Archives de catégorie : Philippeville

« Les Baraques » et « Les 4 vents », çà avance, doucement

Lundi soir, les avant-projets du PCA dit «Des Baraques» et des «4 Vents» ont été adoptés. Mais le chemin est encore long.

Ces deux projets sont cruciaux pour le développement économique et commercial de Philippeville. Et ce lundi soir, une étape importante dans le long processus administratif pour concrétiser ces deux dossiers a été franchie: les conseillers ont, à l’unanimité, adopté l’avant-projet du Plan Communal d’Aménagement «Des Baraques» et «Des 4 Vents», en vue d’une révision du plan de secteur.
Dans la foulée, ils ont désigné un auteur de projet (le Bureau Économique de la Province) et valider le contenu du futur Rapport d’Incidence Environnemental (RIE). Il y avait urgence: si ces points n’étaient pas adoptés avant la mise en application du nouveau Code de Développement Territorial (en principe le 1er juin), toute la procédure était à refaire!
L’échevin de l’Urbanisme, Bruno Berlemont (PS), débute par la présentation de l’avant-projet «Des Baraques», une zone de 27 ha à l’est de Philippeville, le long de la N 40. La révision du plan de secteur vise à y inscrire une Zone d’Activité Économique Mixte (ZAEM) en lieu et place d’une zone agricole. Cette ponction de terres agricoles sera compensée par 17 ha de zone de loisir à Sautour (entre la Gueule du Loup et la Petite Suisse) et 10 ha de zone de loisir à Sart-en-Fagne (à l’est du village).
«Cette ZAEM est destinée à accueillir de l’artisanat, des services, de petites industries, du stockage mais pas de vente de détail, de surfaces commerciales ou de logements, précise l’échevin. La ZAEM sera accessible par deux entrées via la N 40 Philippeville-Givet.»

Pas d’entrée par la N 97!

Ce point suscite la réaction du conseiller d’opposition IC-cdH Jacques Sanglier: «Je ne comprends pas qu’une entrée n’ait pas été prévue par la N 97 Philippeville-Dinant beaucoup plus fréquentée.»
L’ensemble du conseil communal en convient et cette remarque sera actée. «N’oublions pas non plus qu’il ne s’agit que d’un avant-projet qui va encore évoluer en fonction des diverses observations», insiste le bourgmestre libéral Jean-Marie Delpire.
Une seconde présentation concernait l’avant-projet «Des 4 Vents», une ZAEM de 13,7 ha qui comprendra une zone commerciale (magasins, logements de fonction) et une zone artisanale (services, distribution, petites industries…).
«Dans l’espace réservé à l’artisanat, on ne pourra vendre que des produits fabriqués sur place, souligne Bruno Berlemont. Les complexes de bureaux n’y seront pas autorisés. Deux accès routiers sont prévus, dont un rond-point qui sera construit sur la N 97, près du pont enjambant la N 5. Des connexions pour la mobilité douce sont aussi projetées depuis la ZAEM vers le centre-ville via la rue de Neuville. D’importantes plantations sont planifiées pour préserver, notamment, les riverains de la rue du Tourniquet.»

Enquête publique en juin 2018

De son côté, l’élu Écolo Vincent Laureys se dit rassuré sur ce dossier, après une entrevue avec le bourgmestre. Une consultation des commerçants locaux et des réunions d’information en cours de procédure sont ainsi prévues. «Nous serons attentifs à ce que les nouveaux magasins sur la zone commerciale ne viennent pas concurrencer les commerces déjà existants», martèle André De Martin (PS) et le bourgmestre.
Le cheminement sera toutefois encore long avant la révision du plan de secteur pour «Les Baraques» et «Les 4 Vents». Au mieux, l’enquête publique n’aura pas lieu avant juin 2018 et le Plan Communal d’Aménagement ne devrait pas être adopté par le Gouvernement wallon avant janvier 2019.

Jean-Luc Henrard pour l’Avenir du 31/05/17

Un irlandais enterré à Philippeville

Le 5 mai en fin de matinée, l’Ambassadeur d’Irlande, Eamonn Mac Aodha, sera en visite à Philippeville avec un groupe d’irlandais de Bruxelles et de Luxembourg. Ce groupe souhaite étudier une pierre tombale se trouvant dans l’église St Philippe de Philippeville.

Photographe: Renson, Jean-Pierre, I.R.P.A

Haute de 173 cm et large de 96 cm, elle daterait de 1724 et a été  érigée en souvenir du Lieutenant-Colonel Eugène O’Neill du Régiment de Lee, régiment irlandais d’infanterie de l’armée du Roi Louis XV. Cette pierre tombale résume l’histoire de la vie de cet officier.
  Le Lieutenant-Colonel était membre d’un clan irlandais hautement influent, le clan O’Neill, aujourd’hui largement répandu en Irlande, aux Etats-Unis, en Espagne et en France. Il a rejoint le régiment à l’âge de dix ans et a participé à plusieurs batailles et sièges, avançant lentement mais sûrement de grade en grade dans l’armée. A sa mort, il était sur le point d’être promu colonel.

1 mai, fête du travail et fête socialiste

Un chapiteau comble sur le parking du Moulin pour la fête du 1er Mai. Il faut dire qu’elle était mise sur pied conjointement par les fédérations de Namur et de Dinant-Philippeville. Regrouper les forces pour davantage serrer les rangs, en somme.

La gauche

Du monde et même du beau monde puisque les présidents de fédération Robert Joly et Jean-Claude Maene pouvaient saluer la présence de deux ministres régionaux, Éliane Tillieux et Pierre-Yves Dermagne. Présents également à ce rendez-vous traditionnel, Jean-Pascal Labille, directeur général de Solidaris, Michel Meyer, président de la CGSP ainsi que le sénateur Philippe Mahoux, les députés régionaux Christine Poulin, Eddy Fontaine, Jean-Charles Luperto et Vincent Sampaoli sans oublier un autre régional de l’étape, Jean-Marc Delizée.

Tour à tour, les ténors de ce 1er mai philippevillain ont mis en exergue dans leurs propos les valeurs de la gauche. Des valeurs parfois mises à mal ces derniers temps. Mais personne parmi les orateurs n’a voulu passer sous silence les soucis que certains socialistes ont causé au parti et à ses valeurs.

Le ministre Dermagne en tête qui n’hésite pas à reconnaître des problèmes: «Notre gauche est plurielle, on ne pense pas tous exactement la même chose. On s’étripe, on se chamaille, on se divise. Mais pour qu’un couple dure, il faut qu’on s’engueule!» Et de s’en prendre aussi à la droite et au gouvernement fédéral qui préfère, selon les dires du ministre, cette nauséeuse conviction de droite qui veut faire croire que les migrants sont une menace ou que l’Europe est la cause de tous nos maux.

Pour Jean-Pascal Labille, les mots sont durs que ce soit vis-à-vis du Fédéral ou les brebis galeuses du PS. Et d’avouer avoir parfois honte. Quant à Éliane Tillieux, elle scande qu’il faut savoir dire non aux dirigeants fédéraux, conservateurs et populistes.

Jean-Marc Delizée reprendrait bien tout ce qui a déjà été dit. Mais au lieu de se lamenter, il préfère saluer l’arrivée du nouveau ministre Dermagne, «un nouveau ministre qui incarne la jeunesse, la vitalité, les mains propres, le renouveau pour la Wallonie». Et de lui promettre une mission des plus ardues: un grand nettoyage.

L’ombre du PTB

Un autre souci actuel pour le PS, c’est sans conteste le PTB. Étrangement, aucun orateur n’a voulu véritablement aborder le sujet préférant s’intéresser brièvement à la politique française avec comme dénominateur commun pour chacun des orateurs, le rejet catégorique de l’extrême droite.

Seul le ministre Dermagne l’évoquera dans une envolée lyrique, résumant bien ce 1er mai philippevillain: «Oui, c’est vrai qu’entre camarades, nous avons des différences. Mais bref, j’aime ma gauche quand elle n’a pas de certitudes, quand elle cherche, quand elle dialogue… J’aime ma gauche quand elle doute! Alors oui, il y a encore un rêve de gauche!»

Jean Lanneau pour l’Avenir.

Du retard annoncé pour le terrain de foot

Jeudi soir, en fin de conseil communal et pour répondre au conseiller de l’opposition Cdh Philippe Burnet, le bourgmestre Jean-Marie Delpire a annoncé qu’un petit soucis de parcours était intervenu dans l’étude préparatoire relative au terrain de fotoball synthétique de Philippeville. Dans le cadre de l’octroi des subsides, Infrasport a demandé une étude de sol. « Et tous les anciens philippevillains se souviennent qu’à cet endroit se trouvait jadis une décharge composée essentiellement de déchets inertes. Nous verrons avec le bureau d’études INASEP ce qu’il convient de faire » annonce le bourgmestre. « Deux solutions sont à envisager : soit dépolluer le sol, soit un surcoût d’environ 80 € m3, donc entre 200 et 300.000 miles euros, soit gratter une partie du sol et surélever le terrain et ses alentours, ce qui se chiffrerait à « seulement » 50.000 € », précise l’échevin des travaux Bruno Berlemont.
   S’en est suivi un débat sur le bien fondé d’un terrain synthétique ou sur le choix de l’endroit. « Nous allons clore ici ce débat, le Collège réaffirme sa volonté de mener à bien ce projet » conclu le bourgmestre. A n’importe quel prix ?

Une deuxième chance pour la Cathy, la fleuriste

Cathy Bettinvile est fleuriste de par sa profession. Mais atteinte de fibromyalgie, elle ne peut plus travailler au froid et à l’humidité. « Je me suis réorienté, et j’ai suivi une formation d’employée administrative, mais je n’ai toujours pas trouvé de boulot . » A 45 ans, elle ne veut pas baisser le bras et voudrait quitter le refuge « mutuelle-invalidité ».  Elle tente alors le plan B : créer son propre emploi. Elle revient donc à ses premières amours : les fleurs.
« Je n’aurais pas pignon sur rue, pas de magasin, car à l’heure actuelle, ça engendre beaucoup trop de frais et dépenses. Je ferai des prestations, comme des mariages ou anniversaire), mais aussi des montages et bouquets naturels sur commande, sans oublier l’artificiel. Tout cela se ferait à mon domicile. » Voilà donc le projet de Cathy. Pour le mener à bien, elle s’est inscrite sur une plateforme de crownfunding. Mais les investisseurs ne se pressent pas et les fonds tardent à arriver. Sur les 3000 euros nécessaires, Cathy n’a encore récolté que moins de 300 euros alors qu’il ne reste que 2 jours !
Suite à cet article, la plate forme de récolte de fond a accepté de prolonger le délais jusque dimanche  !
Vous pouvez aider Cathy à faire de son rêve, son quotidien : https://fr.ulule.com/fleuris-cvous/

Une brocante bien achalandée

Le soleil brillait sur le centre de Philippeville ce dimanche. La traditionnelle brocante a attiré son lot de vendeurs, de badauds et de chineurs en tout genre. La sélection des exposants semble garantir le succès de ce rendez-vous automnal. Les habitués ont sélectionné leur place, au soleil, les autres n’hésitent pas à déplacer leur fauteuil pliant pour se laisser caresser par les derniers rayons  de l’automne.

  Autour de la place, les conversation ne tournaient qu’autour de ces ébats nocturnes et amoureux, surpris par une caméra d’un riverain et immortalisée sur les réseaux sociaux. 50.000 vues pour la vidéo, pas encore autant de monde à la brocante, pourtant sur les mêmes lieux…

Bientôt les portes ouvertes chez les pompiers

aff portes ouvertesC’est un événement attendu chaque année. Parfois délocalisée à Doische, elle s’est à présent établie aux abords de la caserne. de Philippeville.

La plus part du temps, lorsque le public voit les pompiers, c’est lors d’interventions pas toujours joyeuses, comme un incendie ou un accident. Mais une fois par an, il peut, en toute sécurité voir les pompiers à l’oeuvre, et même pour les plus intéressés, s’initier à certaines de leurs techniques
2015-04-26 13-07-53Toute une partie de leur matériel sera exposé, mais vous pourrez également vous mettre dans la peau d’un sapeur pompier durant quelques instant, que vous soyez petit ou grand. Pour les enfants, Il y aura la simulation de la maison en feu, la descente en tyrolienne du haut du toit de la caserne, ou encore simplement se défouler dans le château gonflable en forme de camion de pompier.
2010-09-25_16-13-13Pour les adultes, il y aura aussi un camion de pompier, mais transformé en bar, ainsi que la tente didactique (enfumée artificiellement), le parcours ARI (un labyrinthe à traverser tout en étant équipé du masque respiratoire). Et puis bien sur, il y a les différentes démonstrations : feu de friteuse, fuite de gaz, et bien entendu l’accident de voiture suivi de son embrasement !

Des missions particulières

Aux cotés de tout cela, il y aura le Groupe d’Intervention en Milieu Périlleux (GRIMP), et les spécialistes des nouveaux animaux de compagnie (NAC) avec présentation de leurs protégés (araignée, serpents, …), et un stand pour mieux différencier les guêpes des abeilles. Si toute la journée, il y aura moyen de se restaurer, l’amicale des pompiers organise son souper en début de soirée.

Des collaborations

Profitant de cette occasion, les voisins d’en face, à savoir la Police, prendra également par à cette manifestation. Les diverses démonstrations du maître chien devraient achever de convaincre ceux qui estiment que sa présence n’est pas utile dans une petite zone comme celle d’Hermeton et Heure. C’est un travail qui mérite d’être vu et apprécié par tous !
Il y aura aussi la traditionnelle voiture tonneau.
Le protection civile sera également de la partie avec quelques véhicules. Bref, il y en aura pour tous les goût ce samedi de 9 à 18 heures.

Des responsables

pompiers portes ouvertesC’est devenu une tradition à Philippeville, cette grosse organisation des portes ouvertes est confiée à … ceux qui le veulent ! Il n’est pas nécessaire d’être haut gradé pour organiser tout cela. Cette année, c’est Christophe Moustier et Jérôme Lazzano qui prennent çà en charge : « Cela fait près de 6 mois qu’on travaille à ces portes ouvertes « , dit ce dernier, « c’est toujours un véritable défi à relever« . « Heureusement que nous pouvons compter sur les précieux conseils de ceux qui nous ont précédé » ajoute son comparse. Et même si le stresse monte avec la date qui se rapproche de plus en plus, il n’est pas à douter que, une fois encore, ces portes ouvertes seront couronnées de succès.

Info sur Facebook : Pompiers Philippeville

 

Philippeville : fin des herbicides mais début des herbes folles

Avec l’interdiction d’utiliser les pesticides, les herbes folles prolifèrent. Philippeville étudie une solution avec de la vapeur d’eau chaude.

Un peu partout, les citoyens se plaignent du manque d’entretien dans les cimetières et les autres espaces publics autrefois désherbés avec des produits chimiques. Sans utilisation d’herbicides, désormais interdits depuis le 1er juin 2014, plus rien ne retient la propagation des herbes folles.

Les herbes folles envahissent les espaces publics«Nous ne faisons pas ça par plaisir, explique Bruno Berlemont, l’échevin des Travaux de Philippeville. Oui, la mauvaise herbe pousse et envahit nos rues et nos cimetières… et encore plus vite cette année. Les raisons: la météo que nous connaissons et l’abandon de l’usage de produits radicaux mais toxiques, ce qui est une bonne chose pour l’environnement et la santé publique, soit dit en passant ».

herbes1Pas assez de main-d’œuvre
L’échevin met les points sur les i: «Pour enrayer ce problème, nous disposons de deux hommes pour Philippeville, de quatre personnes et d’un camion pour les 16 autres villages et, enfin, de deux ouvriers seulement pour tous les cimetières. Ces derniers assurent en plus les enterrements. C’est peu, je le sais !».
Et d’expliquer qu’auparavant, avec l’usage des pesticides, un homme suffisait à entretenir régulièrement un village. Actuellement, il faudrait donc plus de main-d’œuvre, alors que c’est souvent la tendance inverse qui domine.
«Nous concentrons nos efforts sur les villages juste avant leur fête, pour le que tout soit propre», insiste encore l’échevin.

alouerMais quelles solutions sont envisageables pour lutter contre ces herbes envahissantes ?  » On pourrait demander, comme dans d’autres villes, que chaque citoyen entretienne le trottoir et les abords de sa maison jusqu’au filet d’eau et que chaque famille entretienne le pourtour de la tombe de ses défunts ».

Mais cela ne semble pas (encore ?) au goût du jour.  Et la population ne semble pas prête pour prendre le relais des ex-cantonniers de village.
«Pour les cimetières, nous nous sommes renseignés sur des solutions mises en place ailleurs. Il existe des allées de dalles herbeuses ou des caveaux qui s’ouvrent par le dessus. Mais ces systèmes ont aussi leurs inconvénients», constate Bruno Berlemont.

Un coûteux procédé

Quant au désherbage des espaces publics, Philippeville aurait-elle lancé l’opération sans pesticides un peu trop tôt? Ou, au contraire, cet essai permettra-t-il de dégager des solutions à plus long terme ?
L’échevin des Travaux et le chef du même service étudient actuellement une solution pratique : «Nous savons qu’il faut recommencer l’opération tous les 15 jours avec le désherbage thermique. Une autre solution semble plus efficace: la vapeur d’eau chaude».
Un fabriquant de ce type de machine apporte des éclaircissements: «La mousse se forme grâce à l’ajout, dans l’eau, d’extraits naturels de maïs et de noix de coco. Elle se dissipe au bout de quelques minutes sans résidu toxique pour l’environnement. Mais il faudra tout de même plusieurs passages (quatre la première année, et deux à trois passages la deuxième année, idéalement avant l’hiver) pour venir à bout des herbes indésirables qui poussent dans les bordures, les trottoirs, entre les pavés et au milieu des graviers». Il reste un inconvénient majeur à un tel équipement: son coût qui s’élève à environ 40 000€ !

Et au conseil communal de la fin août, c’est finalement l’achat de désherbeurs thermiques que les conseillers ont approuvé. Une dépense qui nous semble pas fort utile puisque les hommes n’ont déjà pas le temps de passer la débroussailleuse, et que ce procédé n’est guère différent puisque ce ne sont que les feuilles qui sont brûlées pas la racine… « wait and see » !


ROLY, Les bonnes volontés s’essoufflent

IMG_20160626_092700Dès 2014, Philippeville faisait figure de pionnière en matière de non-utilisation des pesticides. Décision avait été prise de ne plus utiliser de produits chimiques dans le cimetière de Roly.
À l’époque, une visite sur les lieux, en compagnie de l’échevine de l’Environnement Véronique Tichon, avait permis à quelques citoyens de se proposer pour arracher les quelques mauvaises herbes lors de leur visite au cimetière.
IMG_20160626_092622Mais force est de constater que le temps a fait son œuvre: les bonnes volontés et la main-d’œuvre se sont, sans doute, essoufflées.
Et le cimetière de Roly a doucement repris un aspect naturel. Les herbes folles y sont de retour.

 

La fin des vacances à la plaine de JS

L’été de Jeunesse & Santé Philippeville s’est clôturé avec la fin de la plaine de Philippeville. Celle-ci était organisée dans les locaux de la Mutualité chrétienne, les Grands Poêlons et les locaux du Patro. C’est ainsi mois et demi d’activités de vacances et de séjours qui sont organisés chaque année sur tout l’arrondissement.
La plaine de Philippeville a donné l’occasion aux enfants, animés par le staff d’animateurs volontaires, dirigé par les responsables Clément Frognet et Laura Hubert, de vivre les activités habituelles, mais également de profiter de moments de jardinage dans le Pot’âgé, jardin partagé, intergénérationnel et accessible aux PMR. Ce projet a été initialisé par les mouvements Altéo, J&S et Enéo, de la Mutualité chrétienne.
Guillaume Massart, animateur coordinateur, se dit content de la saison et tout particulièrement à Philippeville : « présente depuis 3 ans dans l’entité de Philippeville, l’asbl a déjà vu le nombre de ses participants doubler sur deux étés« . Il remercie également les partenaires qui les ont soutenus dans la mise en place de cette activité (le comité de gestion de la salle des Grands Poêlons et la présidente du Patro). La saison à peine terminée, cette organisation de jeunesse s’attelle déjà à la préparation de la formation à venir (1ère semaine des vacances de Pâques) ainsi qu’à sa participation au Congrès Jeunesse & Santé qui rassemblera les 14 régionales J&S à Massembre les 22 et 23 octobre prochains.

Le camp du patro de Philippeville évacué.

Les patronnés de Philippevile, en camp à Villers-sur-Lesse, ont été obligés d’écourter leur camp cette année. En cause, les inondations.

C’est vers 4h du matin, dans la nuit de vendredi à samedi, que les patronnés de Philippeville, au camp dans la région de Rochefort, à Villers­-sur­-Lesse ont été tiré de leur sommeil. Il ne s’agissait pas d’un jeu de nuit, mais d’une mesure de précaution suite aux fortes pluies qui sont abattues sur toute la région. « Devant la montée inquiétante du niveau de la Lesse, Nous avons préféré évacuer le camp« , explique Quentin, le président du Patro de Philippeville.
groupeLes jeunes de Philippeville, de 6 à 18 ans, étaient en camp depuis le 21 juillet. Cela faisait donc 3 jours seulement qu’ils étaient sur place. Samedi matin, les parents ont été prévenus pour récupérer leurs enfants à Rochefort ce samedi, au matin du troisième jour.
Des orages puis les inondations
« Les orages sont arrivés vers 19h« , raconte Quentin, « de la pluie, on en a déjà eu, donc çà ne nous tracassait pas trop« . Mais devant la quantité d’eau qui tombait du ciel, l’inquiétude gagne les animateurs. « Nous nous sommes couché vers 2h, mais toutes les 15 minutes, l’un de nous se relevait pour vérifier l’état des lieux« . C’est vers 4h, que la décision est prise : par sécurité, il faut évacuer le camp.
Les enfants sont alors réveillés, calmement. « Vous vous habillez chaudement, et vous en paniquez pas, il faut qu’on quitte le camp« . Au petit matin, l’eau arrivait à la hauteur du genou dans le campement, la décision d’évacuer le campement en pleine nuit était donc bien justifiée.

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Des dégâts importants
Mais si la pluie avait cessé de tomber samedi matin, il fallait se rendre à l’évidence : il ne sera plus possible de poursuivre le camp, d’autant que tout le matériel d’intendance, les frigos et congélateurs, ainsi que le matériel d’animation est sous eau. Avec l’aide de scouts dans un camp tout proche, ils ont récupéré tout ce qu’ils ont pu.
Lundi, les tentes étaient toujours debout, au milieu de l’eau et de la boue. « Nous ne saurons les récupérer que lorsque l’eau aura quitté le pré » dit encore le président. « Et il faudra sans doute les laver et les mettre sécher avant de pouvoir les ranger« .
Pour l’ensemble des patronnés, ces trois jours de camp étaient parfait… Ils sont d’ailleurs triste que cela soit déjà terminé, et attendent avec impatience l’an prochain. En attendant, le BBQ de fin de camp aura bien lieu ce dimanche, mais dans les locaux de Philippeville, au sec.

Une évacuation dans le calme

Parmi les 45 enfants se trouvaient Romain et Cassandre, de Jamagne. « Nous avons été prévenus samedi matin vers 10h » dit Sabine, leur maman. « En tout cas, chapeau aux animateurs qui ont très bien géré çà« .
Romain et CassandreCassandre, qui est dans la section benjamines (6-­9 ans) raconte : « Nos animateurs nous ont réveillés à 4 heures… je me demandais pourquoi… Nous étions en pyjama et ils nous ont demandé de prendre des affaires chaudes et des gros vêtements… Il y avait déjà beaucoup d’eau par terre« . Les plus jeunes enfants sont dirigés vers un bâtiment tout proche. « Ils nous ont donné des couvertures pour nous réchauffer« .
Romain lui est dans le groupe des « Conquérants » (12­-15 ans). « Nos animateurs nous ont dit que la pluie s’est aggravée et que le niveau de l’eau avait monté. Ils nous ont alors dit qu’on devait évacuer, qu’on ne devait pas paniquer » raconte Romain. « On nous a relogés dans une ferme, les petits dans le bâtiment et nous dans l’étable« .
« Les animateurs sont retournés au camp samedi matin pour récupérer les affaires des enfants… mais tout est un peu mélangé forcément… il ne reste qu’à tout relaver à présent » termine Sabine tout en saluant encore une fois le sang-froid des animateurs.
Quant à Cassandre et Romain, ils ne semblent pas du tout traumatisé par cette expérience, tout juste un peu fatigués par le manque de sommeil.