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L’eau de source de Villers s’invite au Parlement

M. le Président. – L’ordre du jour (25 février 25) appelle les questions orales à M. Coppieters, Ministre de la Santé, de l’Environnement, des Solidarités et de l’Économie sociale, de :
– M. Fontaine, sur « la fermeture de la source de Villers-le-Gambon consécutive à la présence de TFA » ;
– Mme Linard, sur « la pollution aux PFAS de la source de Villers-le-Gambon » ;
– M. Chintinne, sur « la détection de TFA dans une source à Villers-le-Gambon ».

M. Eddy Fontaine (PS). – Monsieur le Ministre, le 17 décembre, mon groupe vous interrogeait concernant une étude de PAN qui pointait la présence de TFA en quantité dans l’eau minérale de Villers-le-Gambon, dont la source se trouve en Wallonie, tout près de Philippeville. Le 14 février, jour de la Saint-Valentin, nous apprenions via un communiqué que la commune de Philippeville avait fermé la source de Villers-le Gambon. En effet, cette source en accès libre n’était, selon la presse, jamais, jusque-là, testée par les autorités communales.
Dans la presse, le bourgmestre déclarait que, dès qu’il avait appris les résultats de l’étude, il avait « immédiatement fermé la source par mesure de prudence ». Or, la publication de l’étude de PAN date du 3 décembre, la question de mon groupe date de mi décembre, et la fermeture de la source aurait été ordonnée le 13 février. Monsieur le Ministre, pourriez vous nous informer quant à ce timing ?
Vos services avaient-ils pris contact avec les autorités communales en décembre ?
Cette fermeture de la source mi-février est-elle liée à de nouveaux éléments dans les investigations prévues ?
Votre administration a-t-elle pu déterminer la source de la contamination ?
Dans votre réponse, vous indiquiez que « la région de Philippeville, la plus touchée par les TFA pour l’eau embouteillée, l’est aussi pour les eaux distribuées par le réseau public, en l’occurrence par l’INASEP et que cela pourrait résulter d’une activité agricole soutenue et des captages vulnérables dans les nappes calcaires du Sud namurois ». Est-ce un point que vous avez pu investiguer plus en avant ?
Une étude hydrogéologique au sein des zones de prévention de ces prises d’eau a-t-elle pu être réalisée ? Dans l’affirmative, avec quels résultats ?
Dans cette même réponse, vous indiquiez que 22 pesticides utilisés en Wallonie contiennent des PFAS et que leur dégradation pourrait « hypothétiquement » produire des TFA. Comment cette piste est-elle investiguée ? Avez-vous chargé le Conseil scientifique indépendant d’étudier cette question ?

Mme Bénédicte Linard (Ecolo). – Monsieur le Ministre, j’aimerais tellement ne plus devoir vous interroger en commission sur le dossier des PFAS ou l’une de ses ramifications, mais chaque semaine ou presque, l’actualité nous rappelle que les polluants éternels sont omniprésents dans nos vies et dans notre environnement. Cela souligne, si je ne l’ai pas dit déjà au moins 20 fois sur cette législature, la nécessité d’agir à la source, Ecolo ne le répétera jamais assez, et d’interdire la production de ces substances.
Il y a quelques jours – je vais paraphraser un petit peu mon collègue –, le bourgmestre de Philippeville a interdit l’accès à la source de Villers-le-Gambon suite à la détection de taux élevé de TFA, le plus petit des PFAS, qui est un sous-produit de certains pesticides que nous avons déjà évoqué à plusieurs reprises dans cette Commission.
Une analyse réalisée par l’association PAN Europe a en effet révélé un taux de 3 400 nanogrammes par litre d’acide trifluoroacétique, le TFA, dépassant donc la norme de 2 200 nanogrammes par litre établie par le Comité scientifique indépendant.
Lorsque nous avons abordé en commission, à l’automne dernier, la question de la présence du TFA en Région wallonne, la zone de Philippeville était déjà identifiée comme la plus touchée dans le cadre du monitoring effectué par la SWDE. La source de Villers le-Gambon – il faut le savoir – est aussi exploitée par la société Villers Monopole qui, de son côté, assure respecter les seuils réglementaires en vigueur. Le bourgmestre de l’entité a indiqué vouloir demander des analyses plus approfondies à un laboratoire externe.
Monsieur le Ministre, comment réagissez-vous à cette information ? Un soutien de la Région à la Commune, dans sa volonté de demander des analyses complémentaires, est-il prévu ? Avez-vous eu un contact avec le bourgmestre de Philippeville ? Quel travail est mené en vue d’identifier le ou les responsables de ces pollutions à Philippeville ?
Votre administration ou d’autres se sont-elles saisies de ce dossier ? Avez-vous de premiers éléments de réponse pour expliquer ce dépassement important de concentration de TFA ?
Vous avez annoncé le lancement d’un plan d’action concernant le TFA à l’automne dernier. Où en est ce travail ? Le Gouvernement wallon est-il favorable à l’interdiction à la source des pesticides contenant du TFA, et quelles initiatives ont déjà été prises en la matière ?

M. Grégory Chintinne (MR). – Monsieur le Ministre, dernièrement, la Commune de Philippeville a fermé la source de Villers-le-Gambon, comme l’ont précisé mes collègues. Une analyse effectuée par PAN Europe a révélé une forte pollution à un PFAS, le TFA, pour acide trifluoroacétique.
Cette source en accès libre n’est jamais testée par les autorités communales. Ces dernières insistent néanmoins sur le fait que c’est la source qui est concernée, et non l’eau de distribution. Par contre, le bourgmestre a organisé une réunion le lundi 17 avec les représentants de la société Villers Monopole, comme cela a été dit tout à l’heure, qui exploite la même source pour ses eaux minérales.
Monsieur le Ministre, avez-vous été informé de la situation ? Les TFA contiennent très peu d’atomes de carbone et ne sont pas connus pour s’accumuler dans le corps humain. Ils ont tous été enregistrés dans le cadre du règlement de l’Union européenne et ont fait l’objet d’une évaluation des dangers et des risques. Leurs propriétés ne peuvent pas être comparées à celles des PFAS à longue chaîne carbonée. Confirmez-vous la non-dangerosité des TFA ?
Quelles mesures spécifiques peuvent être prises pour remédier à cette pollution ? Un contact a-t-il été pris avec la société Villers Monopole qui utilise cette même source ? Si oui, qu’en ressort-il ?

M. Yves Coppieters, Ministre de la Santé, de l’Environnement, des Solidarités et de l’Économie sociale. – Madame et Monsieur les Députés, lorsqu’on regarde la teneur en TFA de 3,4 microgrammes par litre relevé par l’étude PAN Europe dans l’eau minérale produite à Villers-le-Gambon à partir de deux sources émergentes de la nappe calcaire, c’est une question qui doit être instruite au niveau fédéral. C’est en effet le SPF Santé et Sécurité de la chaîne alimentaire qui est compétent pour les eaux minérales.
En ce qui concerne les compétences régionales, l’étude hydrogéologique visant à adapter les zones de prévention du captage de Villers Monopole est toujours en cours. Un essai de traçage visant la mise en exploitation d’un puits foré en amont des sources est notamment en cours de réalisation.
La source accessible au public, quant à elle, est située dans une rue en contrebas du captage. Son eau n’est pas captée pour le minéralier. C’est ce que l’on appelle en général le trop-plein.
Pour sa part, le village de Villers-le-Gambon est alimenté en eau de distribution par l’INASEP via une fourniture d’eau en provenance de la station du ry de Rome à Couvin. Cette eau ne contient quasiment pas de TFA, puisque sa teneur est inférieure à 1,5 microgramme par litre.
En ce qui concerne l’intention et la décision du bourgmestre d’interdire l’accès du public au trop-plein des sources, je n’en ai jamais été informé.
Mon administration n’a donc pas été concertée et je ne peux dès lors pas vous éclairer sur ce qui a amené M. le Bourgmestre de Philippeville à définir ce timing d’intervention. Je n’ai pas eu de contact direct, à ce stade, avec lui.
Concernant son initiative, je dirais que même si la loi communale permet de prendre de telles mesures d’interdiction sous l’angle de la salubrité publique, celle-ci me semble disproportionnée au vu de l’avis émis par le Conseil scientifique indépendant concernant les TFA et les taux requis. Ceci d’autant que l’usage de cette eau est multiple et épisodique, à la faveur de marches ou de randonnées.
Le bourgmestre est-il en possession d’éléments nouveaux ? J’ai chargé en tout cas l’administration de vérifier. Celle-ci recommande d’ailleurs aux communes, lorsqu’une source naturelle est rendue accessible au public, de la contrôler régulièrement, principalement pour vérifier sa qualité microbiologique, laquelle constitue le risque immédiat.
Sur base de la recommandation du Conseil scientifique indépendant, je confirme que le TFA n’est pas dangereux pour la santé aux valeurs rencontrées dans nos nappes les plus exposées, comme les calcaires du Sud-Namurois – dont celles de Philippeville. Je ne vais plus m’étendre sur les mesures envisagées pour limiter les teneurs en TFA rencontrées dans certaines nappes, puisque je les ai développées dans ma réponse en décembre dernier. Je vous renvoie aux réponses apportées à l’époque.
Cependant, le monitoring du TFA dans l’eau potable, piloté par la SWDE, se poursuit. Les premiers résultats de 90 % des captages qui alimentent des zones de distribution dans lesquelles le TFA est significativement présent – qui ont une teneur en TFA supérieure à 1,5 microgramme par litre – sont disponibles au niveau des eaux brutes. Le rapport final complet du monitoring TFA est attendu pour fin mars 2025.
Ces résultats pourraient indiquer que certaines de nos masses d’eau seraient particulièrement affectées par l’usage des pesticides perfluorés.
Il me semble toutefois nécessaire de repréciser ce que j’ai répondu précédemment au sujet des produits phytopharmaceutiques qualifiés de PFAS. En Belgique, 31 substances actives ayant une substance active correspondant à la définition des PFAS sont agréées. Parmi celles-ci, seules deux sont clairement identifiées comme fournissant du TFA comme produit de dégradation métabolique. Il s’agit du flufénacet qui est un herbicide et du fluazinam qui est un fongicide. J’ai maintes fois rappelé ma volonté – et je l’ai encore dit dans les questions précédentes – de réduire autant que possible l’usage des produits phytopharmaceutiques, et pas seulement à cause de la présence éventuelle de PFAS.
Il ne faut toutefois pas oublier que ces pesticides ne sont pas la seule source potentielle de TFA. Un récent article scientifique – dont je peux vous donner la référence – cite en effet les estimations de quantités de TFA produites en Allemagne pour les différentes sources. Ce sont d’abord les gaz réfrigérants et les mousses d’extinction qui représentent environ 2 000 tonnes par an, suivis des pesticides pour 457 tonnes par an – principalement du flufénacet, du diflufénican et du fluazinam – et enfin les médicaments humains pour environ 29 tonnes par an.
Il convient donc de maintenir les efforts en vue d’une interdiction totale des PFAS à la source. Nous nous y employons au sein du Comité REACH – comme je l’ai répondu dans une question précédente –, de même que dans les autres groupes de travail interfédéraux.

M. Eddy Fontaine (PS). – Monsieur le Ministre, on peut en vouloir ou pas au bourgmestre pour la décision qu’il a prise, qui est peut-être – selon vos propos – disproportionnée. Rendez-vous compte que le bourgmestre est tout de même le premier personnage d’une commune et que l’on aurait pu lui reprocher de ne pas avoir pris de mesures. Il a pris des mesures parce qu’il n’avait pas de contact.
J’entends dans votre réponse que lui n’a pas pris contact avec l’administration ; et lui nous dit que l’administration n’a pas pris contact avec lui et qu’il n’avait pas de contact avec Villers Monopole qui lui en veut également, parce que commercialement, ce n’est pas bon. Lui a donc pris cette mesure-là.
On va arrêter ici de dire qui devait faire quoi et à quel moment. Ce n’est pas le but de la question.
Je prends note que l’étude est toujours en cours par rapport à ce que vous avez souhaité nous répondre.
Comme vous l’avez bien précisé, la source qui alimente où les citoyens peuvent aller, c’est le trop-plein de la source de Villers Monopole.
Je prends également note que vous dites que les TFA ne sont pas dangereux pour la santé, vous l’avez martelé. Vous êtes pour une interdiction des PFAS à la source, c’est important de le signaler. On restera attentif, comme vous l’êtes également, par rapport aux eaux de distribution.

Mme Bénédicte Linard (Ecolo). – Monsieur le Ministre, le premier enseignement de ce que vous avez pu nous dire est que, si des bourgmestres aujourd’hui prennent des mesures que vous ou le CSI jugez disproportionnées, il faut alors clarifier la chaîne d’information entre les premiers concernés sur ce sujet, à savoir les bourgmestres et l’administration. Apparemment, ce n’est pas clair, donc il faut clarifier, il faut reprendre une action vis-à-vis des pouvoirs locaux pour que ce soit plus clair par la suite.
Vous rappelez également que certains pesticides sont à la source de pollution. Certains, les TFA, ne sont pas néfastes pour la santé, mais certains pesticides le sont. Vous avez identifié les gaz réfrigérants et les mousses d’extinction comme des produits problématiques. Cela fait deux produits de plus dont on pourrait interdire l’utilisation.
Puisque j’ai bien écouté votre réponse précédente, l’utilisation est bien de votre compétence, puisque c’est régional, à côté de l’utilisation d’autres produits dans les cosmétiques, dans les vêtements, et cetera. Je vous invite dès lors à agir en matière d’interdiction de l’utilisation de ces produits.

M. Grégory Chintinne (MR). – Quand on est le dernier à répliquer, il n’y a plus grand-chose à dire, si ce n’est remercier le ministre pour sa réponse qui est complète.
Au niveau de l’eau en bouteille, j’ai pris bonne note. On a un Gouvernement fédéral et l’on aura alors l’occasion de renvoyer vers ce dernier. Je tiens tout de même à souligner les récentes avancées, à savoir la validation par le Gouvernement wallon en troisième et dernière lecture, le 20 février dernier, d’un arrêté qui permet de mettre en place la norme de 100 nanogrammes dans l’eau de distribution pour les PFAS 20. Ces normes devraient initialement entrer en vigueur en 2026, mais elle l’est déjà.
J’ai entendu tout à l’heure qu’il y avait une difficulté en termes de communication et ne pas savoir qui appeler ni quand. Je constate que ce Gouvernement avance et vient avec des propositions concrètes pour régler le problème lié aux PFAS. Pour information, la mousse d’extinction est déjà revenue dans d’autres dossiers, on sait qu’elle est à l’origine de la pollution aux PFAS. Il suffit de l’interdire, comme vous l’avez dit, Madame la Députée.

Inquiétudes autour de l’eau de Villers

Une récente étude de PAN Europe révèle la présence de polluants dans l’eau minérale Villers, incitant le bourgmestre de Philippeville à prendre des mesures de précaution.

Des résultats préoccupants
En septembre, l’association PAN Europe a mené une étude sur la qualité des eaux minérales en bouteille. Les résultats, révélés par le journal Le Monde en décembre, indiquent la présence de TFA, un polluant de la famille des PFAS, dans l’eau de Villers Monopole. Le taux détecté serait 34 fois supérieur à la norme, selon l’article du Monde.
Villers Monopole se défend
La direction du groupe Alma, propriétaire de la marque Villers, se veut rassurante : « L’eau minérale naturelle Villers est propre à la consommation humaine et sa sécurité sanitaire et alimentaire n’a d’ailleurs jamais été remise en cause par les autorités de contrôle. » Le groupe affirme que l’eau respecte les seuils réglementaires et ne contient pas de PFAS. Concernant le TFA, Alma évoque des « nanotraces » dues à des facteurs environnementaux et non liées à l’embouteillage.
Des mesures de précaution
Malgré les affirmations de Villers Monopole, le bourgmestre de Philippeville, Jérémy De Martin, a pris des mesures de sécurité. « Je dois assurer la sécurité de ma population et, par conséquent, j’ai préféré fermer l’accès à la source [publique], en attendant qu’une analyse de l’eau y soit réalisée. »
Appel à une action plus large
Rose-Marie Libioulle, lanceuse d’alerte, appelle à une action plus large : « Nous devons couper la source de ces pollutions à répétition en Région wallonne… Nous attendons que le gouvernement wallon donne des outils aux parquets pour identifier l’origine de ces contaminations aux PFAS. » Elle souligne la nécessité d’impliquer les bourgmestres et de réaliser un biomonitoring pour évaluer l’étendue de la contamination.
L’Afsca rassure
L’Afsca, organisme de contrôle de la qualité des aliments, a également réagi. « En 2024, l’eau minérale naturelle de Villers Monopole a été échantillonnée et analysée pour la présence de PFAS dans le cadre du programme annuel de contrôle de l’AFSCA… Ces analyses étaient donc conformes. »

Conclusion
L’affaire de l’eau de Villers met en lumière les préoccupations liées à la présence de polluants émergents comme le TFA. Si les autorités se veulent rassurantes quant à la qualité de l’eau en bouteille et de distribution, les mesures prises par le bourgmestre de Philippeville témoignent d’une vigilance accrue.

Surfer en toute sécurité, ce 13-02-25

La criminalité informatique est en forte hausse sur notre région, comme partout ailleurs. De 79 faits déclarés en 2022, on en recense désormais 129 en 2024 !
Ce sont les chiffres communiqués lors du dernier conseil de Police.

Comment se protéger d’éventuelles arnaques en ligne et par téléphone ? Vous n’êtes pas sans savoir que des personnes malveillantes essayent par tous les moyens possibles d’arnaquer des personnes, que ce soit par téléphone, par internet ou encore par courrier. Les agents de la zone de police Hermeton et Heure nous présenteront les différents types d’arnaques et les astuces pour s’en protéger.

La première conférence aura lieu ce jeudi 13-02 à Philippeville.

Mise au vert pour les écoles du maternel de Philippeville

Les élèves du maternel des écoles communales de l’entité de Philippeville se sont retrouvés au complexe sportif vendredi, pour apprendre en s’amusant.

Enseignants et élèves du maternel des écoles communales de l’entité de Philippeville se sont retrouvés au complexe sportif de la ville, vendredi, pour apprendre tout en s’amusant.
Cela va de la course relais à la manipulation du ballon, en passant par la danse, la sculpture ou l’initiation au cirque. Une centaine de tout jeunes élèves a ainsi pris part à douze ateliers, associant découverte et psychomotricité. « C’est la neuvième année que nous organisons une telle initiative confie Florence Bonniver, psychomotricienne. Cela permet de sortir des murs de l’école, et de nous rencontrer. Cela vaut tant pour les tout-petits que pour les enseignants. »
Car cette bulle d’air est particulièrement appréciée du personnel d’encadrement scolaire. « Une fois n’est pas coutume: c’est ici l’occasion de nous retrouver ensemble, confirme Dominique Vandenavenne, l’une des directrices. En effet, avec deux directions et sept implantations, il n’est pas toujours facile de se rencontrer. Outre le bénéfice pour les enfants, cela renforce la cohésion d’équipe. »

Du bonus pour de futurs enseignants
Pour la deuxième année consécutive, les classes sont animées par des étudiants de 5e et 6e techniques de qualification Animation et sports de l’Institut Notre-Dame de Philippeville. « C’est gai de constater que différents réseaux s’entraident, sourit Hélène Bonniver, échevine de l’Enseignement. Il existe sur l’entité un climat permettant une telle collaboration, c’est vraiment super. »
« C’est sportif et cela change des bancs de l’école, explique Noah, étudiant en 5e option sports à l’IND. Ceci représente aussi une belle expérience dans notre processus d’apprentissage. »
« J‘envisage de devenir professeur d’éducation physique, commente à son tour Ameline, en 6e année. Grâce à de telles activités, nous constatons à quel point les petits ont besoin de se libérer, de se dépenser, d’apprendre tout en s’amusant. »

Une initiative propre à l’école
Manifestement, de telles activités extérieures ne sont pas prévues par les programmes scolaires. « Travailler avec des petits de deux ans et demi, ce n’est pas la même chose qu’avec des élèves du primaire, poursuit Dominique Vandenavenne. Des prises en charge sont prévues par des organismes comme l’Adeps pour les six à douze ans. C’est nettement plus complexe pour les classes maternelles; dès lors, nous organisons nous-mêmes les choses. »
Même son de cloche de la part des élèves de l’IND: « Dans notre processus d’apprentissage, nous ne sommes jamais en contact avec les maternelles. Ici, nous en avons l’occasion, ce qui permet d’élargir notre champ de vision. »

Un éveil artistique
L’un des ateliers était consacré à l’éveil musical. Chaque jeune élève a pu s’emparer d’un instrument: xylophone pour l’un, castagnettes ou percussions pour l’autre. De quoi découvrir des sons différents, ainsi que la notion de rythme, tout en suivant précisément les consignes de l’animatrice: « Vous jouez lorsque je vous montre un carton vert, vous faites silence lorsqu’il devient rouge. »
Plus loin, c’est la pâte à modeler qui est à l’honneur. Même si des modèles sont mis à disposition, chaque petit laisse libre cours à la créativité. De quoi sculpter des formes parfois bizarroïdes ou, comme Gabriel, de réaliser un petit dinosaure en un temps record. Pour ce petit garçon plutôt très réservé, il s’agit certainement d’un mode d’expression qui lui convient parfaitement.

La journée était à la fois ludique et enrichissante pour le bonheur des petits comme des plus grands.

Eric Bossart  – L’Avenir  10-02-25

La Chinelle ’24 : le retour de la parade des motos (le plan)

Beaucoup l’ont regretté, certains l’ont même cherchée l’an dernier. Mais quoi ? La parade des motos pardi !
Cette année, la présentation des pilotes et de leur engin se déroulera à nouveau sur la Place d’Armes de Philippeville. Que cela plaise ou non, que cela fasse travailler les commerces et les terrasses locales ou non, c’est un retour que le public apprécie.

  • 14h00 – 18h45 : Présentation des équipages 12 heures et des Kids sur la place de PHILIPPEVILLE
  • 19h00 : Parade des équipages 12 heures vers la Chinelle

Les enfants eux, mais des adultes aussi, espèrent pouvoir voir passer ce cortège de motos devant leurs petits yeux ébahis ou envieux. Encore faut-il savoir par où passera cette parade, placée sous bonne escorte.

Voici le trajet prévu pour cette parade : Place d’Armes, n40 jusque là rue Père Heugens à Villers, rue du curé, rue de Franchimont, rue Principale, rue de la Chinelle pour arriver sur l’esplanade vers 19h20-19h30.

Rappelons au public de rester prudent et bien sur le côté de la route pour éviter tout accident.

Elections Communales 2024 : Agir Ensemble

Actuellement en majorité avec le MR, Agir Ensemble entend bien conserver le pouvoir au lendemain du scrutin communal d’octobre. La liste compte 50% de nouvelles têtes et a été rajeunie.

La salle de Neuville était bondée, vendredi soir, suite à l’invitation lancée par les responsables de la liste Agir Ensemble qui présentaient leurs candidats pour le scrutin communal d’octobre prochain. À l’aide de petites capsules vidéos, chaque candidat s’est présenté au public. L’occasion de mettre l’accent sur leurs domaines de prédilection. Sous la forme d’un petit jeu d’acteur, les échevins Martine Warnon-Dechamps et Tito Bailen ont dressé le bilan de leurs actions menées durant ces dernières années.
À l’issue de la présentation de la liste, on peut constater le départ de Philippe Burnet (ex-échevin des Travaux et actuellement conseiller CPAS), ainsi que Véronique Tichon (ex-échevine de l’Enseignement) et de Valérie Dumont (conseillère).
Second constat: une bonne partie des nouveaux arrivants sont déjà impliqués dans la vie associative locale. Enfin, on peut calculer que la moyenne d’âge est légèrement revue à la baisse: 43 ans pour cette liste.
Dans son laïus, le bourgmestre Jérémy De Martin a félicité son père, l’ancien bourgmestre, ainsi que feu Vital Bonnivers pour avoir créé cette liste d’ouverture. « Même s’il y a eu des changements dans les différents rôles et fonctions, nous avons été au bout de nos idées et projets », souligne-t-il.
Le bourgmestre salue aussi les membres de l’opposition présents dans la salle… Il ne faut jamais fermer la porte en vue de futures négociations, pourrait-on penser. L’ambition d’Agir Ensemble est de conserver le même nombre d’élus (9 sièges en octobre 2018), voire davantage, et de rester au pouvoir. avec Jérémy De Martin comme bourgmestre.

1. DE MARTIN Jérémy,   Bourgmestre, libraire, 36 ans, Philippeville.
2. WARNON-DECHAMPS Martine , Echevine, retraitée, 70 ans, Philippeville.
3. BAILEN COBO Tito, Échevin et indépendant en construction, 36 ans, Philippeville.
4. BONNIVER Hélène, Conseillère, enseignante, 34 ans Jamagne.
5. FIASSE Gilles,  Conseiller, conducteur de train, 49 ans, Samart.
6. WARREYN Marie, Paysagiste, 38 ans, Sautour.
7. BERNARD Vincent, Employé, 41 ans, Romedenne.
8. VANDER GHINST Inès, Conseillère CPAS, enseignante, 36 ans, Philippeville.
9. ROMAIN Bruno, Indépendant en construction, 40 ans, Franchimont.
10. HUSSIN Marie-Laure,  Libraire, 40 ans, Philippeville.
11. RATHMES Daniel, Employé, 54 ans, Villers-en-Fagne.
12. CHENOIS Mélissa, Etudiante, 21 ans, Roly.
13. DROUET Charles, Pompier-ambulancier, 35 ans, Philippeville.
14. GILLE Roxanne, Déléguée syndicale, 36 ans, Neuville.
15. CHARLIER Anthony, Enseignant, 35 ans, Merlemont.
16. VERAEGHE Cathy, Conseillère CPAS, conseillère au Forem, 55 ans, Philippeville.
17. DE VRIESES Alexis ,Educateur, 23 ans, Surice.
18. DELFOSSE Cathy,  Employée administrative, 53 ans, Franchimont.
19. ROSSIGNOL Martial,  Conseiller CPAS, retraité, 66 ans, Villers-le-Gambon.
20. BURNET Anne-Caroline, Conseillère, directrice financière, 36 ans, Philippeville.
21. DUBOIS André, Conseiller, agent d’assurance, 62 ans, Neuville.

Un non pour l’étable des 980 veaux

À Villers-le-Gambon, les débats sur l’agrandissement d’une ferme pour accueillir 980 veaux ont pris une tournure peu habituelle et a vu la division du Collège.  Ce projet, porté par des exploitants locaux, a été refusé à plusieurs reprises. Une demande de permis unique avait été déposée il y a quelques mois, avec un premier volet concernant la mise à jour des installations existantes et un second volet ambitieux pour l’extension destinée aux 980 veaux. Lors de l’enquête publique, 140 opposants se sont exprimés, principalement des habitants locaux.

Cette semaine, le collège communal de Philippeville a tranché en refusant d’accorder le permis pour l’extension de l’élevage des veaux. Cependant, l’exploitant a obtenu le feu vert pour la régularisation de certaines installations et des améliorations pour le confort des vaches laitières.

Les débats au sein du collège étaient animés, avec des opinions partagées entre les deux partis en majorité, Agir ensemble et le MR (IC). Finalement, c’est la voix du bourgmestre qui a fait pencher la balance. Malgré quelques modifications apportées au projet, les craintes concernant le trafic et la nappe phréatique ont persisté, conduisant à la décision de privilégier le bien-être des habitants.

Ce refus constitue le troisième revers pour un projet similaire dans la région, démontrant une résistance communautaire à l’élevage intensif. Bien que le fermier ait la possibilité de faire appel de cette décision, il semble que les obstacles persistent pour son projet d’expansion.

Succès éclatant pour le souper du Télévie

Ils étaient plus de de 300 convives réunis pour une noble cause ce samedi dans le réfectoire de l’Institut Notre Dame de Philippeville. 300 personnes rassemblées pour lutter contre cette maladie qui emporte encore bien trop de personnes dans notre entourage. L’événement, organisé de main de maître par un comité dévoué et impliqué, a été un véritable succès, alliant générosité, convivialité et engagement. Dès l’ouverture des portes, une ambiance chaleureuse a enveloppé les participants, impatients de contribuer à cette noble cause tout en partageant un moment privilégié. Le comité organisateur, emmené par Georges Ducoffre et composé de membres passionnés et engagés, a veillé à ce que chaque détail soit parfaitement orchestré. De l’accueil des convives au service des mets, en passant par les animations et les discours, rien n’a été laissé au hasard. Leur dévouement et leur implication ont été salués par tous les participants, témoignant de l’importance de leur travail dans la réussite de l’événement.
Outre ce souper qui est l’événement phare de l’année, de nombreuses organisations sont mises sur pied comme les 3h de zumba, le théâtre wallon en collaboration avec la troupe de Vodecée, le jogging et le rallye ancêtres, sans oublier bien entendu les ventes traditionnelles à l’effigie au coeur rouge. Tout cela a permis de libeller un chèque de 50.000 euros l’an dernier, montant que tous espéraient pouvoir dépasser cette année affin d’apporter encore plus de moyens à la recherche scientifique.

Photos de ce souper :  https://photos.app.goo.gl/ZzyKXwQWZRCF7iPq7

Philippeville: un projet de trois éoliennes entre Neuville, Sautour et Roly

Vous êtes invités à découvrir le nouveau projet de développement éolien présenté par Newwind lors d’une réunion d’information le 20 mars prochain. Cette initiative vise à installer trois éoliennes entre Neuville, Sautour et Roly, dans la région de l’Entre-Sambre-et-Meuse, avec une capacité totale maximale de 15 MW.

« Contrairement à d’autres projets similaires dans la région, celui-ci fait l’objet d’une demande de permis unique« , explique Jérôme Dumont, développeur de projet chez Newwind . « Je précise que ce projet n’est en rien une extension du parc éolien situé à l’ouest de la N 5, sur le territoire de Senzeilles. Ce parc appartient à des concurrents. Les emplacements de nos trois éoiliennes ont été choisis en fonction du cadre éolien imposé par la Région wallonne. Entre autres contraintes, nous devons respecter des distances minimales par rapports aux habitations. »

La réunion d’information, prévue à 19 heures le 20 mars à la salle Les Amis de la Gaieté à Neuville, sera l’occasion de présenter le projet et d’expliquer les démarches entreprises pour son approbation. Jérôme Dumont, développeur de projet chez Newwind, sera présent pour répondre aux questions et fournir des informations détaillées sur les aspects techniques et environnementaux du projet.

Avant toute concrétisation, le projet suivra un processus administratif rigoureux. Après la réunion d’information, une étude d’incidences sur l’environnement sera menée sur une période d’un an, incluant une analyse approfondie de l’impact sur la faune et la flore, notamment les oiseaux migrateurs et nicheurs tout au long des saisons.

Ce sera ensuite le début d’une série d’étapes administratives, incluant une enquête publique, l’introduction de la demande de permis et son examen par les autorités régionales. Il est important de noter que l’obtention d’un éventuel permis prendra environ trois ans, et des recours contre le projet sont également à prévoir.

La participation citoyenne à la réunion d’information du 20 mars sera cruciale pour comprendre l’opinion publique sur ce projet et pour permettre à chacun de se familiariser avec ses enjeux. Y participer, c’est contribuer au dialogue et exprimer vos questions et préoccupations.

Un plan de mobilité trop peu mobile à Philippeville

La mobilité en zone rurale est un défi constant pour nos élus. Ceux de Philippeville en ont débattu lors du conseil communal de jeudi.

La présentation du plan de mobilité a suscité plusieurs réactions de la part de Vincent Dujardin, lors du conseil communal de Philippeville ce jeudi.

Rappelons que la population a eu la possibilité d’exprimer ses remarques concernant ces orientations liées à la mobilité et le conseiller écologiste a exprimé sa déception en conseil, quant au manque d’ambition du plan: « Depuis 10, voire 20 ans, on parle d’une gare multimodale, ou mobipôle, à la gare des trains, mais c’est comme le monstre du Loch Ness, on en parle, mais rien ne se concrétise ».

Le bourgmestre Jérémy De Martin (Agir Ensemble) lui a répondu en soulignant que la commune a peu d’influence sur les décisions du TEC, qui refuse de regrouper sa gare avec celle des trains. Vincent Dujardin a également souligné le sous-usage de la ceinture de la ville par les boulevards, qui pourraient être transformés en sens uniques. Il déplore également que la seule alternative à la voiture semble être le vélo (électrique étant donné les distances à parcourir). On aurait pu espérer des propositions issues du plan de Charleroi métropole, mais il semble que ce ne soit qu’un ensemble de bonnes intentions.

L’échevine des travaux, Lætitia Brogniez (MR), a expliqué qu’une entreprise de voitures partagées, Combio pour être précis, avait été contactée pour s’installer en centre-ville, comme à Ciney. Mais la société n’a pas montré d’enthousiasme. De son côté, l’échevin Jean-Marie Delpire (MR) a fait remarquer que le plan de mobilité présenté avait été élaboré par deux bureaux d’études qui ont pris en compte les observations des citoyens lors de l’enquête publique.

Point mort pour le rond-point
La question du rond-point sur la N40, avec la sortie de la N5, a également été largement évoquée par le conseiller écologiste. Pour lui, il est impératif de séparer rapidement ce projet de rond-point du projet de complexe commercial. Il faut sécuriser cet endroit, qui est non seulement dangereux, mais qui cause également de nombreuses nuisances aux villages de Jamagne et Jamiolle, ainsi qu’aux résidents de la rue de Neuville, en raison des usagers qui évitent cette sortie problématique de la N5.

Le bourgmestre a rappelé qu’il s’agit d’une voirie régionale et que la Commune a peu de pouvoir dans ce domaine. Il a ensuite suggéré au conseiller écologiste de contacter le ministre en charge de ces aménagements, écologiste lui aussi, pour organiser une réunion. « Je n’irai pas à vélo, mais tu peux venir avec moi en voiture pour aller à sa rencontre », a-t-il ajouté…