Le conseil communal avait déjà abordé le sujet lors d’une précédente séance, à savoir la vente de la bâtisse en pierre qui était autrefois le presbytère de Merlemont. Les lieux sont inoccupés depuis quelque temps déjà, et le Collège voudrait le vendre. Une demande de désaffectation a donc été adressée à l’Evéché qui a marqué son accord, à condition d’injecter une partie du produit de la vente à l’entretien du presbytère de Romedenne.
Si personne ne s’oppose à la vente de ce bâtiment, c’est plutôt sur le mode de vente que l’opposition Cdh-IC est étonnée : « pourquoi ne pas procéder à une vente publique, demande encore une fois Jacques Sanglier (il l’avait déjà marqué son étonnement lors de la décision de la vente de l’ancienne école de Neuville), cela permettrait de récupérer plus d’argent ? » Pour le Collège, comme c’était déjà le cas avec l’école de Neuville, la vente de gré à gré, est aussi ouverte au public, mais cela engendre moins de frais pour le vendeur, frais qui seront répercutés forcément sur le prix du bien, et donc le somme totale que devra payer l’acquéreur. Plusieurs personnes se sont déjà montrées intéressées par ce bien dont la valeur est estimée à 80.000 €. Il s’agira donc de faire l’offre la plus généreuse possible si vous voulez devenir propriétaire de ce bien typique de la région.
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Unanimité pour le Parc Viroin Ermeton
Le Parc Viroin Hermeton prend de l’envergure : après Couvin, c’est Philippeville qui s’ajoute à ce projet. Il ne manque que Doische…
C’est le directeur du Joël Dath qui a présenté au conseil et au nombreux public présent ce qui se cache derrière l’appellation Parc Viroin Hermeton. « Elle vise à fonder, via la protection et la gestion « en bon père de famille » des ressources naturels et du patrimoine, un projet de développement durable pour son territoire en veillant à établir une identité et une cohésion par la participation citoyenne. » Il s’agit dont d’un territoire rural qui relève un haut intérêt biologique et géographique. Actuellement, il couvre 12.090 pour 5.800 habitant. Mais avec la nouvelle extension aux communes de Couvin et de Philippeville, se seront à présent 20.545 ha et 28.859 habitants qui sont concernés.
L’échevin Christophe Corouge fait remarquer que le Parc présentera alors 3 régions naturelles typiques, la Fagne venant s’ajouter à la Calestienne et à l’Ardenne.

Une foule d’avantages
Faire partie du parc représenterait une foule d’avantages pour la commune de Philippeville, comme l’octroi de plus aisée de subsides, notamment de l’Europe, ou comme la fait remarquer l’échevin Bruno Berlemont, la rapidité et l’efficacité d’un bureau d’études facilement accessible. Le Parc présente aussi un atout en matière de visibilité touristique, de promotions d’événements, de mise en avant des producteurs et artisans locaux.
Des contraintes
Habitué de ces présentations puisqu’il a accompli les mêmes démarches à Couvin et à Doische, Joël Dath a répondu avant même que les questions ne lui soient posées. Il a ainsi assuré que le Parc Viroin Hermeton pouvait, s’il était sollicité, présenter un avis sur des demandes urbanistiques, mais que cet avis n’était de toute façon pas contraignant. A Viroinval, la chasse et la vente de bois ne sont pas non plus impactés par le fonctionnement du Parc.
Philippeville devra contribuer au financement du Parc à hauteur de presque 27.000€. Un investissement rentable lorsqu’on sait que Viroinval a cotisé 31.000 € et que 480.000 € de subsides ont été décrochés.
Et des craintes
Mais ce qui posait question aux élus, c’était plus une question de répartition de l’obtention des subsides. « A nous d’être pro-actifs, et de participer aux réunions, ajoute Bruno Berlemont, si nos représentants n’y vont pas, il ne faudra pas se plaindre ensuite« . Il faisait sans doute allusion au fonctionnement passé du comité d’accompagnement du Parc.
Et en guise de cerise sur le gâteau, il est alors prévu d’augmenter le personnel pour assurer le bon fonctionnement du Parc, pour arriver à 11 personnes, soit 3,5 équivalent temps plein.
A la suite du vote à l’unanimité, c’est une salve d’applaudissements qui a salué cette initiative.
Budget et travaux de la place en débat
Alors que le directeur financier avait terminé de présenter la modification budgétaire qui visait principalement des ajustements de crédits pour « coller à la réalité à ce stade de l’année« , le bourgmestre a lu sa note qui mettait en avant « des dossiers pourris du passé qui vont coûter cher« . Il évoque la facture de 12.000€ d’avocat pour un litige du pont du Wez-de-Chine (Surice) vieille de 10 ans, les honoraires d’architectes (33.000 €) pour la Caserne des Fours, un dossier recouvert de poussière, et les probables augmentations de la zone de secours. Le groupe IC Cdh reproche une augmentation de la dette et un certain immobilisme : « Depuis l’avènement de la majorité actuelle, rien ne bouge. On gère en sénateur, on bouche les trous. On envisage quand même de refaire le tour de la place, après cinq ans d’atermoiement. »
Passage d’armes autour de la Place
La discussion a dévié rapidement vers les travaux de la Place d’Armes, et le recours qui n’a pas été introduit après la déboutement de la Ville. « C’est de la merde ce qui a été fait là, on perd sur des détails administratifs, il n’y a pas de journal des travaux, on ne peut pas aller en appel de la décision du tribunal sans cet élément« , martèle l’échevin des travaux, Bruno Berlemont. Pour Jacques Sanglier (Cdh), cet appel aurait dû être mené, comme l’avait conseillé un avocat à l’époque. Pour Philippe Burnet, ce n’est pas normal que la commune aie perdu ce procès : « en 2012, tout s’annonçait correctement pour un arrangement entre les diverses parties, puis c’est silence radio jusque 2015, où la commune est déboutée. Le dossier pourri, il s’est fait à ce moment-là ! Je peux soupçonner tout …On aurait été en appel, çà aurait coûté un peu de sous, mais je suis certain qu’on aurait eu gain de cause. » Le bourgmestre met fin à la discussion : « Il y a déjà eu deux pages dans les journaux, çà va passer sur Canal C lundi, vous n’aurez qu’à regarder l’émission !«
Conseil Communal du 24 août
Lors de cette séance du conseil communal, nous avons appris que :
– L’école et le presbytère de Merlemont allaient bientôt être vendus
– Le sous-sol du terrain de foot est bien pollué, mais ne présenterait pas de danger pour les joueurs, à moins de manger la terre !
– Une nouvelle friterie peut être envisagée sur la place de Villers-le-Gambon, les projets (de construction amovible) sont à remettre à la commune
– La ville de Philippeville souhaite faire partie du Parc Narturel Viroin Hermeton.
… Ainsi que d’autres points qui seront développés dans vos journaux quotidiens de demain, et sur ce site dès dimanche 😉
« Les Baraques » et « Les 4 vents », çà avance, doucement
Lundi soir, les avant-projets du PCA dit «Des Baraques» et des «4 Vents» ont été adoptés. Mais le chemin est encore long.
Ces deux projets sont cruciaux pour le développement économique et commercial de Philippeville. Et ce lundi soir, une étape importante dans le long processus administratif pour concrétiser ces deux dossiers a été franchie: les conseillers ont, à l’unanimité, adopté l’avant-projet du Plan Communal d’Aménagement «Des Baraques» et «Des 4 Vents», en vue d’une révision du plan de secteur.
Dans la foulée, ils ont désigné un auteur de projet (le Bureau Économique de la Province) et valider le contenu du futur Rapport d’Incidence Environnemental (RIE). Il y avait urgence: si ces points n’étaient pas adoptés avant la mise en application du nouveau Code de Développement Territorial (en principe le 1er juin), toute la procédure était à refaire!
L’échevin de l’Urbanisme, Bruno Berlemont (PS), débute par la présentation de l’avant-projet «Des Baraques», une zone de 27 ha à l’est de Philippeville, le long de la N 40. La révision du plan de secteur vise à y inscrire une Zone d’Activité Économique Mixte (ZAEM) en lieu et place d’une zone agricole. Cette ponction de terres agricoles sera compensée par 17 ha de zone de loisir à Sautour (entre la Gueule du Loup et la Petite Suisse) et 10 ha de zone de loisir à Sart-en-Fagne (à l’est du village).
«Cette ZAEM est destinée à accueillir de l’artisanat, des services, de petites industries, du stockage mais pas de vente de détail, de surfaces commerciales ou de logements, précise l’échevin. La ZAEM sera accessible par deux entrées via la N 40 Philippeville-Givet.»
Pas d’entrée par la N 97!
Ce point suscite la réaction du conseiller d’opposition IC-cdH Jacques Sanglier: «Je ne comprends pas qu’une entrée n’ait pas été prévue par la N 97 Philippeville-Dinant beaucoup plus fréquentée.»
L’ensemble du conseil communal en convient et cette remarque sera actée. «N’oublions pas non plus qu’il ne s’agit que d’un avant-projet qui va encore évoluer en fonction des diverses observations», insiste le bourgmestre libéral Jean-Marie Delpire.
Une seconde présentation concernait l’avant-projet «Des 4 Vents», une ZAEM de 13,7 ha qui comprendra une zone commerciale (magasins, logements de fonction) et une zone artisanale (services, distribution, petites industries…).
«Dans l’espace réservé à l’artisanat, on ne pourra vendre que des produits fabriqués sur place, souligne Bruno Berlemont. Les complexes de bureaux n’y seront pas autorisés. Deux accès routiers sont prévus, dont un rond-point qui sera construit sur la N 97, près du pont enjambant la N 5. Des connexions pour la mobilité douce sont aussi projetées depuis la ZAEM vers le centre-ville via la rue de Neuville. D’importantes plantations sont planifiées pour préserver, notamment, les riverains de la rue du Tourniquet.»
Enquête publique en juin 2018
De son côté, l’élu Écolo Vincent Laureys se dit rassuré sur ce dossier, après une entrevue avec le bourgmestre. Une consultation des commerçants locaux et des réunions d’information en cours de procédure sont ainsi prévues. «Nous serons attentifs à ce que les nouveaux magasins sur la zone commerciale ne viennent pas concurrencer les commerces déjà existants», martèle André De Martin (PS) et le bourgmestre.
Le cheminement sera toutefois encore long avant la révision du plan de secteur pour «Les Baraques» et «Les 4 Vents». Au mieux, l’enquête publique n’aura pas lieu avant juin 2018 et le Plan Communal d’Aménagement ne devrait pas être adopté par le Gouvernement wallon avant janvier 2019.
Jean-Luc Henrard pour l’Avenir du 31/05/17
Du retard annoncé pour le terrain de foot
L’opposition s’abstient sur le budget du CPAS
Le bref ordre du jour a incité les conseillers à s’étendre un peu, notamment à propos du CPAS. Deux points seront ajoutés en urgence.
C’est la présentation du budget du CPAS qui a monopolisé le plus de temps lors de ce premier conseil communal de l’année. Il faut dire que d’habitude, ce budget est voté lors du conseil de l’action sociale, et les conseillers communaux ne font qu’approuver le choix de leurs colistiers. Lors du dernier conseil de l’Action Sociale, l’opposition s’est abstenue d’approuver le budget présenté. Pour le groupe Cdh, Philippe Burnet reprend les griefs de son parti, tandis qu’André Demartin les justifie, publiquement cette fois.
Occupation de la crèche.

Pour l’opposition, il est inconcevable d’augmenter la capacité d’accueil de la crèche, de passer de 98 à 110, sans modifier le matériel : « on risque d’avoir 13 enfants par section alors qu’il ne peut y avoir que 12 lits. il faudra que des bébés changent de groupes ? » Pour André Demartin, il est fort possible que cela n’arrive pas . »Il faut savoir que la crèche ne fonctionne qu’à 79 % de sa capacité d’occupation réelle, malgré les 100 % d’inscriptions. Donc on augmenterait le chiffre global d’accueil (110 au lieu de 98) pour approcher les 90 % d’occupation. » Et l’homme d’affaire affirme « C’est un choix que j’ai fait, c’est une gestion financière voulue. »
Les résidents paieront plus cher la maison de repos
Le Cdh se montre aussi inquiet de l’augmentation de 2% prévue pour la pension de la maison de repos. « C’est un secteur bénéficiaire, pourquoi dès lors l’augmenter ? » André Demartin s’explique : « Il n’y a pas eu d’augmentation depuis 2013, alors qu’il y a une inflation de 4%, il n’y aura donc pas d’influence sur le budget des pensionnaires. » Et le chef d’entreprise ajoute « le boni de la maison de repos comblera le déficit de la crèche ! »
Et enfin, le Cdh s’étonne que le budget de prévoit pas d’augmentation pour le poste consacré aux Revenus d’Intégration Sociale. « Nous avons extrapolé sur les trois derniers mois qui ont précédé l’élaboration de cette note, et il n’y a pas eu d’augmentation significative. » Et pour rassurer tout le monde, il fait part aussi du fait qu’un fond de réserve de près de 100.000 euros est toujours disponible en cas de pépin. Et pour conclure il ajoute que le CPAS de Philippeville est celui où la participation communale est la moins importante de toute la région, et inchangée par rapport à l’an dernier.


Démission et remplacement au CPAS
Au sein du conseil de l’Action Sociale, Léon Groulard a remis sa démission. Cet homme fort du MR quitte donc son dernier mandat, après celui du conseil de la zone de Police, c’est celui du CPAS qu’il déserte. Il sera remplacé par Philippe Thiry,
Un chemin désaffecté
A Romedenne, quelques chemins vont être désaffectés. Une seule remarque a été émise lors de l’enquête publique. Il faut dire ce chemin se termine en cul de sac au beau milieu d’une propriété privée. Un accès sera néanmoins maintenu pour la parcelle agricole proche.
Maison du Tourisme « Pays des Lacs »
À son tour, Philippeville devait se prononcer sur la restructuration des Maisons du Tourisme. Pour rappel, les maisons du tourisme des Eaux Vives, de la Botte et de la Thudinie-Val de Sambre seront fusionnées pour donner la seule maison du tourisme du Pays des Lacs.
Le dossier a fait couler beaucoup d’encre dans les différentes communes. Mercredi soir, les élus de Philippeville devaient approuver les statuts, le contrat-programme, les cotisations et désigner des représentants. «Lors du conseil communal du 24 mars 2016, nous avions décidé d’une fusion des Eaux Vives et de la Botte, rappelle l’échevin André Descartes (MR). Cela nous paraissait cohérent, mais le ministre en a décidé autrement. J’espère qu’il a pris la bonne décision.» Le bourgmestre s’inquiète du fait que cette maison du tourisme sera l’une des plus grande en termes de territoire. « J’espère qu’elle sera gérable et que nous ne serons pas noyés dans la masse. Mais manifestement, les ministres se sont arrangés entre eux. » Irrité par la tournure prise par ce dossier, l’échevin Bruno Berlemont (PS), finit par se lâcher: «Une majorité de communes du sud de l’ESEM avait opté pour une fusion à deux. Mais le ministre est passé outre. Dans ces conditions, je me demande encore pourquoi on nous demande notre avis.»Et de conclure, désabusé: «Cette fusion à trois, il nous faudra bien la manger comme elle est!»
Jean-Luc Henrard pour l’Avenir
Zoning « les Baraques » : la révision du plan de secteur demandée
Mercredi soir au conseil communal, la majeure partie des débats a été consacrée au projet de zoning aux «Baraques». Un point voté à l’unanimité.
Un point primordial pour le développement économique de Philippeville était au centre des débats du conseil communal, mercredi soir. Les élus devaient solliciter, du gouvernement wallon, l’autorisation d’entamer la procédure d’élaboration d’un Plan Communal d’Aménagement visant à réviser le plan de secteur Philippeville-Couvin.
Objectif de cette révision : y inscrire une zone d’activité économique mixte de 27 ha en lieu et place d’une zone agricole au lieu-dit «Les Baraques», à l’est de Philippeville. Cette ponction de terres agricoles sera compensée par 17 ha de zone de loisir à Sautour (entre la Gueule du Loup et la Petite Suisse) et 10 ha de zone de loisir à Sart-en-Fagne (à l’est du village).
«4 Vents» et «Baraques»: deux dossiers en parallèle
Deux représentants du Bureau Économique de la Province (BEP), chargés de constituer le dossier de demande de révision, ont rappelé aux élus les éléments clés du projet.
Fabrizio Cipolat et Laurence Wanufelle ont d’abord souligné que le Gouvernement wallon, en mai 2016, avait demandé que les deux projets de développement économique soient menés de concert pour Philippeville: le premier, dit «Des 4 Vents», accueillera des commerces; le second «Les Baraques» sera destiné à attirer des PME.
« Les deux dossiers doivent évoluer en parallèle », insistent les deux agents du BEP. Ils reprennent ensuite les arguments en faveur du projet des «Baraques». Actuellement, l’arrondissement a grand besoin d’une nouvelle ZAE, plus aucun espace n’est disponible dans la zone alors que les besoins pour l’arrondissement sont estimés à une quarantaine d’hectares.
Pour justifier la localisation d’une nouvelle ZAE à Philippeville, le BEP énumère le taux de chômage élevé, la population vieillissante, la prédominance du secteur tertiaire (les services). En revanche, le contexte entrepreneurial est dynamique avec un nombre de PME en hausse et qui souhaitent se développer sur place.
Le site «Les Baraques» est idéalement placé avec plusieurs axes de communication (N 5, N 40, N 97) importants, des voiries équipées (eau, électricité, téléphone…) à proximité et un réseau d’égouttage. En outre, cet espace ne présente pas de contraintes environnementales significatives et est d’un faible intérêt biologique.
Quid des propriétaires?
«Nous ferons tout ce qui est possible pour que ce dossier de révision soit examiné dans le cadre du Cwatup, toujours en vigueur, et non dans le cadre du prochain Code du Développement Territorial dont la date de mise en œuvre a été reportée à plusieurs reprises, insistent encore les représentants du BEP. Si nous tombons sous le régime du Codt, cela risque d’être plus compliqué parce que la procédure sera différente.»
Le conseiller de l’opposition Jacques Sanglier (IC-cdH) s’inquiète: à qui appartiennent les terrains de compensation de Sautour et Sart-en-Fagne? Les propriétaires ne risquent-ils pas de s’opposer au projet? Réponse du BEP: les propriétaires en question ne peuvent pas s’opposer au déclassement de leur terrain, le projet ayant pratiquement un caractère d’intérêt général. Quant aux agriculteurs qui se voient priver de terres cultivables aux «Baraques», le bourgmestre Jean-Marie Delpire rappelle que ce site n’a pas été choisi par la Commune mais bien par le Gouvernement wallon.«Nous ferons tout pour diminuer l’impact de cette future ZAE sur l’activité des agriculteurs, notamment en trouvant des solutions via le remembrement agricole», assure-t-il.Et Jean-Marie Delpire de déplorer que, au niveau de l’arrondissement, les diverses autorités politiques n’aient pas, autrefois, anticipé le manque de terrains pour le développement économique de la zone.
Jean-Luc Henrard pour l’Avenir
Jacques Rousselle est Bourgmestre Honoraire
Dix-huit ans au service de la population, c’est un sacré bail. Il était normal de marquer le coup. Une petite réception était prévue à l’occasion.
En fin de séance, une bonne dizaine de personnes ont rejoint le public et les mandataires. Il s’agissait pour une bonne partie de la famille de Jacques Rousselle, mais aussi de quelques camarades. Le moment était en effet venu de le mettre à l’honneur.
On ne peut pas habiter Philippeville sans savoir qui est Jacques Rousselle, cet homme qui a marqué l’histoire locale. Tour à tour, les chefs de files, à l’exception d’écolo, ont pris la parole pour relater des pans de vie de cet échevin, et ensuite bouillonnant bourgmestre. Entré au conseil communal de Philippeville en 1977, il devient ensuite échevin des travaux pendant 12 ans, et ensuite bourgmestre de la ville de 1994 jusqu’en 2012, soit 18 ans. Il siègera encore pendant 2 ans au conseil communal. Il compte donc 38 années au total de mandat local.
C’est Jean-Marie Delpire qui a pris le premier la parole : « Jacques est le bourgmestre que a fait abattre une église, mais qui l’a aussi reconstruite ! Je salue l’homme politique, mais aussi le chasseur d’animaux à poils… Cette passion nous fournira l’occasion de nous rencontrer encore de nombreuses fois. » André Demartin a salué son ami, « c’est lui qui est venu me chercher, il a fait du bon travail. Il faut aussi remercier son épouse« . Philippe Burnet, lui s’est levé pour s’adresser à Jacques « car c’est souvent assis dans ton bureau que nous préparions les nombreux dossiers« . Pour Bruno Berlemont, ce sont les prises de becs qu’il garde en mémoire, « Je lui en voulais au départ de ne pas être formateur envers nous…mais il m’a appris à me former tout seul ! » Pour une fois, le directeur général, Didier Dabompré, a pris lui aussi la parole « Au nom du personnel, je vous remercie. Nous retiendrons ces trois mots : justesse, rigueur et motivation« .
Et enfin, le bourgmestre honoraire s’est exprimé devant sa famille, ses camarades politiques et l’échevin honoraire Vital Bonnivers. « Bourgmestre, c’est le plus beau métier du monde. Avec cette reconnaissance, je tourne la page de 38 belles années à la commune… c’était sans doute plus facile avant« . Et il termine avec cette anecdote « Un soir de plus où je rentrait tard après une réunion, je l’ai retrouvée dans notre lit avec … mon affiche électorale ! Le message était clair ! »
Son épouse sera fleurie et lui recevra deux caisses de vin. « La dernière fois que j’en ai bu ici, c’était en cachette dans la cave« , confie-t-il.