’avais eu un frère, peut-être qu’on se serait partagé le travail.»
   Aujourd’hui, la petite plaque de 40 cm est posée à l’intérieur du magasin. Aucune enseigne ne trône sur la devanture. «Je n’ai pas besoin d’une enseigne, précise Hector. Cela coûte bien trop cher en taxes. Je n’en ai jamais vraiment eu la nécessité. Nous sommes ici depuis tellement longtemps. Quand les gens viennent chez moi, ils disent: «On va chez Gigot».

Il ne compte pas s’arrêter
   Hector approche les nonante ans, mais il a toujours la forme et est en bonne santé. Lorsqu’on lui parle de prendre définitivement sa retraite, sa réponse ne se fait pas attendre.
   «Je n’ai pas du tout encore pensé à arrêter de travailler dans mon magasin, insiste-t-il. C’est une affaire de père en fils. Il n’y a personne pour la reprendre, alors je vais continuer jusqu’à la fin.»

Wendy AUTERI – L’Avenir

 

Elle fait tourner les têtes avec ses chapeaux

Vinciane Massart, modiste depuis 2006 à Franchimont, crée avec passion des couvre-chefs et accessoires originaux.

Le prêt-à-porter est le domaine de prédilection de Vinciane Massart. Cette artiste accomplie, modiste de formation, crée, assemble, réutilise, modifie, détourne les matières pour en faire des créations exceptionnelles pour les femmes. Chez Vinciane, la magie des lieux opère directement. Son petit atelier, situé à Franchimont, reflète bien les goûts et tendances de l’artiste.

Sa première pièce est un antre magique où les tissus chatoyants de couleurs et parés de matières diverses se confondent. Le second endroit est un petit atelier dans lequel l’artiste confectionne, coud, crée et assemble toutes les matières.

Un don ancestral

Dans ses souvenirs Vinciane se rappelle d’une grand-mère qui adorait les chapeaux: «Elle les portait en toutes circonstances. À l’époque, ils accompagnaient systématiquement toutes les tenues de ville et celles de la campagne lors des grandes circonstances. C’est peut-être d’elle que me vient cet héritage de la création manuelle. Une nécessité à mon épanouissement personnel.»

Quand on parle de création artisanale, il s’agit de la typicité de Vinciane. Pour l’instant elle crée avec la coiffe de l’originalité et de l’élégance remarquable.

«La coiffe est ce petit élément que l’on ajoute à une tenue de soirée et qui remplace le chapeau actuellement, explique-t-elle. Elle est légère, presque aérienne et amène la finalité à la tenue demandée par mes clientes. La coiffe se fixe à l’aide d’un peigne dans les cheveux et peut se décliner en une variété de formes, de matières et de couleurs. De plus, elle n’encombre pas et n’ébouriffe pas la coiffure.»

Ces coiffes sont confectionnées après avoir vu la tenue de la cliente. La modiste peut leur joindre des perles, de la dentelle, de la broderie mais surtout de la légèreté. Le travail est effectué manuellement de A à Z, du dessin sur croquis jusqu’à la conception finale prête à porter.

Une tête à chapeau

«Nous avons toutes une tête à chapeau», est un adage que Vinciane répète souvent, il suffit de trouver le bon. La Franchimontoise s’adonne à la mode avec grande passion. Actuellement, elle confectionne des gants, des mitaines, des chapeaux en laine bouillie, des foulards type «Shanna» magnifiques, mais aussi de très beaux «headbands», un accessoire à la mode cette année.

«Je ne veux toutefois pas fabriquer quelque chose qui n’ira pas à la cliente, même si celle-ci le veut absolument, insiste Vincianne. Quand je vois une cliente émue lors de sa cérémonie parce qu’on lui a dit à plusieurs reprises que son accessoire lui allait à ravir, je vis des moments de réels bonheurs. L’émotion et les remerciements restent un leitmotiv constant dans mon travail. Cela m’engage souvent vers de nouveaux défis de création.»

En plus d’ouvrir ses portes, ce dimanche, dès 10 h, lors des Journées de l’artisan, Vinciane se rendra sur plusieurs marchés de Noël: les 28 et 29 novembre au marché de St-Nicolas, sur la place de Philippeville; les 11 et 12 décembre sur le marché de Noël d’Yves-Gomezée (La Roseraie) ou encore les 19 et 20 décembre, sur le marché «C’évenementiel» à la laiterie à Rosée.

Rue des Tanneurs, 72, à Franchimont. Tél: 0479/30 93 27. Mail: vincianemassart@yahoo.fr

1919Laurence DAMANET – L’Avenir

 

Adieux de Camille Malcotte à ses cabarets

Camille Malcotte, avec son dernier ouvrage la «Mythologie au présent», annonçait avec force cette représentation comme étant la dernière.

Camille Malcotte est une figure bien connue chez les amateurs de poésie, de romans et autres ouvrages de l’écrivaine. Celle-ci a toujours assorti ses créations de prestations scéniques assez uniques en leur genre puisque la lecture d’extraits se partagait toujours entre des chants et des peintures exposées pour la circonstance. L’auteure annonçait, lors de la préparation de cet apéritif littéraire pour son denier opus, que ce serait sa dernière prestation, argumentant d’une fatigue due à son âge. Cependant, quand Bernard Gautier, directeur du Centre lui a demandé, face au public, si c’est effectivement ses adieux, Camille a répondu le sourire aux lèvres:» On verra!» Une réponse qui en dit long. Pas si facile de quitter son petit monde d’admirateurs.

Le livre

Contrairement à ses habitudes, Camille s’est retrouvée cette fois, seule en scène, gérant sa musique et ses images via ordinateur interposés comme une professionnelle de la technique. C’était d’ailleurs surprenant l’aisance avec laquelle elle envoyait ses montages. Ses commentaires sur la mythologie grecque et latine ont été savoureux comme d’habitude. Elle a voulu les entrecouper de morceaux de musique extraits de De Bussy et de Queen. La présentation était axée sur les enfers et le dieu Pan emmenant ainsi le spectateur au bord du Styx, proche des cerbères et d’autres silènes ou monstres de l’Antiquité. ceci lui a permis d’introduire tout doucement l’objet de son livre qui tente d’expliquer des expressions comme: «Être sorti de la cuisse de Jupiter » ou encore «avoir l’épée de Damoclès sur la tête ».

Entendra-t-on encore Camille? Au vu du succès qu’elle a rencontré ce samedi, nul besoin de jouer à la Pythonisse pour parier sur un retour proche !

Maurice  Vandeweyer – L’Avenir

 

La fanfare d’Yves-Gomezée en Concert

Dimanche, la Société royale l’Union d’Yves-Gomezéea donné un concert dans l’église de Jamagne. Une ambiance intimiste qui semble plaire au public.

Depuis le 11/11/2011, date de son inauguration, l’église de Jamagne revit et accueille pas mal d’activités culturelles. Ainsi, dimanche après-midi, ce sont les musiciens de la Société royale l’Union d’Yves-Gomezée qui s’y sont produits sous la direction de Pierre-Noël Latour. Ils y ont interprété un programme composé de pièces des XIXe et XXe siècles. Le cadre de l’église de Jamagne, sa luminosité et son acoustique constituent un espace apprécié, tant par les artistes que par le public. Ce concert constituait le premier événement d’une série dont l’église de Jamagne sera le théâtre dans les semaines et mois à venir. En voici le détail:

Vendredi 11 décembre à 20h à l’initiative du centre culturel de Philippeville: soirée récit théâtre 7 Lost en la Mancha par Pépito Matéo, conteur incontournable. Celui-ci parvient avec brio, et une facilité impressionnante, à passer constamment d’un personnage à l’autre, jonglant avec les mots, les expressions de son visage, les intonations, les accessoires et les éléments de son costume. PAF: 6€, étudiants jusqu’à 21 ans: 3€, article 27: 1.25€.

Vendredi 18 décembre à 14h: marché de Noël organisé par l’école communale de Jamagne avec de la pâtisserie faite maison, un bar…

Dimanche 20 décembre à 15h30: concert de Noël par les Troubadours de l’Eau Noire. PAF: 8€. Gratuit pour les moins de 18 ans. Ensemble vocal masculin qui a résonné un peu partout dans le monde depuis plus de 50 ans. À ce titre, il a été gratifié en septembre 2015 d’un titre royal. Ne dites pas «chorale royale» mais dites une «manécanterie royale».

Samedi 23 avril et dimanche 24 avril 2016: deux soirées musicales organisées par l’académie de musique de Florennes. Infos: Christiane Chermanne, 0478 789 251 – 071 66 93 10.

Vincent Pinton

Une carrière, C’est aussi un milieu de biodiversité

«On ne s’y attend pas vraiment, mais il y a une véritable biodiversité unique dans les carrières», explique Emmanuel Boland.

C’est parce que la carrière propose des milieux qui se renouvellent sans cesse, notamment des étendues d’eau temporaires, des sols mis à nu immédiatement colonisés par des espèces qui n’auraient jamais poussé là en temps normal». Une nichée de hiboux Grand Duc a ainsi été repérée, de même qu’un troupeau de chèvres qui s’est parfaitement adapté au milieu au point de s’y reproduire.

À un riverain qui demandait s’il n’était pas plus opportun de viser un développement touristique plutôt qu’une carrière, le bourgmestre Jean-Marie Delpire a répondu, en son nom personnel, que les deux n’étaient pas incompatibles.

Lire aussi : http://www.philippeville.info/extension-de-la-carriere-des-dolomies-reunion-dinformation/

 

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