Tous les articles par JLouis Jacquemyn

Collaborateur de presse depuis 1992.

Portes ouvertes pompiers de Philippeville

Quel petit garçon n’a jamais rêvé, un jour, de devenir pompier? L’occasion leur en sera donnée, ce samedi 7 septembre, entre 9 h et 18 h, lors des portes ouvertes du poste de Philippeville (rue de la Gendarmerie).

L’accent sera mis sur les enfants en leur permettant de participer à diverses épreuves, adaptées bien sûr, des missions du pompier: la maison en feu, le parcours avec le port du masque et la tyrolienne.

Côté démonstration, sont prévus au programme le feu de friteuse, le feu de gaz et, sans doute le plus attendu, la cascade de voiture suivie de la désincarcération du chauffeur.

Le public pourra aussi admirer des expositions de matériel ou de miniatures et découvrir divers stands (Réanimation Cardio-pulmonaire, police, 112…) ou encore se tester lors d’un parcours pour adultes, en portant un appareil respiratoire individuel.

Une stèle inaugurée en mémoire du lieutenant William Charles Schiefen

Il y a 75 ans, le 1er septembre 44, un chasseur américain s’écrasait près de Philippeville. Hommage a été rendu au pilote.

En 2015, l’américain Bill Schiefen était en visite dans notre région lors d’un voyage en Europe. Lors de ce périple, il a rencontré Roland Charlier et Nicolas Clinaz. Les trois hommes évoquent alors le destin tragique de l’oncle de Bill, le lieutenant William Charles Schiefen, pilote décédé dans le crash de son avion à l’entrée de Philippeville, en venant de Florennes.
Les trois hommes se promettent de se revoir pour honorer, comme il se doit, la mémoire de ce soldat mort quelques jours avant la libération de Philippeville.

L’avion s’écrase sur la grange

Cinq ans plus tard, c’est chose faite puisque, ce dimanche 1er septembre, à 14 h 30, une stèle commémorative a été inaugurée au chemin du Pont Busnel. La cérémonie s’est déroulée en présence de la famille du pilote, des autorités communales, de représentants du Conseil Consultatif Communal des Jeunes, des patriotes et de représentants des anciens combattants.

«Voici 75 ans, le P-38 Lightning du Lt Schiefen s’écrasait sur la grange située devant nous, rappelle Nicolas Clinaz au pied de la stèle. Son pilote, âgé de 22 ans, se concentrait sur l’attaque d’un convoi allemand retraite lorsqu’il a perdu le contrôle de son puissant bimoteur.»

Il poursuit: «La dépouille du lieutenant Schifen a été inhumée près de l’épave de l’avion par de respectueux villageois, alors que notre pays n’était pas encore libéré. Cette libération n’était qu’une question de quelques jours. Le 4 septembre, l’Entre-Sambre-et-Meuse est libérée par les soldats américains, appuyés par une puissante aviation dont faisait partie le lieutenant William Schiefen, héros de la Libération qui le paya de sa vie

Le bourgmestre faisant fonction, André Dubois, et Bill Schiefen ont alors dévoilé la stèle sous les airs patriotiques joués par la fanfare de Laneffe.

Ensuite, tout ce monde est monté à bord des anciens véhicules militaires de l’association du «703e Tank Destroyer Allied Remembrance Group» pour se rendre au pied de la grange où une minute de silence a été respectée. Au même moment, survolant le site, le pilote Jean-Claude Kaisin a gardé le même cap que celui suivit par le P-38 du Lt Schiefen 75 ans plus tôt.

À l’issue de cette émouvante cérémonie, les participants se sont retrouvés à la salle du conseil pour le vin d’honneur. L’occasion de prendre connaissance des divers documents et de découvrir des morceaux de l’avion du lieutenant américain.

Découvrez les 49 photos de cet événement

Notons qu’un article détaillant le contexte de la mission de cet aviateur est consultable ici.

Chronologie des événements de la libération de Philippeville

Par Jean Marie BOUTY et André FRANCOIS – Asbl Gephil ESM

La Libération

L’année 1944, c’est celle de l’effondrement du IIIème Reich.

Le 6 juin 1944, une formidable armada de plus de 4000 navires de guerre alliés et de plusieurs milliers de petites embarcations, a franchi la Manche, en vue du débarquement sur le continent européen. Les forces anglo-américaines sont soutenues par environ     11000 avions de plusieurs lignes.

Les troupes Américaines furent les premières à pénétrer en Belgique, le 2 septembre par le village de Cendron.

Le lundi 4 septembre, Philippeville est libéré.

Samedi 2 septembre

* Le 1er Bataillon du 39Th est à l’est du bois l’Abbé et le 2ème Bataillon du 39Th à l’est de la forêt de Trélon.

Les éléments de reconnaissance du 2ème Bataillon du 39Th vont pénétrer en Belgique à Pilarte (à la douane d’Anor à Beauwelz). A 14h00 ils seront à Beauwelz (école) à 15h30 et à Momignies à 16 h30.

* Le 47th IR est à Vervins et Fontaine-les-Vervins.

* Le 60th IR avec le 3ème bataillon de reconnaissance s’élance vers 8h00 d’Aubenton vers    la  Belgique avec la Compagnie B du 899 TD et la 1ère Compagnie du 746 TB. Les éléments du 3ème Bataillon de reconnaissance entrent en Belgique par Cendron vers 8h30.

Le 1er Bataillon du 60Th pénètre à Cendron à 11h07 suivi par le 2ème bataillon qui va libérer Forge-Philippe et Macquenoise. Ils seront à Seloigne à 10h00, à Monceau-Imbrechies à  10h30 (12 Américains seront tués à 11h30). Macon sera libéré par le 1er et 2ème bataillon à 15h33.

Le 3ème Bataillon du 60th accompagné par un peloton de la compagnie C du 899 TD et par un peloton ATK.

Parti d’Aubenton, une partie du Bataillon se divise vers Signy-le-Petit, la Gruerie et arrive à Riezes à 15h53, l’Abbaye de Scoumont, Bourlers, Forges, Chimay. Les autres compagnies font mouvement par Belle-Vue, Any-Martin, les Grands-Rieux, ils bifurquent à gauche par la Saboterie et arrivent à Seloignes à 10h30, à Villers-la-Tour à 12h00, à Salles à 13h00, à 16h00 à ST REMY et à 16h30 à Chimay.

Dimanche 3 septembre

* Le 2ème Bataillon du 60Th au départ de la route de Macon-Trelon et le 3ème Bataillon du 60Th au départ de Chimay ont l’ordre de contenir leur progression et partent vers 8h10.

A 12h15, la partie gauche du 2ème bataillon du 60Th au départ de Macon par Couvin-Boussus-en-Fagne et Frasnes-lez-Couvin arrivent au carrefour de Tromcourt.

A 11h35, deux chars M10 de la compagnie B du 899 TD ont été détruits par des tirs Allemand au nord de Frasnes-lez-Couvin, route de Mariembourg et deux chars sont  a réparer. Au pont de l’eau Blanche, un M10 est également détruit et un autre va défoncer un pont sur la route de Nismes.

A 17h45, le 2ème Bataillon du 60th se déplace pour réduire la résistance allemande au sud de Neuville, de violents tirs de mortiers et d’artillerie, ils sont à la Quercinelle. Le Peloton de reconnaissance est dans les bois de Samart vers Sautour à 21h00.

A minuit, le 2ème bataillon est au sud de la gare de Philippeville et au Nord-est de Samart.

*  Le 3ème Bataillon du 60Th est au Sud-Ouest de Vache-Fontaine (ferme de Vache-Fontaine entre Neuville et Philippeville) en contact permanent avec le 2ème bataillon du 39Th .          Les deux Bataillons s’installent pour la nuit.

Vers 22h00, la Compagnie B du 899 TD et le 3ème Peloton de reconnaissance sont toujours affectés au 60Th IR.

* Le 2ème Bataillon du 39Th IR part de Eppe-Sauvage avec la Compagnie A du 899 TD, la 1ere Compagnie du 746 TR TB et le 1er Bataillon de reconnaissance se dirigent vers Montbliart-Rance-Froidchapelle.

A 9h25, à 2km500 à l’Ouest de Cerfontaine route de Soumoy, ils sont en contact avec l’armée Allemande face à des tirs d’artillerie et des pièces antichars. Ils subissent même une courte attaque, mais vers 11h35 sous le feu de l’ennemi, ils parviennent à se frayer un passage jusque Cerfontaine qu’ils libèrent à 14h00.

A 16h35, ils sont aux abords de Villers les deux Eglises, mais la résistance se durcit devant Philippeville. Ils sont à Vache-Fontaine à 21h15.

* Le 3ème bataillon part de Trélon vers Eppe-Sauvage-Monbliart-Sivry-Rance et Renlies, à 12h05 à Vergnies, 13h15 Erpion, à 14h30 à Boussus-lez-Walcourt et continuent leur route vers Silenrieux, Daussois où la jeep du Capitaine François Robert PINON attaché à la 9Th US ID, ainsi que le FFI Robert TROTTIN et le frère Materne PECRIAUX, vont guider l’unité RECCE du /39Th et  les conduire vers 19h15 à Jamiolle, à 20h40 entre Jamagne et Hemptinne, à 20h55 à St Aubin et à Florennes route de Mettet. Le soir ils rentreront à -BBoussu.

* Le 1er bataillon du 39Th est à Marencheneux au Sud de Daussois à 20h00. Le PC du 39Th IR se trouve à Villers les deux Eglises. Le lendemain matin, le Capitaine PINON et ses deux passagers vont explorer les routes au départ de Corenne, vers Stave-Biesmerée-Furneaux-Dené-Bioul-Mettet-Graux-St Gerard et vont même aller jusqu’à la Meuse à Anthée.

Le frère Materne reviendra à Boussu, tandis que le Capitaine PINON poursuivra avec les Américains jusqu’à Aix-la-Chapelle.

* Le 1er bataillon du 47 Th quitte Liessies à 8h30 par Solre-le-Château  toujours accompagné par le 2ème bataillon de la compagnie A, le 2ème bataillon de la compagnie B du 899TD, le 2ème Bataillon de reconnaissance, le 84 Field d’Arty Bataillon commandé par le Lieutenant Colonel Justin W. STOLL et la Compagnie E du 746 TB. Objectif Dinant.

Le 2ème Bataillon du 47Th motorisé démarre  à 6h30 du S-E de Clairfayts, à 11h30 ils sont au Sud de Solre-St-Gery.

Lundi 4 septembre  

Les 1er et 2ème Bataillon du 47 Th reçoivent l’ordre de faire mouvement sur Philippeville et d’attendre les ordres ultérieurs, ils sont en réserve de la Division.

A 8h00, le 2ème Bataillon motorisé fait mouvement vers Philippeville qu’il atteint à 9h05, le Combat Team fera immédiatement route vers St Gerard accompagné du 2ème Peloton de la Compagnie A, du 2ème Peloton de la Compagnie B du 899 TD de la Compagnie C du 746 TB et d’un Peloton de reconnaissance.

* Le 1er bataillon reste à Beaumont, mais le 84 Field d’Arty rejoint le CT qui démarre à 3h15 de Philippeville. Dans les bois du Sud de Florennes (bois des Acandries-bois brûlé) le CT rattrape une colonne ennemie de deux Compagnies en marche vers le nord. Le CT ouvre le feu et les Allemands se dispersent dans les bois. Plusieurs chars légers cernent le bois avec une compagnie du 2ème bataillon. Plusieurs Allemands sont tués et 75 sont capturés.

* Le 2ème bataillon du 60Th IR part à 8h00 de Philippeville par la route de Givet.              La Compagnie E est en tête, suivie par la F, G et la HQ.

A 9h00, les premiers éléments atteignent Franchimont et traversaient Surice vers Soulme vers 10h00. A la sortie du village de Surice, une partie du convoi de chars se dirigea vers les Quatres-Bonniers (lieu-dit), par un chemin de campagne.

Vers 12h00, Une colonne de chars se tient en place sur le chemin d’Omezée à Soulme tandis que le gros du convoi envahit Soulme et ses environs vers 12h30.
-à Vémont au Nord des Strépi, vers Rosée.
-à la Fontaine de St Gobiet (vieux chemin d’Omezée, entre Soulme et Surice)
-à la Scierie du Moulin de Presles.
-au lieu-dit les Machettes entre Vodelée et Gochenée.
-au lieu-dit Bezer, montée à droite et à gauche des Strépi, vers Gochenée.
-l’Etat-Major résidait à l’hôtel Belle-Vue chez le Coriant au lieu-dit « la Champelle de Soulme »

 

Le lundi après-midi et le mardi 5 septembre, plus de 15.000 obus furent tirés depuis Gochenée et Soulme, en direction de la Meuse, par les Américains, détruisant plusieurs maisons d’Hastière-par-delà et de Blaimont.

 A l’occasion des fêtes de Commémoration du 75ème anniversaire de la libération des 3 et 4 septembre 1944, dans la région de Philippeville, nous aurons une pensée pour nos libérateurs qui ont perdu la vie sur notre sol.

Rendons aussi un hommage aux anciens combattants, aux résistants, prisonniers, déportés et civils tués, c’est-à-dire tous ceux qui ont contribué  à nous rendre la liberté. 

28 logements en plus au Pont de la Folie

Une trentaine de logements sont projetés au quartier du Pont de la Folie. Une réunion d’information s’est tenue à ce sujet.

Lorsqu’ils ont acheté leur maison dans le paisible quartier du Pont de la Folie à Philippeville, ces habitants ne s’attendaient pas à voir un jour des habitations émerger du sol en face de chez eux. «Le promoteur nous avait dit qu’en face, c’était une zone agricole», expliquent-ils. Pourtant, sur le plan de secteur, cette bande de terrain qui borde la chaussée est bien reprise comme terrain à bâtir depuis de très nombreuses années.
Il y a quelques années, une société a commencé à construire trois immeubles à appartements. Mais suite à divers déboires, ils n’ont jamais été terminés. Aujourd’hui, deux entrepreneurs de Montignies-sur-Sambre se sont portés acquéreur des terrains situés de part et d’autre de ces maisons inachevées. Leur but: construire quatre blocs de sept logements.

Problèmes de mobilité

Pour les riverains habitant juste en face, c’est un grand changement. Au lieu d’avoir une vue dégagée sur la campagne, ils seront face à ces nouveaux immeubles. Jeudi soir, lors d’une réunion d’information organisée par les demandeurs et leur architecte, d’autres arguments ont été soulevés.  La vingtaine de riverains présents, soit à peine la moitié des habitants du quartier (mais en recevant le courrier officiel quelques jours à peine avant la date de réunion, difficile de se libérer), a posé de nombreuses questions.

«Il faudrait poser au, minimum, un trottoir du côté des nouvelles habitations puisque cela n’a pas été fait de notre côté», lancent-ils. D’emblée, les promoteurs marquent leur accord de principe: «Nous l’avons déjà fait lors d’autres projets. Nous avons cédé une bande d’un mètre à la Commune pour y réaliser un trottoir».

Un autre souci était l’avancée des garages qui réduit encore le recul des constructions par rapport à la route qui est fort étroite. À propos du charroi, les entrepreneurs ont assuré que les camions pourraient passer par l’arrière des futures constructions.

Le dernier point soulevé concernait l’ouverture de la route vers la N5, ce que personne dans le quartier ne souhaite. L’échevin de l’Urbanisme rassure: «La volonté du conseil communal est de ne pas l’ouvrir, en accord avec les services de la Région Wallonne, la DGO1».

Cité ou quartier résidentiel ?
La surface des logements proposés varieront de 85 à 115 m, avec 1 ou 2 chambres. « Ce n’est pas un public de cité ou des logements sociaux qui sont prévus« . La population semble rassurée sur ce point « d’autant qu’on dit que le prix ne sera pas donné« , entend-t-on dans la salle.

Un quartier, deux styles
Il est bien dommage que le premier projet qui a vu les trois premières immeubles en face, ne soit pas de même nature que le reste. A cause des ces 3 premiers immeubles, le nouveau projet doit respecter la ligne de conduite apportée, soit des immeubles fort haut (près de 10 m), et pas des maisons familiales, plus basses, plus trapues qui semblent apporter moins de réticences.

Des dizaines de sacs résultant d’une culture de cannabis jetés dans l’Hermeton

Ph : A.D.

Mardi en fin de journée, Jean-Marie Van de Steene, de Romedenne, a fait une désolante découverte sur la route qui relie Vodelée à Romedenne : des dizaines de sacs poubelles ainsi que d’autres détritus avaient été jetés dans le cours d’eau qui traverse le village, l’Hermeton. L’échevin de l’environnement et bourgmestre faisant fonction, André Dubois, s’est rendu sur les lieux pour constater l’ampleur des dégâts : « il fallait venir avec un petit camion ou une grosse remorque pour taper tout çà dans l’Hermeton, explique-t-il, j’ai demandé à ce qu’une équipe du service travaux intervienne au plus vite car on annonce des orages et tout cela pourrait être emporté plus loin« . Et le premier échevin est très contrarié par cet acte incivique « J’invite toute personne qui aurait vu quelque chose ou qui pourrait donner des informations sur les auteurs à me contacter au 0495 52 00 49 ou à contacter le service environnement de la ville au 071 66 04 08, il faut retrouver les coupables ! »

Sur place, l’ouvrier communal chargé d’évacuer les déchets a fait une stupéfiante découverte : la quasi totalité des sacs contentaient des restes d’une culture de cannabis, les tiges sèches, des bidons d’engrais, des bacs de culture, des sacs de terreau, des ventilateurs,…
La Police de la zone Hermeton et Heure devait également se rendre sur les lieux.

 

Franchimont : des cigognes par dizaines

Depuis vendredi, des dizaines de cigognes traversent la région. Les premières ont été aperçues à Treignes et samedi, c’était par plusieurs dizaines, certains en ont compté plus de soixante, qu’elles se sont posées dans les campagnes entre Franchimont, Villers-le-Gambon et même Philippeville. Dès qu’elle a appris la nouvelle, Delphine est vite aller voir sur place : « Le temps que j’arrive, elles s’étaient déjà un peu dispersées, mais il y en avait encore pas mal tout de même. Dommage que les enfants étaient en vacances, c’était trop beau« , s’exclame-t-elle. Tout comme elle, de nombreuses personnes ont immortalisé le passage dans nos régions de ces échassiers. Si aucune ne semble avoir choisi un toit ou une cheminée pour y construire un nid, les cigognes incitent les villageois à imaginer des futures naissances.

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Un Philinoctambus qui rencontre un vif succès

Les occasions ne manquent pas de faire la fête durant l’été. Le Philinoctambus organise le retour après une soirée trop tardive ou arrosée.

Les vacances d’été ne sont pas encore terminées, mais le Plan de Cohésion Sociale de Philippeville peut déjà dresser un bilan plus que satisfaisant de l’utilisation du Philinoctambus. Ce projet avait vu le jour en 2005 et avait été initié par l’échevin de la mobilité Eric Vanstechleman. Au départ, une réduction était accordée aux jeunes qui prenaient le bus pour se rendre à la soirée, mais peu utilisaient le bus pour rentrer chez eux, on passait alors à côté du véritable but de cette initiative. Après quelques péripéties techniques et logistiques, le Philinoctambus entre dans une démarche plus globale de prévention des risques et est accompagné d’un stand d’information et d’une distribution gratuite d’eau.
Des fêtards responsables
Depuis quelques années, le dispositif est remis au goût du jour et semble rencontrer les aspirations des fêtards. Pierre est animateur au sein du PCS et accompagne les utilisateurs du bus : « Je pense que les jeunes aiment de plus en plus cette dynamique. Ils en parlent autour d’eux, motivent leurs amis. Ils se rassemblent pour prendre le bus et en profitent pour débuter déjà la soirée. De notre côté, on essaie aussi de mettre de l’ambiance musicale pour les plonger dans le bain. »
Les utilisateurs de ce taxi commun sont souvent des habitués, mais l’idée fait son bout de chemin également chez les aînés. « Le Phili a aussi ramené des groupes de quadragénaires et trentenaires, constate Pierre, ce n’est donc pas un service uniquement destiné aux jeunes« .

Un bus et de l’eau
Sur le trajet du retour, Pierre tape la causette : « le retour est positif, on a l’occasion de discuter beaucoup avec les jeunes qui nous remercient pour la sécurité du retour en bus, mais aussi pour l’initiative de la gratuité de l’eau« . Certains organisateurs ne voudraient encore plus d’aide de la part du PCS pour l’organisation de leurs événements, « mais cela sort du rôle du RDR« , explique Pierre. Côté chiffres, il y a de quoi se réjouir : en 2017, 159 personnes ont utilisé le bus, contre 170 en 2018. Et alors que l’opération 2019 n’est pas encore terminée puisqu’il reste une soirée à Neuville fin août, 400 personnes ont été ramenées en toute sécurité cet été. Un bilan plus qu’encourageant.

 

Le parc de la Vignette, sous les étoiles

Voici déjà 18 ans que le comité d’accompagnement du Parc de la Vignette, à Surice, propose son réputé « Bal sous les étoiles » dans le nom moins réputé espace intergénérationnel. Cet ancien verger reprend peu à peu sa fonction sociale : regrouper les différentes générations pour y prendre du bon temps et retisser les liens sociaux. Il y a quelques mois, les lieux avaient été amputés de leurs jeux à destination des plus jeunes, mais une mise en conformité a permis les rendre à nouveaux accessibles, pour le plus grand bonheur de tous.

Gabriel et Gabrielle attendent le feu d’artifice.
Ph : Marielle Van Uytvanck

Avec une recette qui a fait ses preuves, le comité d’accompagnement propose un programme d’animations et de divertissement qui s’adressent à tous, particulièrement en cette veille de fête nationale : jongleurs, grimeurs, sculpteurs de ballons ont fait patienter les participant jusqu’au moment du repas qui a, une fois, encore rassemblé du beau monde. En soirée, c’était comme le veut la tradition, un orchestre qui a permis d’effectuer quelques pas de danses sous les étoiles. « C’est la première fois que nous y participions, explique Marielle Van

Abygail en papillon
Ph : Marielle Van Uytvanck

Uytvanck, habitant à Lautenne. Nous y retournerons, c’était chaleureux et convivial. J’ai beaucoup aimé que ce soit un orchestre avec un vrai chanteur et non juste dj« . En attendant le feu d’artifice, son fils Gabriel et sa nièce Gabrielle s’en sont donné à coeur joie avec les sculpture en ballons. « Cela fait 5 ans, que nous habitons Lautenne, et nous n’y étions jamais venus…C’est notre voisin qui nous a convaincu d’y participer, et il a très bien fait !« 

Les chats font la fête

La ducasse de Vodecée tombe chaque année en même temps que des grosses festivités, et pourtant le succès est au rendez-vous.

Ph : Vincent V.

Le calendrier fait que la ducasse de Vodecée trouve de sérieux concurrents dans les environs, surtout pour les soirées. C’est d’ailleurs au moment où ces grosses soirées on commencé à prendre de l’ampleur que la jeunesse de Vodecée a quitté les rangs de l’organisation du village. Et malheureusement, les années suivantes, il n’y avait que quelques jeunes en âge d’organiser de se retrousser les manches. Qu’à ce que cela ne tienne, les moins jeunes du village ont pris le flambeau et on peut dire qu’ils ont bien réussi.

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Ph : Vincent V.

L’asbl St Geneviève met toujours sur un pied un programme qui ravit les familles : course de VTT, beach volley, jeux de cartes, tournoi de pétanque, il y en a pour tous les goûts.
Le VTT a rencontré un peu moins de succès cette année, mais a tout de même rassemblé pas moins de 85 équipes, soit 150 sportifs. Cette fois, la nouvelle jeunesse a même donné un sérieux coup de main aux bonnes volontés qui sont au four et au moulin depuis de nombreuses années. « Il est temps, entendons-nous derrière la pompe à bière, on n’a plus 20 ans nous, mais plus de 3 fois ça !« 

34 brouettes pour la 36e fête de la brouette

A Romedenne, ce n’est pas pour rien si une brouette géante vous accueille à l’entrée du village, la Brouette, c’est sacré, et c’est aussi une sacré fête ! Durant 3 jours, cette fête de village est devenue incontournable dans toute la région. Les soirées organisées en plein air attirent toujours autant de monde, près de 4000 le samedi, et l’esprit festif est toujours à l’honneur notamment via la programmation qui contente tout le monde. Les aînés ont pu fouler la piste de danse lors du bal musette tandis que les plus hardis affrontaient le taureau mécanique. Les villageois se sont affairés depuis plusieurs jours pour réaliser la plus belle ou la plus originale des brouettes en décoration de leur façade.

3 heures à pousser une brouette
Mais la fête tire son nom de la course d’endurance qui se déroule le dimanche après-midi. Sur un circuit partant du chapiteau pour aller faire le tour de l’église, les participants poussent une brouette sur laquelle a pris place leur coéquipier, le troisième participant attendant le relais. Plusieurs catégories sont présentes, hommes, dames et enfants, et aussi une partie dédiée au folklore. Cette année, 34 équipages étaient présents sur la ligne de départ, dont 11 avaient comme unique but l’amusement de la galerie. Si hommes représentaient la moitié des sportifs, les femmes étaient massivement présentes cette fois en alignant pas moins de 6 équipes. Parmi les participants, on pouvait remarquer l’équipage de la beer-pong-brouette, composée de trois générations Badot, ainsi que le recordman de participation, Christophe Dambroise, avec ses 30 années d’expérience, et celui qui a remporté le plus de fois l’épreuve, Jean-Yves Massart.

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