Tous les articles par JLouis Jacquemyn

Collaborateur de presse depuis 1992.

La volonté d’impliquer l’opposition

Quelle sera votre attitude par rapport à l’opposition composée de deux socialistes, de deux «Phil’Citoyens» et d’un Écolo?
En premier lieu, je vais essayer de ne plus utiliser les termes péjoratifs de «majorité» et de «minorité». En ce qui me concerne, je ne vois que des élus qui doivent tous travailler pour la population de Philippeville.

Mais encore ?
Nous allons créer des commissions pour impliquer toutes les composantes du conseil communal dans le fonctionnement de la Commune.
Une première sera consacrée aux travaux, une seconde aux finances et une troisième aux aspects sociaux et culturels. J’attends que chacun s’implique, soit constructif et ne se contente pas de s’opposer pour le plaisir de s’opposer. J’avais déjà instauré ce système au conseil de l’action sociale et cela fonctionnait très bien. Cette façon de travailler dépendra bien entendu de l’attitude qu’adoptera chacune des composantes du conseil communal.

La campagne a été rude, la page est-elle tournée ?
Je repars d’une page blanche. Mais tout n’est pas oublié. Je trouve que, pendant la campagne, des gens ont dépassé la limite dans les termes employés, y compris de la part de personnes qui travaillent au sein de la Commune.
Mais je le rappelle, ce qui doit nous guider avant tout, c’est le bien-être de la population.

J-Luc Henrard pour l’Avenir du 18/01/19

Maisons de village et zones économiques

La nouvelle majorité «Agir Ensemble» et MR ont de nombreux projets à concrétiser au cours de cette législature. Voici les principaux.
– Même si c’est surtout le Bureau Économique de la Province de Namur qui a la main, les élus devront veiller à l’aboutissement de deux dossiers économiques: à savoir le plan communal d’aménagements du centre commercial dit des «4 Vents» près de la N 5 à Philippeville et celui du lieu-dit «Les baraques» à l’est de Philippeville qui devrait accueillir des PME. Fin 2019, les dossiers administratifs devraient (enfin) être bouclés et les autorisations données.
– La place d’Armes et l’anneau routier pour 509 000€: les travaux sont cette fois annoncés pour septembre.
– La maison de village de Surice pour 1,1 million dont 800 000€ de subsides. Le cahier des charges est terminé. Le chantier débutera au 2e semestre de cette année.
– La maison de village de Sautour. Un appel à architecte a été lancé pour ce projet qui trouvera place sur un terrain communal au «quartier du Fond». Un budget de 200 000€ a été inscrit. Les comités locaux pourraient apporter un complément financier. Une partie des travaux seront réalisés par les ouvriers communaux pour diminuer les coûts. Selon le bourgmestre, il s’agit d’un projet à réaliser dans les deux ans.
– Toujours à Sautour, sur des terrains communaux, la Commune souhaite construire 25 maisons sur des terrains communaux. Il faut au préalable urbaniser cet espace (eau, électricité, égouttage…). La Commune réfléchit à un éventuel partenariat avec un investisseur privé.
– La maison médicale : La maison médicale rue du Moulin à Philippeville: un architecte a été désigné et les travaux devraient débuter cette année. Estimation: 400 000€, dont 200 000€ de subsides.
– La majorité va entamer une vaste réflexion concernant l’implantation des acteurs culturels (centre culturel, bibliothèque…) et du tourisme dans le centre-ville entre les différents bâtiments: immeubles actuels, caserne des Fours à rénover, palais de justice finalement racheté à la Régie des Bâtiments pour 115 000€ au lieu de
200 000€ initialement prévus.

J-Luc Henrard pour l’Avenir du 18/01/19

Philippeville: le terrain de foot synthétique à l’enquête

L’enquête publique sur l’aménagement d’un terrain de foot synthétique débutera le 21 janvier. Mais il faudra dépolluer le site.

Après bien des rebondissements, le projet d’assainissement des sols dans le cadre de l’aménagement d’un terrain de football synthétique pour la «Royale Étoile Sportive Philippeville» semble enfin avancer. À partir du 21 janvier prochain, et jusqu’au 5 février, ce dossier sera soumis à enquête publique. Les citoyens qui voudront le consulter et émettre des observations pourront s’adresser à l’administration communale (071 66 00 66).

Un seul terrain pour 15 équipes

Cela fait près de dix ans que le projet d’un terrain synthétique est dans les cartons. Mais il est cette fois relancé. De fait, fort de 180 jeunes et alignant une quinzaine d’équipes (dont une féminine), le club de football de Philippeville ne dispose que d’un seul terrain de football homologué à l’avenue des Sports, près de la piscine communale. Deux autres terrains existent en face de la gare SNCB. Mais ils ne sont pas homologués et ne sont dédiés qu’aux entraînements.
«Autant d’équipes pour jouer sur un seul terrain, c’est difficile à gérer, explique Jérémy De Martin, le président du club. Et je ne vous dis pas dans quel état la pelouse se trouve quand il pleut, malgré les efforts des bénévoles et de l’homme d’entretien pour la maintenir en bon état. Cela peut décourager des parents à inscrire leurs enfants chez nous».
Dans ce contexte, un terrain synthétique comporte plusieurs avantages: il demande nettement moins d’entretien, est moins salissant et est plus «roulant» pour les joueurs. Mais le projet a malheureusement connu des contretemps fâcheux.

Enlever 40 cm de terre

En premier lieu, des sondages ont révélé une pollution du sol sur le site du terrain en question, probablement due à la présence ancienne d’une décharge à cet endroit. Les premières analyses ont toutefois montré que cette pollution historique ne constituait pas une menace grave pour la santé et l’environnement. Il n’empêche qu’un assainissement est nécessaire.

Deuxième tuile lorsque des études et un reportage d’«Envoyé Spécial» ont laissé entendre que les recouvrements synthétiques avec des granulats en caoutchouc issus de vieux pneus broyés contiennent peut-être des substances toxiques ou cancérigènes.
«Concernant la dépollution du sol, les rapports sont rassurants, souligne le bourgmestre André De Martin. Nous devrons toutefois enlever 40 cm de terre sur l’ensemble du terrain et déposer ces tas à proximité pour de nouvelles analyses. Le sort de ces terres dépendra des résultats. Mais les mettre sur le côté nous permettra d’avancer dans la création du terrain synthétique.»

Un projet d’1,1 million d’€

D’autre part, par mesure de précaution, la Commune a renoncé à l’utilisation des granulats en caoutchouc pour le revêtement. Le terrain synthétique sera réalisé à partir de matériau naturel, par exemple du liège.
«Le cahier des charges pour l’assainissement du site et la création du terrain synthétique sera examiné fin du mois au conseil communal, ajoute encore André De Martin. L’ensemble du projet est estimé à 1,1 million d’€ avec un important subside d’Infrasports.»
S’il se réjouit de voir ce dossier enfin avancer, le président du club, de son côté, sait qu’il faudra encore ronger son frein. «L’idéal aurait été de réaliser les travaux à l’intersaison pour jouer sur notre nouveau terrain à la saison prochaine, confie-t-il. Mais je ne pense pas que les démarches administratives seront terminées d’ici là. Dans le pire des cas, nous procéderons à des aménagements provisoires pour jouer ou nous nous expatrierons vers les installations d’un club ami.»

J-Luc Henrard pour l’Avenir du 17/01/18

Givet : le Manège cesse son cinéma

C’était le dernier jour, ce jeudi 17/01/18 pour le cinéma Le Manège à Givet. Les portes sont fermées, le personnel est rentré chez lui. Un conflit oppose depuis longtemps l’association « Le Manège », vieille de 25 ans et employant 9 salariés, et la municipalité de Givet. Ce que reprochent les élus politiques à l’association, c’est une mauvaise gestion, notamment en ce qui concerne les frais de fonctionnement. « Or depuis 4 ans l association a toujours été en positif avec une gestion parfaite, tempère le directeur, le déficit de l’an dernier n’est dû qu’à une diminution de la subvention municipale. ». Pour lui, il y a une réelle volonté de nuire à l’association de la part du pouvoir politique.

L’idée de la Ville serait de reprendre la gestion du cinéma en tant que régie municipale, « ce qui signifie qu’il n’aura pas accès à un grand nombre de sorties nationales et pourtant la Mairie nous explique qu‘elle reprend la gestion du cinéma », explique le futur ex-directeur de l’association, Benoit Giorgini. En attendant la finalisation de cette reprise, le cinéma a fermé ses portes ce jeudi : « rien n’a encore été préparé, le personnel que la ville reprendrait n’a pas de contrat et sont toujours les employés de l’association ». Ne voulant pas jouer avec la sécurité des gens vu qu’aucune assurance n’est possible si la Ville ne transmet pas de convention d’occupation des lieux (demandée depuis décembre), la présidente de l’Association le Manège, Françoise Ménagé, a décidé de fermer les portes, jusqu’à nouvel ordre.


José Bailen admis à la retraite

Il n’a pas été trop difficile pour le bourgmestre de remercier M. Bailen pour son excellent travail à l’heure où il partait pour une retraite justifiée.

M. André De Martin rappelle le parcours du nouveau retraité au sein de la Commune, qu’il avait intégré après avoir travaillé une grande partie de sa carrière dans une entreprise privée. «Il a, dira-t-il, travaillé en qualité de pompier volontaire de 1992 à 2014 au sein du service incendie de Philippeville puis comme ambulancier de 2013 à 2014. Enfin, il a rejoint les services communaux en qualité d’ouvrier mécanicien de 2012 à 2018».

Pour ce travail accompli, le bourgmestre, au nom du collège et de l’institution, le remercie et, via l’échevine Brigitte Lepage, lui remet un cadeau et offre des fleurs à son épouse.

Maurice VDW pour l’Avenir

Le voeu d’un service de qualité

André De Martin, nouveau bourgmestre a exhorté le personnel à poursuivre dans la voie d’un service d’excellence.

André De Martin sait que les travaux sont d’importance dans une commune et il connaît les urgences qui existent pour certains d’entre eux. Mais il n’insistera guère sur le sujet en citant toutefois quelques travaux imminents comme la réfection des voiries autour de la place d’Armes. Mais pour ses premiers vœux, il exhorte surtout son personnel à continuer à bien faire, voire à s’améliorer encore.

Nouvelle équipe

«Vous avezune nouvelle équipe d’échevines et d’échevins décidée à mener à bon port les nombreux projets, explique le bourgmestre. Mais notre volontarisme n’est rien cependant, s’il ne se dédouble pas d’un engagement résolu et constant du personnel
Il insiste alors sur une collaboration optimale, sur la confiance réciproque, sur la volonté de chacun de ne pas laisser traîner des dossiers, de répondre au plus vite à la demande du citoyen, d’être à son écoute. Il ne reproche rien à ce personnel dévoué, bien au contraire. Mais il insiste encore sur la valeur d’un service public qui a toute sa raison d’être et notamment dans la rapidité des délivrances de permis de bâtir.

Matière sociale aussi

S’il met en évidence le sérieux du personnel, il insiste aussi sur l’importance des services sociaux et du CPAS, ajoutant que leurs services «s’emploient chaque jour dans un contexte de plus en plus difficile, avec sa dramatique recrudescence de la violence et des assuétudes».
Il ajoute encore: «La situation inédite que l’Europe connaît actuellement avec les réfugiés de guerre, nous a déjà mobilisés. Mais nous ne pouvons oublier non plus, tous ces Belges qui, aujourd’hui encore, vivent sous le seuil de pauvreté. Il faut que nous nous impliquions à leur côté. C’est une question de conviction et de principe. Ces deux générosités doivent s’additionner et non pas se substituer l’une à l’autre, sans quoi nous favoriserions irrémédiablement un scénario d’hostilité et de rejet plutôt que de fraternité et de respect».
Avant de congratuler Bailen Cobo José qui part à la retraite, il remercie le personnel sans qui rien de valeur ne pourrait se faire. «Vous devez être fier de votre profession, insiste-t-il, qui contribue chaque jour à embellir la ville et les villages. Vous devez conserver dans votre esprit que vous faites partie d’un service public avec ce que cela implique comme devoirs.»

Maurice VDW pour l’Avenir

Le conseil communal nouveau est arrivé

Pas de grandes déclarations politiques en ce premier jour. On peut toutefois épingler la déclaration du bourgmestre qui souhaite intégrer les partis de la minorité dans des commissions de travail. « Nous espérons que l’agitation de la campagne électorale est retombée… Faisons place à la sagesse, au respect de l’autre, afin que s’installe une riche collaboration… Comme d’autres l’ont fait avant moi, je vais apporter ma pierre à l’édifice. J’espère ne pas décevoir« .
Si les conseiller du CPAS ont été proposés par les différents partis politiques, pour le conseil de police, les nouveaux conseillers ont voté pour 5 candidats qui leur ont été proposés. Tous ont été élus, allant de 12 à 9 voix (sur 21), le seul candidat PS, Christophe Corouge, n’obtenant que 6 voix et n’est donc pas élu.
Pour terminer cette première séance, le public a été invité à partager un moment de convivialité.

Les élèves de l’IND endossent le costume de saint Nicolas

Bien plus que des cadeaux, les élèves de l’IND ont apporté de l’humanité et de la tendresse aux pensionnaire du home d’accueil d’Anseremme

C’était la sixième année que les élèves de Mmes Ridelle et Asset rendent visite aux jeunes pensionnaires placés au home d’accueil d’Anseremme. Tout a commencé par un simple contact entre Adeline, un professeur de la section sociale de l’Institut Notre Dame de Philippeville et Jean Lou, un éducateur d’Anseremme. La première année, les élèves avaient récolté des jouets d’occasion qu’ils ont remis en état pour que saint Nicolas puisse les offrir aux enfants du home. Mais ensuite, émus par leurs conditions de vie, ils ont voulu leur offrir du neuf. Mme Ridelle et ses collègues ont alors retroussé leurs manches pour récolter assez d’argent pour gonfler le budget jouet. C’est ainsi qu’elles se sont retrouvées à préparer des crêpes ou du cacao et à les vendre, avec les élèves de leur classe, durant récréations, et ce pendant plusieurs semaines. Cette année, elles avaient innové en proposant des pop corn, et même un frit’kot pour boucler le budget.

De l’émotions en plus
C’est bien entendu saint Nicolas en personne (merci à Cédric) qui est venu leur apporter ces présents. Mais en dehors de cet aspect matériel ces élèves amènent aussi autre chose qui fait souvent défaut à cet jeunes placés : de l’attention, de l’affection et même de la tendresse. Si la plupart sont assez hésitants à aller l’un vers l’autres, après une journée passée ensemble, il est courant de voir les plus jeunes d’Anseremme ne plus lâcher la main d’un aîné de Philippeville. Modernité oblige, les demandes de contacts via Facebook explosent ! Et lorsque vient le moment de se dire au revoir, certains ont toutes les peines du monde à cacher leurs émotions et les larmes coulent ! Bref, une très belle journée pour tout le monde !

Une maman enceinte fauchée et une pétition

Depuis une quinzaine de jours, une pétition réclamant un dispositif ralentisseur est signée par plus de 250 personnes à Romedenne et Surice.
Dans de nombreuses localités, les riverains réclament un système de ralentissement des usagers motorisés dans leur rue. A Surice et Romedenne, cette demande est plus insistante que jamais : une jeune dame de Surice s’est faite renversée par une voiture il y a une quinzaine de jours.
Aurore Amand est clouée sur son lit avec deux fractures, dont une ouverte, à une jambe : le tibia et le péroné.
Elle nous raconte cette mésaventure qui a bien faillit tourner au drame. « Je venais de récupérer ma petite Yris chez sa nounou, juste avant la fin de l’agglomération de Romedenne en direction de Surice. Je venais de l’attacher dans son siège à l’arrière de la voiture. Je n’avais pas encore refermé la portière latérale, lorsque j’ai été fauchée par une voiture qui venant de derrière moi« . Aurore, par ailleurs enceinte de 7 mois, a été projetée dans les airs avant de retomber lourdement sur le sol. Quant à la voiture qui l’a fauchée, elle ne s’est pas arrêtée et a même pris la fuite. La conductrice, une dame de Romedenne, a finalement été identifiée… elle pense juste avoir accroché un poteau de signalisation.
Depuis une semaine, Aurore est rentrée à son domicile. « On a eu très peur pour mon bébé, mais tout va bien. Je devrai néanmoins accoucher un peu avant terme et par césarienne, à cause des broches externes de ma jambe. Je suis à la maison, bien entourée, c’est mieux qu’à l’hôpital« .
Une pétition pour un ralentisseur
Quelques jours à peine après cet accident, une pétition est lancée par le mari de la nounou en en question, une deuxième est déposée au magasin « Chez Valérie » de Romedenne, et troisième à l’école communale de Surice. « il ne s’agit pas de s’appitoyer sur mon sort, mais bien de prendre des mesures pour sécuriser cet endroit où les enfants sont nombreux » . Les signataires, ils sont plus de 340, réclament un aménagement de la voirie à l’entrée de Romedenne, en venant de Surice. En effet, l’agglomération commence au bout d’une ligne droite, juste avant un léger virage à gauche. C’est précisément les lieux de l’accident. Les auteurs de la pétition on déjà contacté le futur bourgmestre de Philippeville qui dit ne pas s’opposer à la mise en place d’un système pour ralentir le passage des usagers. Le bourgmestre actuel Jean Marie Delpire, avait d’ailleurs déjà mentionné lors d’un précédent conseil communal que tous les villages de l’entité, comme l’entrée de Surice côté foot, Romedenne côté grand route ou encore la rue de Neuville à Philippeville, bénéficieraient à terme d’un tel aménagement.
Le hic, c’est que ce système, composé simplement de deux chicanes, ne semble pas ralentir les automobilistes, en dehors des heures de pointe. Et les riverains des coussins berlinois comme des autres systèmes sur élevés, ne sont pas satisfaits non plus à causes des désagréments causés, comme des fissures dans les habitations.

J-L.J.

Lire aussi :
http://www.dhnet.be/  (22/11/2018)
https://www.lavenir.net/  ( 25/11/2018)
https://www.sudinfo.be/  (27/11/2018)

Villers-le-Gambon complètement épuré fin 2022

La construction d’un collecteur est en cours à Villers-le-Gambon. Il restera ensuite à construire une station d’épuration. Fin 2022, le village sera épuré.

Alors que d’autres villages de l’entité de Philippeville devront encore patienter pour voir leurs eaux usées épurées, Villers-le-Gambon a été retenu, en son temps, parmi les communes prioritaires. Deux raisons à cela. Tout d’abord, l’ensemble de la localité et ses alentours sont repris dans une zone de protection de captages d’eau, notamment par la société Villers-Monopole. Ensuite, durant ces quinze dernières années et en trois phases, le village a été équipé d’un réseau d’égouttage. Seuls quelques petits tronçons doivent encore être réalisés pour que toutes les habitations (600 équivalents habitants) soient raccordées à l’égout.

Un collecteur d’1,6 km

Dans ce contexte, la construction d’un collecteur pour récupérer toutes les eaux usées a été inscrite dans le programme des travaux 2017-2021 par la Société Publique de Gestion de l’Eau (SPGE). «Ce chantier a débuté le 26 mars dernier et s’étendra sur 180 jours ouvrables, confie Caroline Charlier, ingénieur de projet à l’Inasep, l’intercommunale en charge de la conception du projet, de sa réalisation et de son exploitation. Le délai de construction devait être plus court, mais la société chargée des travaux (entreprise Collette, de Saint-Gérard), doit faire face à un sol beaucoup plus rocheux que prévu. Depuis la rue des Nutons et jusqu’à son extrémité à la rue du Moulignat, au niveau de la pêcherie, le collecteur affichera une longueur d’1,640 km. Il suit le parcours du ruisseau du Grand Pré qui traverse le village en partie, ainsi que le site d’Agrophil. Pour l’heure, environ un tiers du collecteur a été construit dans la partie aval. L’eau y circulera par simple gravité.»

Cet ouvrage de salubrité publique a un coût non négligeable: 1 107 000€ financés à 100% par la SPGE.

Une station d’1,2 million d’euros

Mais il manquera toujours une pièce essentielle au système d’égouttage, à savoir une station d’épuration où seront traitées les eaux usées. Jusqu’à présent, ces dernières continuent de se déverser dans le ruisseau du Grand Pré.

«Les études pour cette infrastructure sont en cours de finalisation, annonce Éric Lefèvre, directeur au bureau d’étude «Assainissement» de l’Inasep. Nous espérons commencer les travaux fin 2019 ou au début 2020. Le chantier devrait s’étaler sur deux années. Au stade de l’avant-projet, cette station d’épuration est estimée à 1 200 000€, toujours financés par la SPGE.»

Pour épurer les eaux de Villers-le-Gambon, le responsable précise que l’ouvrage utilisera une technique particulière et avantageuse sur le plan environnemental: le lit bactérien. Les eaux usées percolent à travers des pierres de lave qui servent de support poreux à des bactéries.

Une épuration par lit bactérien

Les micro-organismes épurateurs se chargent ensuite de rendre aux eaux leur pureté originelle. Ce système est ancien. Pour preuve, la station d’épuration de Philippeville, datant du début des années 50, fonctionne toujours selon ce principe. Mais la méthode est ancienne et est tombée en désuétude. Par la suite, on ne regardait plus à la dépense en privilégiant de nouvelles technologies…

«Par rapport à d’autres procédés, notamment par boues activées, le lit bactérien fonctionne avec très peu d’énergie, détaille Éric Lefèvre. En outre, c’est un système robuste, avec un fonctionnement simple et qui exige peu d’entretien. Cerise sur le gâteau: pour réaliser la station de Villers-le-Gambon, nous allons récupérer les supports bactériens de l’ancienne station d’épuration d’Éghezée qui vient d’être remplacée.»

Fin 2022, avec un égouttage complet et une station d’épuration opérationnelle, le ruisseau du Grand Pré charriera enfin autre chose que des eaux grises et douteuses.

Prochain projet: Philippeville

Dans l’entité, le prochain grand projet d’épuration concernera directement Philippeville et deux villages proches: Samart et Neuville. En principe, l’épuration de ces trois localités devrait être reprise dans le prochain programme des travaux portant sur la période 2020 à 2026.

Actuellement, Philippeville est en partie épuré grâce à une ancienne station fonctionnant sur le principe du lit bactérien. Datant de 1956, elle est d’ailleurs la plus ancienne de la province de Namur. Mais elle fonctionne encore vaillamment, bien qu’elle soit sous-dimensionnée et rapidement débordée en cas de fortes pluies. Il convient donc de la remplacer par une nouvelle station répondant à la demande actuelle, et d’en profiter pour épurer Samart et Neuville.

 

Un texte de Jean-Luc Henrad pour L’Avenir